SOURCES MINERALES DU LOT
Le département du Lot compte de nombreuses sources d'eaux minérales, qui ont eu leurs heures de célébrité dans . des temps lointains. Certaines d’entre elles conservent la faveur des populations rurales, les unes par leurs propriétés purgatives ou diurétiques, les autres par leurs vertus ferrugineuses ou sulfureuses. Peu de ces sources ont été étudiées d’une facon rationnelle, la documentation est rare, le plus souvent orale; aussi les classerons-nous selon leurs propriétés apparentes, en indiquant la nature des terrains qui ont sur leur composition une action prépondérante.
Nous en donnons ci-dessous la liste, en mentionnant autant que possible leur caractère et les terrains dans lesquels elles émergent.
AssiER. — Source du Jardin public, sulfureuse; jurassique, oolithique, Bajocien.
AYNAC. — « Foun do Loma », ferrugineuse; jurassique, Bajocien.
BÉTAILLE. — Sources de Brazés, dans les gorges du Palsou; signalée comme eau minérale (43).
Bio-ISSENDOLUS. — Sources Lagarde (deux), sulfatées sodiques, calciques; jurassique, Charmouthien; débit 8 litres par minute, sa température est de 16° C.; analysées en 1826 par Ossran Henry (37).
Approuvées par l’Académie de Médecine en 1826; exploitées de 1906 à 1910 par M. BERGOUGNOUX, pharmacien à Périgueux.
CABRERETS. — Source Terry, sulfatée, calcique, sodique; calcaire lithographique.
CARENNAC. — Source de Bonze, Source des Malades, Source Authière, calcaire lithographique, oolithique; Charmouthien.
La Source Authière a été analysée en vue d’exploitation en 1870 par CARNOT, ingénieur des mines, qui concluait : « eau bicarbonatée calcique, ferrugineuse, magnésienne, avec une minéralisation de 0 gr. 551 par litre; eau semblable à l’eau de CONDILLAC ».
Deux sources sur la rive droite de la Dordogne, près de l’île de Calypso, sont considérées comme ferrugineuses.
CONDAT. — Source Saint-Félix, sulfatée, calcique, magnésienne; alluvions modernes; collines Charmouthien.
En 1775, le sieur DE TREYSSAC, conseiller au Sénéchal de Martel, propriétaire de cette source, obtient de la Commission Royale de Médecine l’autorisation d’exploiter cette source, dont les eaux « sont reconnues utiles et salutaires dans différentes circonstances » (27).
Cette eau a été analysée en 1909 par PLeEssis et VERGUES, en 1913 par le professeur CARLES, de. Bordeaux. Sa minéralisation est de 2 gr. 552 par litre; son débit est de 500 litres à l'heure; sa température, de 15° C.
L'exploitation et la vente de cette eau minérale ont été autorisées en juin 1928.
GINTRAC. — Source de Taillefer, ferrugineuse. — Source Pradel, sulfatée, calcique, sodique; calcaire lithographique, oolithique.
GRAMAT. Bonnet et du Caiilé, sulfatées, calciques, sodiques; Charmouthien.
PRADSESS par VAUQUELIN en 1816 et exploitées en vertu de lPautorisation accordée par l’Académie de Médecine en 1816 par M. MÉJECAZE, notaire à Gramat. L'hôpital de Gramat recevait, à l’époque, un indigent. par canton pour suivre la cure de la source Bonnet.
LACAMDOURCET. — Source Bétaille, faiblement minéralisée; micaschistes.
LACAPELLE-MARIVAL. — Source du Bois-Bordet, faiblement
minéralisée; terrains métamorphiques, gneiss. Analysée par l'Ecole des Mines en 1900; minéralisation, 0 gr. 090 par litre.
Etudiée par le D' CADIERGUES en 1901 (9).
LPS
LHERM. — Sources Péchaurie et Vaysse, sulfatées, calciques et ferrugineuses; jurassique, Portlandien.
LARNAGOL. — Source minérale (6), jurassique, calcaire Bthographique.
LIVERNON. — Sources La Sal et La Pouze-Vieille, sulfureuses; médio-jurassique, Bathonien. $
MAYRINHAC-LENTOUR. — Source Bonnefon, sulfatée, sodi- ‘ que, calcique; Charmouthien.
MIERS-ALVIGNAC. — Source Salmières, sulfatée, sodique, magnésienne; Charmouthien.
Signalée par FaBry en 1624. Analyses de BouLay et OssiAN Henry en 1837. Analyse de l'Ecole des Mines en 1872, du D' MEILLÈRE en 1910.
Une des rares sources françaises de la classe des Sulfatées sodiques et magnésiennes; minéralisation : 5 gr. 371 par litre (23).
Exploitée par une société civile. Vente annuelle : 40.009 bouteilles.
PRUDHOMAT. —- Source Busqueilles, sulfatée, sodique. magnésienne, faiblement ferrugineuse; alluvions modernes, collines Charmouthien.
REYREVIGNES. — Source minérale, sulfatée, calcique, sodique; jurassique, Bajocien.
RUEYRES. — Source Palat, sulfatée, scdique, magnésienne; jurassique, Charmouthien.
SAINT-MARTIN-LE-REDON. — Source Saint-Martial, bicarbonatée, calcique, ferrugineuse; calcaire oolithique, fer-
rugineux.
La légende attribue à Saint-Martial la naissance de cette source, connue dans la région sous le nom d’« Eau des dartres ».
Analysée par le professeur ALOY, de Toulouse, et par les D'° DESGREZ et MEUNIER, en 1920; donne une minéralisation de 0 gr. 0534 par litre. Sa température est de 15° C., son débit de 150 litres-minute. La vente de cette eau a été autorisée par arrêté du Ministre du Commerce et de l'Industrie en 1887. La vente annuelle est de 400.000 bouteilles.
SAINT-PIERRE-TOIRAC. Sources Navet et Balat, sulfatées, calciques, sodiques, ferrugineuses; terrains d’alluvions, calcaire lithographique. Débit abondant.
SABADEL. — « Foun Canole », sulfatée, calcique, scdique (30); causses calcaires en plaquettes.
THÉGRA. — Source Barradel, sulfatée, calcique, sodique, magnésienne; Charmouthien.
Signalée dès 1600 par le médecin BERGUES, de Thégra. Débit, 100 litres à l’heure; température, 12° C. Analyse du Laboratoire municipal de Clermont-Ferrand en 1912; minéralisation 3 gr. 22 par litre.