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la route, accusant une certaine divergence, se laissent séparer par une bande de terre de largeur croissante.
Les avantages d’une telle situation sont dès maintenant établis, depuis que le poste du Becquet a pris, le 12 septembre 1931, la relève de la stérilisation.
Le traitement étant désormais ellectué à la suite du tropplein, on ne court plus le risque de javelliser en pure perte un excès d’eau destiné à s’écouler dans quelque ruisseau voisin; désormais, sitôt la javellisation effectuée, aucune pollution microbienne ne pourra plus prendre naissance dans cette conduite entièrement en charge, susceptible de laisser échapper de l’eau, mais incapable d'en recueillir.
Envisageant les choses sous un angle plus pratique, nous mentionnerons encore que le poste du Becquet répond d'une manière très satisfaisante aux exigences du service qui lui est imposé.
Il comprend essentiellement trois pièces : une pièce centrale, ou salle des appareils, de 6 m. 50 x 4 m. 90, éclairée par de nombreuses et larges impostes et communiquant avec les deux pièces latérales : une pièce latérale, ou laboratoire, de 3 m.x5 m., située à droite de la pièce centrale en regardant la voie ferrée; une seconde pièce latérale, ou entrepôt, également de 3 m. x 5 m. ef située à gauche de la pièce centrale en regardant la voie ferrée. Ces deux dernières pièces communiquent seules avec l'extérieur.
L'ensemble a une longueur de 13 m. 12, une largeur de 5 m. 30 et une superficie de 69 m?. Enfin, on y accède par l'intermédiaire d’un chemin forestier qui se greffe sur la route de La Teste à Cazaux, traverse la voie ferrée et se perd dans les bois situés plus à l’ouest.
Taux de javellisation.
En se reportant, d’une part, aux divers résultats analytiques dont nous faisions mention dans notre deuxième chapitre, d'autre part aux chiffres de nos expériences personnel-
les consignées dans le chapitre qui suit, on acquiert la double conviction
1° que la javellisation était préférable à la verdunisation. 2° que cette javellisation doit même nécessiter une quanquité de chlore libre assez considérable.
Il y a quelque vingt ans, les analystes mentionnaient, d’une manière assez constante, dans les eaux de Cazaux, jusqu'à 5 milligrammes de matières organiques dosées en milieu acide et 2,5 milligrammes dosées en milieu alcalin, chiffres voisins des nôtres en ce qui concerne l’eau du lac, inférieurs si nous conidérons l’eau au poste de javellisation même, très inférieurs à mesure que nous nous approchons davantage d'Arcachon.
Sans approfondir ici la cause de ces variations, il semble qu'une telle constitution chimique implique, pour la stérilisation d'une eau, un taux de javellisation élevé. Pour en juger, procédons à l'expérience du test-gamme. Ce dernier nous renseigne aussitôt d'une façon imprévue en témoignant d'une absorption oscillant, après trente minutes de contact, entre 0 mg. 5 et 1 milligramme de chlore par litre d’eau mis en expérience. Forts de cette indication, javellisons, comme cela s’est pratiqué si longtemps au Courneau, à 0 mg. 50 ou 0 mg. 75 par litre. Le test-gamme ne nous avait pas trompé : malgré les matières organiques, malgré les dépôts ferrugineux, l’eau traitée est intégralement débarrassée de ses colibacilles, comme en témoignent les échantillons prélevés à l’un des puisards situés quelques kilomètres plus loin.
Bien mieux, la présence de chlore libre n'est guère décelable à Arcachon qu'avec un taux de javellisation égal ou supérieur à 4 mg. 8. En pratique, ce taux n'étant jamais atteint, une déchloration par S*O*N?, par exemple, perd toute utilité. De telles particularités, de constatation aisée, sont d'explication plus délicate : toutefois, sachant que l’eau de Cazaux est énergiquement brassée, des kilomètres durant, avec la
solution chlorée et que cette eau n’est normalement consom- DUYERGER. 6
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mée que douze heures après son passage au niveau du Courneau (nous ne parlons pas du poste du Becquet, dont le fonctionnement est tout récent), on comprendra mieux que chaque unité microbienne doit fatalement être frappée au cours de cette longue chevauchée, et que le chlore en excès disparaît spontanément, sans autre intervention étrangère.
Mais que, pour une raison quelconque, on veuille écarter une. telle explication, il semble que seule la théorie de M. Bunau-Varilla puisse rendre compte des anomalies révélées par l'expérience. Des soi-disant anomalies, devrions-nous dire, après lecture de ces lignes significatives écrites par M. Debès à la fin d’un travail sur la javellisation : « L'expérience seule est capable de leur dire (aux municipalités) quelle pourra être la dose de produit nécessaire pour obtenir la stérilisation dans les conditions pratiques où elles se trouvent. »