‹ Contribution à l'étude des dysenteries et de leur traitement chirurgicalChapitre 11 sur 82 · OU A "RECHUTES · texte numérisé non relu

OU A "RECHUTES

La guérison qui survient après les dysenteries, bénignes ou graves peut n'être qu'apparente. Pendant une période variable de deux mois à un an, les selles sont moulées sans glaires, ni sang, l’appétit est normal, et il y a un retour à l’'embonpoint antérieur. Puis à l’occasion d’une fatigue, d’un écart de régime, d’un refroidissement quelquefois sans cause, survient une nouvelle poussée de glaires sanguinolentes. Le syndrôme dysentérique reparaît. Il reprend habituellement sa forme bénigne primitive (24).

Quelquefois la rechute est aiguë et donne le tableau cli- | nique que nous avons décrit : elle se termine par une des complications propres à cette forme. D’autres fois, la. récidive aboutit à la cachexie et à la mort. Nous avons eu plu- | sieurs observations de formes aiguës ou de formes cachectiques qui avaient présenté dans leurs antécédents quelques mois où un an auparavant un syndrôme dysentérique bénin.

Telle est l’observation 33 d’Heuyer. |

Mais habituellement, la dysenterie chronique récidivante prend la forme de dysenterie bénigne à répétition, avec apparition du crachat dysentérique à chaque poussée (34).

Le plus souvent, ces dysenteries récidivantes sont d’origine amibienne.

Mais il est fréquent aussi de trouver dans les dysenteries | bacillaires en traitement pour une poussée aiguë ou chro- | nique, des antécédents de dysenterie ancienne. |

Toutefois, pour dire qu'il existe des dysenteries bacil- l laires récidivantes, il faudrait pouvoir apporter des observations où à chaque récidive de dysenterie on ait pu isoler le même bacille dysentérique.

re dire à

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