SACS
PEROERES
La phalangette occupe, relativement à la phalange, une position intermédiaire à la flexion et à l'extension; son axe, dévié en dedans de l’axe phalangien, forme avec celui-ci un angle sensible.
La peau est lisse, glabre, et dépourvue de plis à la face dorsale, de même que celle du pouce normal. — Sillons papillaires normaux à la face palmaire. — Ongle allongé, bien conformé. Le pouce surnuméraire se déplace en totalité dans J'adduction ou la flexion du pouce normal.
Il ne possède en propre, en fait de mouvements actifs, qu’un mouvement de flexion de la phalangette sur la phalange.
Les deux articulations permettent des mouvements communiqués de flexion et d’extension. La flexion de la phalange sur le métacarpien est très incomplète, celle de la phalangette sur la phalange atteint l’angle droit; dans l’extension on met facilement la phalange sur le prolongement du métacarpien; la phalangette dépasse en arrière le prolongement de la phalange comme dans
un pouce normal. |
Opération le 2 juillet. — Amputation dans la contiguité : désarticulation de la phalange par le procédé ovalaire,
Au cours de l’opération, on constate que les deux articulations métacarpo-phalangiennes communiquent. — Les deux bases phalangiennes sont unies par une articulation propre, dont les surfaces sont fournies par les faces contiguës et dont la disposition générale rappelle celle de l'articulation radio-cubitale inférieure par rapport à l'articulation radio-carpienne. :
La surface articulaire offerte par la moitié radiale de la tête du métacarpien r2pose sur une portion légèrement saillante qui est réséquée.
Le corps du métacarpien paraît normal,
Suture au citgut, pansement à la pâte de Louis modifiée
jours après. HU Malgré la communication des deux articulations, l'articulation | du pouce normal n’a été le siège d'aucune réaction post-trau- LAN Y
| matique. FRA
Actuellement (10 juillet), les mouvements du pouce normal sont complètement libres et réguliers. | A l'examen de la pièce on découvre un seul tendon à la face ae
palmaire et s’insérant sur la phalangette. | >
Observation XXI F “a (Thèse de Tapie, Paris, 1885.) | A
Enfant né à la clinique daccbichements le 15 janvier 1885. Aucune trace d'influence héréditaire, Les deux pouces ont une Et Denlton métacarpo-phalangienne commune, l’externe plus petit et plus oblique en dehors jouit de mouvements communi- HT qués mais ne paraît pas présenter des tendons qui lui soient ; à
propres. “as : FLN
Gbservation XXII À 0 (Axnéronras. Soc. anal. el physiol. de Bordeaux, 1897.)
Il s’agit d’un homme d’une trentaine d’années qui porte à sa + à SO main droite un pouce supplémentaire. Ce pouce, sans présenter QUE les dimensions de son congénère est assez bien développé, il a | SEEN deux phalanges unies par une articulation fonctionnant bien et
également une articulation métacarpo-phalangienne indépen-
dante. Les mouvements volontaires sont très limités. L s
Observation XXIII
(Taourer. Soc. ant., 1826.)
M. Thouret présente à la société d'anatomie un cas de pouce
surnuméraire tenant à l’éminence thénar par un pédicule non
osseux.
Re ee Observation :XXIV
(GiraLnès. Soc. anat., 1864.)
Ils’agit d’une jeune fille de 14 ans portant un pouce surnuméraire à la main droite, Ce doigt tient au pouce normal par une tare assez large, il est long d'environ 3 centimètres. Pas de mouvements spontanés,
Opération ; désarticulation. A l’examen de la pièce on constata qu'il n’y avait pas de tendon et que les phalanges ne pré. sentaient pas de surfaces articulaires bien märquées mais un tissu cellulaire lâche, d’aspect synovial les séparait l’une de l’autre.
Pas de surface articulaire destinée à ce pouce surnuméraire sur
le métacarpien. Pas de vaisseaux ni de nerfs importants
Gbservation XXV
(Tarnisr. Soc. anal,, 1897.)
Tarnier appelle l’attention sur un rudiment de doigt composé d’une seule phalange qu’il enleva à la racine du pouce au niveau de l'articulation métacarpo phalangienne sur ur enfant de quelques mois. Cette production congénitale avait été liée avec un fil de soie quelques mois auparavant et ne tenait plus que par
un mince pédicule,
Observation XXVI
| (Ginesrous. Soc. anal. el physiol. de Bordeaux, 1897.)
L’auteur présente un malade porteur d’un pouce supplémentaire à une seule phalange s’articulant avec l'extrémité du métacarpien en même temps que la première phalange normale, Le
pouce est déjeté en dedans, L }
Observation XXVIL (inédite).
