MED
doigts de la main gauche ne siègent plus à l'extrémité, au niveau du bord libre de l'ongle, mais à la face palmaire de la phalangette.
Main droite. Une fine barre de kératose au niveau du pli articulaire des deux phalanges du pouce produite par un coin de la hausse de l’archet. ;
Durillon à la partie interne de la pulpe du médius produit par les pizzicati.
Main gauche. Le passage de la corde détermine une callosité sur le bord radial de la deuxième phalange du pouce. Le frottement du manche produit des indurations sous les autres doigts au niveau du pli phalango-phalanginien.
Les pulpes des quatre derniers doigts sont élargies, comme boursouflées ; les durillons paraissent reposer sur des coussinets.
: Manouvriers.
Tous ceux qui ont l'habitude de porter à la main un outil où un marteau où un instrument quelconque en fer ou en bois, gros, rude et lourd ont cette partie ordinairement très développée, mais surtout calleuse, à des degrés différents, sur tous les points qui pendant la préhension sont en contact avec l'instrument. Le plus souvent c'est la main droite qui offre les signes les plus développés. Mais l'usage des deux mains, si souvent nécessaire pour le port des fardeaux rend la gauche peu à peu semblable à la droite (Vernois).
Nos
Ces signes sont donc communs à beaucoup d’industries. Il ne faut faire qu'une classe des balayeurs publics, des carriers, des conducteurs à bras de petites voitures, des corroyeurs employant l’étire, des laboureurs, des terrassiers, des faucheurs, des batteurs en grange, des charrons, des polisseurs de glaces au tas, des laveuses de linge au battoir, des commissionnaires, des serruriers et forgerons attachés à l'enclume.
Certains de ces ouvriers, outre le caractère commun d'épaississement généralisé de la peau de la main, en offrent d’autres qui permettent de les distinguer.
Menuisiers.
Les menuisiers présentent des déformations à peu près identiques à celles des ébénistes; ils se servent des mêmes instruments, rabot, varlope, scie, ciseau.
Velpeau a signalé chez les menuisiers une bourse séreuse au devant du sternum; elle est certainement très rare.
Modistes, couturières, ouvrières à l'aiguille en général.
Toutes ces ouvrières présentent les mêmes lésions déjà décrites à propos des piqueuses de bottines, de casquettes, des bordeuses de chapeaux.
La peau est épaissie, rugueuse, parsemée de points noirs sur le bord externe de l'index gauche et de l'extrémité du pouce du même côté.
Parqueteurs.
Poseurs et aplanisseurs de parquets. Les parqueteurs travaillent constamment à genoux et le corps penché en avant. À genoux et le corps droit c’est la bourse pré-tibiale qui en réalité porte sur le sol, mais quand le tronc s'incline en avant c'est la face antérieure de la rotule qui devient surface de pression. C'est en effet à ce niveau que les parqueteurs présentent une bourse séreuse avec épaississement de la peau.
Photographes (1).
Massart décrit sous le nom d'épidermatite des photographes une affection cutanée causée par la manipulation de produits à base de métol et de formol employés comme révélateurs en photographie.
L'affection débute trois ou quatre jours après que les mains ont été en contact avec ces substances par une sensation de chaleur, de fourmillement à l'extrémité des doigts, d'abord à la face dorsale et puis à la
(1) Massart — Année médicale de Caen, octobre 1808.