‹ Contribution à l'étude des eaux d'alimentation de la ville d'ArcachonChapitre 33 sur 57 · ER PRE · texte numérisé non relu

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rosion, toutes choses occasionnant une obstruction partielle puis totale des conduites de distribution.

A plusieurs reprises, l'agent de surveillance et le Docteur Marcotte durent, par des moyens de fortune, débarrasser de leur gangue les tubes ainsi obstrués; aussi décida-t-on de ne pas utiliser plus longtemps un appareil reconnu déficient et de

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le remplacer par un appareil exclusivement en verre. La réahisation de ce dernier fut aussitôt mise à l'étude, et M. le Professeur Sigalas, d'accord avec M. Marcotte, suggéra l'emploi du dispositif suivant : un long tube de verre à faible diamètre interne était recourbé en U, de manière à former un siphon à branche descendante plus longue: de 50 centimètres environ que la branche ascendante. Cette dernière formait un tout soli-

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daire, comme l'indique le schéma ci-joint, avec une sphère creuse, en verre, destinée à flotter à la surface de la solution stérilisante contenue dans la cuve, la position verticale de l’ensemble étant obtenue grâce à un manchon support à frottement doux, incapable d’entraver les mouvements ascendants ou descendants du système. Enfin, à l'extrémité du siphon était adapté un robinet muni d'une aiguille se déplaçant sur un cadran indicateur de débit.

Grâce à ce dispositif, quel que fût le niveau de la solution chlorée dans la cuve, la charge restait constante dans le siphon et, par suite, le débit invariable. |

Un tel distributeur, éminemment simple, économique et inaltérable, rendit, dès son utilisation, de si éloquents services que toute surveillance continue parut désormais inutile : aucune irrégularité dans le débit, aucune cause d’obstruction partielle ou totale du siphon utilisé. Le courant de solution chlorée circulant dans ce mince tube de 3 millimètres de diamètre avec une notable vitesse empêche l'apparition de bulles de chlore gazeux, susceptibles, par leur formation sous l’action de la chaleur, d’entraver l'écoulement; quant aux divers oxydes préformés dans la cuve, ils ne peuvent s'engager dans le tube sans en être aussitôt expulsés.

Par un excès de précautions, on décida cependant de faire précéder les deux cuves existantes d’une troisième cuve à décantation dont les eaux, filtrées, par surcroît, sur coton de verre, sortiraient entièrement débarrassées de leurs produits d’oxydation; ainsi fut fait, et, de ce jour, aucune difficulté nouvelle ne vint sérieusement entraver la javellisation des eaux d'Arcachon.

L'installation, telle que nous finissons de la décrire à gros traits, a fonctionné pendant deux ans avec une remarquable rigueur, et demeure en honneur dans le nouveau poste de javellisation du Becquet dont nous allons maintenant nous entretenir.

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Le nouveau poste de javellisation du Becquet.

Lorsque, le 29 mai 1930, les membres de la Commission d'hygiène se rendirent au Courneau afin d'examiner le poste de javellisation, ils furent défavorablement surpris de le trouver si exigu et si incommode; ils furent encore unanimes à déplorer l'absence d’un chai spécialement affecté à l’entreposition des bonbonnes d’eau de Javel et à juger insuffisante la cuve de décantation en service. Ainsi apparut l’impérieuse nécessité de construire un nouveau poste de javellisation fonctionnant selon les mêmes principes que le poste existant, mais plus vaste, plus pratique, plus rationnellement conçu.

On envisageait, il est vrai, depuis lort longtemps, cette amélioration, si bien que, au cours de sa séance du 10 juillet 1930, le conseil municipal adopta, sur la proposition du Professeur agrégé R. Sigalas, le projet de construction d’un nouveau poste de javellisation. Restait à lui affecter un emplacement convenable. Entre Le Becquet et La Teste, il n°y fallait pas songer, pour deux motifs : en premier lieu on estimait avec Juste raison qu'une distance minimum de 5 kilomètres entre le poste et les robinets de distribution était nécessaire à un fonctionnement efficace de la stérilisation; à cette difficulté d’ordre scientifique s’ajoutait une seconde difficulté d'ordre matériel du fait de l’approfondissement progressif de la conduite à parüir du Becquet, approfondissement destiné à la maintenir en charge. Entre Cazaux et Le Becquet, les difficultés, pour être moindres, demeuraient cependant très sensibles : dans l’intervalle de ces deux points, la canalisation se trouve en aqueduc souterrain non en charge susceptible, du fait de sa longue utilisation, de recueillir désormais par des fissures éventuelles diverses infiltrations d'eaux contaminées. Si nous parlons de fissures, c’est que l'expérience nous en a prouvé l’existence presque certaine entre Cazaux et le poste de javellisation, mais non après ce dernier. Cependant, ce qui a pu se produire avant est peut-être à la veille de se produire après et d’annihiler

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