Edouard P..., âgé de 1 an 1/2, entra à l’hôpital Bretonneau
le 1er octobre 1910. 11 présentait un pouce bifide à la main droite,
me:
Les deux pouces étaient de volume et de dimension à peu près
égaux, l’externe toutefois paraissait un peu moins développé. } Y Dre 1
He
= (74 me
Sur la radiographie on constatait que le premier métacarpien avait sa tête légèrement bifurquée. Les deux doigts étaient très facilement mobiles et paraissaient doués tous les deux de mouvements spontanés.
Le 8 octobre 1910, M. Mouchet enlevale pouce le plus interne qui bien qu’un peu plus développé que l’externe, paraissait moins bien doué au point de vue du fonctionnement de ses articulations particulièrement de celle qui unissait entre elles les deux phalanges. ;
On dut de plus réséquer une partie de la tête du métacarpien.
Le résultat opératoire fut excellent.
Gbservation XXVIII (inédite).
Roger P..., 11 ans, présentait à la main gauche un pouce bifide et fut amené au D' Mouchet le 15 septembre 1912.
Les deux premières phalanges étaient contenues dans une
seule gaine interne, de plus à la palpation on sentait nettement » , « , , x 3 g 2 qu’elles étaient soudées l’une à l'autre au niveau de leurs extré-
mités supéricures,
Les deuxièmes phalanges étaient indépendantes, mais elles ne
possédaient pas de mouvements par rapport l’un à l’autre. Leurs
. mouvements n'étaient que simultanés.
Ge doigt n'était pour l’enfant la cause d'aucune gêne. Aussi * M.Mouchet déconseilla-t-il l'opération qui, à son avis, ne devrait apporter aucune amélioration dans l’état du Halade
Une particularité nous était fournie par l’examen radiogra-
phique : seules les deux épiphyses étaient communes et les dia-
physes des premières phalanges s’écartant un peu l’une de l’au-
tre 1 y avait une sorte d’éperon épiphysaire qui s’intercalait
__entre elles, dans leur portion toute supérieure (voir dessin ci-
de contre). | :
Observation XXIX (Boureizcer. Soc. anat. 1851.)
Sujet de 21 ans normalement constitué, présentant à la main
__ droite un pouce que l’auteur signale comme surnuméraire mais
qui d’après la description qu’il en donne ne pouvait être autre chose qu’un pouce bifide.
Le premier métacarpien, était plus gros que normalement,
à À à . . | plus aplati d’avant en arrière mais on ne trouvait pas trace de
soudure. : \
A partir de l'articulation métacarpo-phalangienne on avait deux doigts pour ainsi dire palmés, de développement identique - et formant par leur réunion une espèce de losange. Les mouve-
ments de flexion et d'opposition étaient normaux. Quand l’arti-
culation métacarpo-phalangienne était immobile si l’on deman-
dait au malade de fléchir sa phalange unguéale sur la première
CRTE phalange les extrémités des deux pouces se rapprochaient comme
une pince de homard.
Aucun antécédent héréditaire.
Observation XXX (résumée).
(I. Vinac. Rec. de mém. de méd. militaire, 1865.)
Anamite de 20 ans, ayant un pouce bifide à la main gauche, aucune autre malformatiou.
Premier métacarpien unique, 2 phalanges normales s’articulent avec deux phalangettes, l’interne plus développée que lexterne. Les deux phalanges présentaient une surface articulaire latérale plane pour la partie de leurs surfaces qui étaient en contact, au voisinage de leurs articulations métacarpo-phalan- ‘giennes, car les mouvements de flexion provoqués sont indépeudants pour chaque pouce.
L’articulation phalango-phalangettiennes du pouce externe semblait à demie ankylosée ce qui était dû à une contraction du tendon fléchisseur, carla phalangette était presque à angle droit sur la première.
On sentait manifestement des tendons extenseurs et fléchisseurs, particuliers pour chaque pouce. Mais il s’agissait là de dédoublement des tendons car les mouvements n'étaient pas dissociables. Les mouvements du pouce interne étaient complets, ceux du pouce externe au contraire très limités L’ongle de ce dernier doigt avait la forme d'un coin recourbé comme une griffe de carnivore, la pointe tournée en bas et en dedans.
Toutefois il y avait de légers mouvements d’opposition des
deux pouces par rapport l’un à l’autre,
ne LD
Observation XXXI
: (Cauauer, 1876, Soc. ant.)
À l’autopsie d’un malade qui présentait un pouce bifide à la main droite, Chuquet en le disséquant trouva la disposition suivante : chacun des deux pouces était de longueur ordinaire, de grosseur deux tiers inférieure à la normale. La séparation n’exis-
“tait qu’à partir de l’articulation phalango-phalangettienne. Les deux phalanges étaient unies par un repli interdigital.
