‹ Contribution à l'étude des dysenteries et de leur traitement chirurgicalChapitre 16 sur 82 · À. — MEDICATION COMMUNE À TOUTES LES FORMES · texte numérisé non relu

À. — MEDICATION COMMUNE À TOUTES LES FORMES

Dans tous les cas, on donnera au malade :

1° Du sulfate de soude : c’est ie meilleur des médicaments (non spécifiques) contre les dysenteries, car c’est un des meilleurs cholagogues. On commencera par donner un purgatif de 30 à 33 gr. de ce médicament. Puis, tous les jours, on en administrera 10 gr.

2° Du laudanum qu’on associera aux prises journaïères de sulfate de soude, et qui aura pour but de calmer les coliques. On én donnera de XV à XX gouttes.

3° Du bismuth (1), mais il ne faudra jamais administrer ce

. (1) Comme autres médicaments du syndrôme dysentérique, on a beaucoup vanté dans ces dernières années : le Kho-San, graine de Bucca Sumatrana, l'Ailanthus glandulosa, le Simarouba officinalis, et enfin, tout récemment l'écorce de Garcinia Mangostana, ce dernier médicament étant particulièrement, indiqué dans les Dysenteries amibiennes où il agirait sur les kystes. Nous n'avons aucune expérience de l'emploi de ces médicaments. Dernièrement, notre maître Dufour signalait les bons effets de l'Extrait fluide de Salicaire sur les dysenteries à B. de Shiga et similaires. IL obtint rapidement la guérison clinique, sans adjonction de sérum anti-dysentérique, mais dans un cas, les Selles contenaient encore le B. de Shiga.

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médicament pendant la période aiguë, car à ce stade :

a) Il est inutile, les dysentériques n'ayant pas besoin d’être constipés.

b) Il est nuisible : il s'applique en effet sur les ulcérations sans pénétrer dans la profondeur et serait peut-être la cause de résorptions toxiques ou microbiennes.

Par contre, son action est excellente à la fin de la poussée aiguë quand les selles sont séreuses ou muqueuses (selles en bouse de vache, selles en tas) : il termine heureusement la guérison et amène des selles moulées.

4° Des lavages : ils ont une action directe et immédiate sur les ulcérations ; ils éonstituent peut-être le meilleur traitement des dysenteries et suffisent dans la majorité des cas pour guérir les dysenteries bénignes. Mais ils doivent être bien faits par un infirmier spécialement éduqué. En effet, le lavage n’est pas seulement un simple lavement, mais une irrigation du gros intestin (1) et il doit être fait avec la sonde de Nélaton et un litre de liquide ; la solution employée est variable : nitrate d'argent à o gr. 25 p. 1000, liqueur de Labarraque à 30 où 40 gr. p. 1000. Nous revieñdrons plus loin sur cette question des solutions susceptibles d’être employées. (2° part. chap : V.) qi

Elles semblent agir, moins par leur action antiseptique que par une action topique sur les ulcérations.

Les lavages seront donnés sous une faible pression, le bock ne devant jamais être à plus dé o m. 50 au-dessus du plan du lit. RE

Enfin, ae devront être quotidiens.

=. BB; — MEDICATION SPECIFIQUES

Elle sera dictée par les résultats des examens de laboratoire. / É

(1) Dans beaucoup de cas, on à pu le vérifier au cours de caecostomies : c’est bien un lavage de tout le colon, car Leveuf et Heuyer ont pu voir refluer le liquide.par la bouche caecale. Cela explique son action efficace, même quand les ulcérations sont étendues à tout le gros intestin.

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