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de compte la réaction personnelle. Bazin déjà, insista sur la prépondérance de la prédisposition; la cause ne changeant pas, l'organisme intervient avec toutes ses aptitudes particulières. Lepagnez, dans sa thèse sur l'eczéma professionnel, type des affections cntanées artificielles, invoque également des prédispositions spéciales. [Il s'appuie sur ce fait qu'un trop grand nombre de sujets, exerçant la même profession, échappent à la dermatose pour que cette profession en soit l'unique cause.
Cambalat, Besnier et Doyon arrivent aux mêmes résultats. Ces derniers auteurs affirment qu'un eczéma véritable ne peut être produit par irritation artificielle que chez certains individus ayant constamment ou accidentellement une prédisposition quelconque pour cette maladie.
Pour expliquer l'apparition des lésions profession- -nelles de l'épiderme, la notion de profession seule suffit. Là, il n'existe point d'immunité. Tous les ouvriers exerçant le même métier ou plutôt se servant des mêmes instruments, sont atteints. Ils présentent tous les mêmes lésions, avec les mêmes localisations et leurs lésions ne varient que par le degré. La prédisposition individuelle ne pourra jouer un rôle appréciable que dans la production de certaines complications des callosités. Beaucoup de sujets ont la peau peu souple, inextensible ; ils auront plus facilement que les autres des crevasses nombreuses et profondes (1). C’est
(1)Sainturet.— Lés. prof. chez les tonneliers ,thèse, Paris, 1899.
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ce que les rouleurs de fûts de la Halle aux vins appellent avoir là peau courte.
Tous les auteurs qui ont étudié les kérotoses artificielles, arrivent aux mêmes conclusions. Labelle (1), dans ses nombreuses observations, constate qu'il n'existe aucune diathèse pouvant expliquer le mal des plongeurs ; que d’un autre côté tous les plongeurs travaillant dans des conditions identiques sont atteints de façon identique.
Sainturet (2), examine plus d’une centaine d'ouvriers à la Halle aux vins et à Bercy, travaillant tous à peu près de la même façon. Tous ont présenté des lésions semblables, variant seulement d'intensité avec le degré de travail, ‘
Pour résumer ce chapitre, nous reproduirons ce passage de la leçon de Keposi: « Les durillons professionnels sont occasionnés tantôt par une pression prolongée sur un point comprimé entre une saillie osseuse sous-jacente. tantôt par l'action répétée d'acides minéraux eten général de substances irritantes. Les callosités dépendent des outils qui les ont provoquées. I] est donc aisé de reconnaître la profession de celui qui les porte. Lorsque la cause qui les produit est écartée pendant longtemps, elles diminuent et disparaissent peu à peu. »
(1) Mal des plongeurs, thèse, Paris, 1898.
(2) loc. cit.
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