‹ Contribution à l'Étude des Eaux de Luchon: Recherche Expérimentale de leur Action au Cours des Phénomènes d'AnaphylaxieChapitre 21 sur 43 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

| Le mode d'action des Eaux de Luchon.

À quelle propriété physique ou chimique les eaux de Luchon doivent-elles leur action bienfaisante ? Existe-t-il chez elles un principe que l’on puisse considérer comme agent actif, à l’exclusion de tout autre ? La complexité si grande de leur composition et la variété si étendue de leurs effets cliniques opposent d'emblée à cette hypothèse un démenti formel.

Leur action, dans la plupart des maladies qui ont recours à elles, porte surtout sur le terrain et l’expression de « remontement de l’organisme », dont se servait Bordeu, a trait évidemment aux modifications que les eaux sulfureuses apportent à notre nutrition. Par ailleurs, la contre-indication la plus générale des eaux de Luchon, les états aigus, nous confirme dans

cette voie.

Iso

Mais cétte action ne saurait être envisagée que comme la résultante de propriétés diverses, et encore en partie mal connues, de même que dans notre organisme des groupes cellulaires variés, à fonctions différentes, groupent harmonieusement leurs effets. La source est un être ‘vivant, qui ne saurait en rien être comparée à une solution chimiquement identique, préparée dans une officine..

Comme une cellule, l’eau de la source meurt après une agonie dont les phénomènes intimes nous échappent, et ce n’est en somme qu’au griffon même qu’elle possède son entière virginité. Ajoutons que, de toutes les eaux sulfureuses des Pyrénées, celles de Luchon sont les plus altérables.

C’est évidemment à la composition chimique, la première connue, qu’on a demandé la clef du problème. Mais on s’est aperçu qu’elle ne pouvait pas, à elle seule, expliquer l’action d'eaux comme celles de Cauterets, de Lamalou, d'Evian, de Néris, et l’on s’est adressé alors aux propriétés physiques. Et c’est ainsi que, à côté du soufre, sont venus prendre place l'ionisation, l’état colloïdal, la polymétallisation, la radioactivité.

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