Les muscles de l’éminence thénar étaient faibles, cette dernière ayant son volume diminué de moitié. Pas d’opposant. Le court abducteur était divisé en deux faisceaux, l’externe allait au sésamoïde situé devant l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce externe, l’interne au sésamoïde interne. Le court fléchisseur n’avait qu’un faisceau volumineux s’insérant au sésamoïde interne.
Le tendon du long fléchisseur se bifurquait en deux au niveau de la première phalange. Le long et le court extenseurs, se juxtaposaient et s’unissaient par le bord de leurs tendons au niveau de l’articulation métacarpo-phalangienne et de ce centre tendineux partaient des fibres allant s’insérer sur la face dorsale des deux phalanges, de sorte que les mouvements d'extension et de flexion étaient simultanés.
L’adducteur s’insérait sur le sésamoïde interne et de plus à la
portion interne de l’extrémité supérieure de la première pha-
lange du pouce interne. Il y avait deux nerfs collatéraux, deux artères, la palmaire la plus volumineuse.
De plus le sujet présentait une anomalie dans ses artères du
NS ee bras : la radiale peu importante se terminait à la Tabatière anatomique, la cubitale très volumineuse fournissait toutes les autres artères.
De plus les deux pouces étaient unis l’un à l’autre sur leur portion correspondant à la première phalange par une sorte de membrane intérosseuse. Les synoviales de l’articulation mé-
tacarpo-phalangiennes éfaient communes.
Observation XXXII
(Tapie. Thèse Paris, 1885.)
Pouce bifide ayant une portion commune et une portion où les deux pouces sont libres.
Portion commune. — Elle prend naissance dans l’articulation métacarpo-phalangienne, a la forme d’un manchon aplati, large de 2 centimètres, se compose de deux phalanges adossées dans un même plan transversal et possédant une gaine cutanée unique.
Portion libre. — Les extrémités libres s’écartent en forme de V. L’écartement atteint 3 centimètres.
Ablation du pouce externe. — Incision ovalaire. L’articulation métacarpo-phalangienne est commune aux deux pouces.
Résultat opératoire excellent.
Observation XXXIII (résumée).
(Lowauer. Rev. orthopédie, 1872.)
Un enfant de 4 ans né de parents issus de germains, présentait un pouce bifide, dont les deux premières phalanges s’articulaient
avec le métacarpien. Le pouce externe était oblique par rapport
Le. tin nd
au pouce interne et croisait sa direction. Le sillon de séparation
ne dépassait pas la phalangette. La motilité était intacte, Les
mouvements étaient simultanés.
Opération par le Professeur Kirminon. Syndactylie artificielle
par lambeaux en V. Résultat excellent dans la suite.
Observation XXXIV
(Duvercey. Journ. méd. Bordeaux.)
. Pouce bifide à phalange et phalangette, dont les phalanges,
sont contenues dans une gaine cutanée commune. Les phalan-
gettes sont séparées par un sillon intergidital. Deux ongles, Le
pouce externe est plus petit que l’interne. Les mouvements sont
communs pour les deux pouces.
Opéralion. — Désarticulation du pouce externe, l’interne »
étant ramené dans l’axe de métacarpien au moyen d’une petite
attelle. Résultats excellents.
Observation XXXV (résumée).
(FRENKEL, Écho méd. Toulouse, 1900.)
Pouce bifide en pince de homard main droite. Les phalanges sont libres et mobiles, de plus la phalange du pouce s’articule
à angle obtus avec sa phalangette, de telle sorte qu'il existe entre
les deux doigts un espace triangulaire. Les deux phalanges un-
guéales peuvent se séparer l’une de l’autre par des mouvements
actifs d’abduction. Les mouvements actifs sont peu étendus mais très forts. L’articulation carpo-métacarpienne de ce pouce bifide est plus mobile que celle du côté correspondant, mais
l'articulation métacarpo-phalangienne l’est moins. Enfin celle
NS
280 ee
qui unit les phalanges et les phalangettes présente des mouvements assez restreints qui s’exécutent dans un sens intermédiaire à la flexion et l’adduction.
Lorsque le pouce se fléchit la pince se ferme et la force de cette fermeture est relativement assez forte comparativement à la force des autres mouvements du pouce.
Les mouvements passifs sont guère plus étendus que les mouvements actifs. |
Cette malformation qui n’est pas héréditaire chez le sujet lui rend de grands services dans la préhension des objets au point que le malade refusa l’opération. À
La radiographie montre que le métacarpien avait un volume supérieur au volume normal et les deux phalanges étaient bien distinctes l’une de l’autre.
Observation XXXVI (résumée).
(BerTracomni. /niern. monatsch. für anat.
and Physiologie, 1904).
Pouce bifide aux deux mains mais différent.
