HISTORIQUE
En parcourant l'histoire des atrésies plus ou moins complètes du vagin, on ne trouve rien ayant rapport à la malformation dite de « vagin borgne interne » empêchant l'accouchement.
Nous voyons qu'Hippocrate cite des femmes à « matrice bouchée », mais pour lui, comme pour Aristote, cette obstruction porte sur l’orifice vulvaire. Un tel état pathologique était connu des anciens qui le regardaient comme un présage funeste; au dire de Pline, Cornélie, mère des Gracques, en était affectée.
Au VI* siècle, Aétius d’Amide parle d'obstacles membraneux pouvant siéger à la vulve, dans la continuité de vagin ou à l’orifice utérin ; il cite un cloisonnement complet.
Pour Avicenne (XIe siècle), il existe deux espèces
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d'obstacles empêchant l'issue les uns du flux menstruel, les autres du produit de la conception.
En 1760, Ruisch, le premier, parle d'une double | membrane ayant entravé l’accouchement. Heïister, son élève, rapporte deux cas analogues. Il s'agissait, sans doute, chaque fois, d’un cloisonnement simple avec persistance de l’hymen.
Astruc consacre à cette lésion une place dans son Traité des Maladies des Femmes, mais il admet surtout, pour l'avoir rencontrée plusieurs fois, l'existence d’une cloison à l’entrée du vagin.
De Haen cite un cas où l’obstruction occupant, en arrière de l’hymen imperforé, toute l'étendue du vagin, les chirurgiens, en essayant de la détruire, pénètrèrent dans la vessie.
Au commencement du XIXe siècle on ne trouve, publiées, que dix observations concluantes sur Îles atrésies vaginales (Ruiset, Becker, Morgagni, Willis, Benevoli, Schultz).
Delaunay étudie à fond dans sa thèse (Paris 1877), la question du cloisonnement transversal.
Les gynécologistes contemporains sont tous aussi muets dans leurs traités spéciaux.
Courty dans son 7raïté pratique des Maladies du vagin et de la vulve, 1877, parle seulement de cloisons transversales plus ou moins épaisses.
De Sinéty, dans son Manuel pratique des Maladies des Femmes, dit que le cloisonnement transversal est dû à une imperforation de l'hymen ou à une membrane en forme de diaphragme, située plus ou moins haut dans le canal vaginal; ces cloisons sont, d'après
2719 = lui, tantôt complètes, tantôt incomplètes, ces dernières présentant un orifice situé soit à la partie centrale, soit latéralement.
Gaillard Thomas, dans son 7raité des Maladies des Femmes, ne dit pas davantage ; il expose que l'atrésie du vagin peut être partielle ou complète, et qu'elle siège généralement à la partie supérieure, moyenne ou inférieure du canal.
Schrœder dit textuellement : « On rencontre fréquemment, dans le vagin, des brides formant des ponts qui vont d’un côté à l’autre, mais souvent ne réclamant aucune intervention pendant l’accouchement, parce qu'elles sont minces et se laissent facilement déchirer par la tête qui les pousse au devant CROIRE
On voit, d’après toute la bibliographie que nous venons de passer en revue, qu'il west pas fait mention de la question que nous allons maintenant étudier.
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