‹ Contribution à l'étude des dysenteries et de leur traitement chirurgicalChapitre 21 sur 82 · CHOIX DE L'INTERVENTION · texte numérisé non relu

CHOIX DE L'INTERVENTION

« La comparaison des différentes méthodes employées, dit Pierre Duval, ne laisse pas que d’être difficile », et « le traitement chirurgical des colites rebelles, tout en étant aujourd’hui acquis, doit-il être remis à l'étude ».

L'idée directrice qui doit présider à-ce traitement est la mise au repos aussi complète que possible de l'intestin malade, c’est-à-dire du côlon couvert d’ulcérations. Il importe en effet, d'empêcher autant que faire se peut, la pénétration des matières dans le gros intestin. Leur contact avec la muqueuse colique, empêche en effet la guérison des lésions, et d’au- : tre part, il amène et entretient ces violentes douleurs et ces troubles réflexes si marqués, que nous avons signalés.

Par l’opération, les matières devront pouvoir terminer leur route, presque sans emprunter la voie colique ; autrement dif l'opération devra tendre à l'exclusion fonctionnelle du côlon.

La mise au repos maximum de celui-ci permettra aux surfaces malades de se cicatriser puisqu'elle aura supprimé presque complètement le passage des matières toujours irritantes et vectrices d'organismes pathogènes. En même temps, elle amènera la disparition des douleurs dont nous parlons plus haut.

En second lieu, l'intervention doit permettre d’agir directement sur les lésions du gros intestin, surtout sur celles si nombreuses \qui siègent ordinairement à la partie initiale de cet organe où elles atteignent le maximum de gravité en déterminant la perforation (48).

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Enfin l'opération, si elle détermine la dérivation quasi-totale des matières, aura pour conséquence la possibilité d’alimenter ces malades dont la dénutrition est extrêmement rapide, et qui, soumis à un régime très resirictif comme le régime lacté évoluent rapidement vers la cachexie (31).

Tel est le triple but que l'intervention chirurgicale se propose d'atteindre : 1° la dérivation des matières ; 2° l’action directe sur les ulcérations du côlon, surtout à droite où elles sont si graves, et enfin 3° l'alimentation des malades.

Examinons dans quelle mesure les différentes opérations qui ont été pratiquées, réalisent ce triple but.

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