Main droite. — Métacarpien légèrement bifurqué au niveau de la tête. Les deux pouces sont de dimensions à peu près équivalentes, l’externe toutefois un peu plus petit. Le pouce interne est un peu plus faiblement développé qu’un pouce normal et il est légèrement dévié dans le sens cubital. Les deux phalangettes sont à peu près fléchies à angle droit sur les phalanges.Les mouvements actifs sont simultanés, les mouvements passifs à faciles. |
Main gauche. — Pas de différence de volume entre les deux
doigts. Ils divergent légèrement l’un de l’autre. La direction de
l’interne est un peu plus dans l’axe du métacarpien que celle de
l’externe, Le pouce interne est légèrement plus gros que l’autre. L’externe est un peu plus long. Il possède quelques mouvements propres et surtout des mouvements légers d'opposition par rapport au pouce interne,
Le métacarpien est plus volumineux qu’à gauche et la bifur-
cation de son lit est plus nette qu’à droite
Observation XXXVII
(Læererir, Centre médical.)
Enfant de 3 ans normalement constitué, présentait un pouce bifide à la main droite. Les deux pouces sont indépendants dans la région unguéale seulement, et enveloppés dans la même gaine cutanée au niveau de leurs premières phalanges. La radiographie montre que le squelette des deux doigts est complètement indépendant.
Le pouce interne le plus développé n’est pas parfaitement rectiligne et forme un angle ouvert en dehors au niveau de son
| articulation phalango-phalangettienne. Il y a une disposition inverse pour le pouce externe. Les mouvements sont synergiques.
Opération. — Désarticulation du pouce externe, l’interne ramené ns la rectitude. *
A la dissection on ne constate la présence d’aucun tendon sur le pouce externe. |
La mère de l’enfant pendant la grossesse avait éprouvé une
peur violente à la suite d’une blessure que son mari aurait eue au pouce droit.
- Noël fé
Observation XXX VIII (résumée).
(Recnaur, Soc. anat., 1911.)
Il s’agit dan matelot de 22 ans ayant à la main gauche un pouce bifide avec phalange et phalangettes distinctes. Le pouce externe s’articule avec le métacarpien à la place du sésamoïde externe qui manque.Il est mobile et forme avec le pouce interne une sorte de pince de homard. Au dynamomètre 1l peut développer une force de 6 kilogrammes sans perdre contact avec le pouce interne et de 11 kilogrammes en perdant contact.
. [n’était chez ce matelot aucun antécédent héréditaire.
Observation XXXIX
.. (M. Davn, Soc. analomo-clin, de Lille.)
J'ai l’honneur de présenter à la Société les photographies d’une femme âgée de 36 ans, qui présente un cas de polydactylie par bifurcation des pouces.
1° Les doigts sont représentés sur la première photographie. Le pouce droit présente une phalange de trois centimètres bifurquée en deux phalangettes, l’une interne, l’autre externe. La phalangelte externe présente l’aspect du pouce normal, comme volume, et son ongle est régulier et bien développé. La phalangette interne, plus petite, ne mesure qu'un centimètre, elle présente un ongle beaucoup plus petit mais sans anomalie: La longueur totale du pouce est de six centimètres sur son bord externe et trois tetes et demi sur son bord interne,
d'où résulte un coude brusque du doigt qui met la phalarigette
QUE LCA EME Ter er
externe jusqu'à angle droit avec la phalange, tandis que la phalangette interne est à angle plus ouvert, Il n'y a plus de coloration ni pigmentlation anormales, on remarque seulement l'absence des plis articulaires sur la face palmaire.
En palpant le squelette, on sent que, dans son ensemble, ce pouce simule un Y. La phalange est bien nettement bifurquée. Sa branche interne se continue avec la phalangette interne qui lui est soudée sans aucune articulation, sa branche externe est terminée par la phalangette externe qui est articulée. Cette articulation, au lieu de permettre la flexion du pouce dans le sens normal, ne permet que des mouvements dans le sens latéral, de sorte que la phalangette externe est mobile sur un point qui lui permet de s’écarter ou de se rapprocher jusqu’au contact de la phalangette interne. Le sujet se sert de'ce pouce à peu près comme une pince de homard. Il peut saisir divers objets dans
ces deux mors comme le montre la photographie. Tous les mou- ‘vements de l'articulation métacarpo-phalangienne sont conservés.
2° Le pouce gauche est bifurqué lui aussi. À l'inverse de son congénère du côté droit, le pouce normal semble se trouver à la partie interne: comme lui, il n’a ni coloration ni pigmentation anormale, ses plis articulaires font également défaut. Les deux extrémités sont égales sensiblement et les ongles pareillement développés. La longueur est de 5 centimètres sur le bord interne et #5 millimètres sur le bord externe.
© 11 diffère du pouce droit par la disposition de sa charpente osseuse. Ici, en effet, la phalange ne se bifurque pas; elle se termine par un nodule à deux facettes. L’interne répond à la
phalangette principale qui se trouve placée dans le même axe “que le ne du doigt: la facette externe, un peu oblique sur la