‹ Contribution à l'Étude des Eaux sulfurreuses de DigneChapitre 13 sur 20 · CRE · texte numérisé non relu

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Jusqu'ici presque tous les auteurs quise sont occupés de la question, ont indiqué que la nature du principe sulfuré des eaux de Digne était l'hydrogène sulfuré libre; c'est ainsi que Laurens, en 1812 nous indiquait un pouce cubique de ce dernier gaz par litre d'eau et que l’analyse de M. Wilm publiée en 1889 nous décelait de o gr, 0003 à o gr. 0005 d’hydrogène sulfuré.

Une méthode assez compliquée, mais d’une exactitude parfaite, qui repose sur le déplacement de l'hydrogène sulfuré libre par un gaz inerte l’hydrogène, et sur le déplacement de l'hydrogène sulfuré des sulfures par l’acide carbonique à une température de 300 à 350 c., nous a permis de déceler à côté de l'hydrogène sulfuré libre une petite quantité de S combiné et très certainement sous la forme de SCa.

Voici l'appareil que nous avons imaginé et notre manière de procéder :

Un flacon F,, de un litre environ muni d'un bon bouchon à l’émeri traversé par deux tubes de verre (a,a) d'un petit diamètre et recourbés pénétrant l'un (a)jusqu’au fond du flacon, l'autre (a’) effleurant le bouchon et tous deux terminés par des tubes de caoutchouc dont les extrémités sont prises dans deux bonnes pinces (p. p') était porté sous l’eau à analyser. On remplissait presque complétement le ballon, de façon à ne laisser entre la surface libre de l’eau et le bouchon qu’un très petit espace sans toutefois arriver jusqu'au tube (a). Les deux pinces fortement serrées empêchent le contact de l'air.

Cela fait, on plaçait le ballon sur un bain-marie, à

niveau constant, on mettait en communication l'un des tubes (a) du ballon, avec une série de flacons de Cloëz, trois par exemple, contenant chacun une solution de sulfate d'argent, dans lesquels on avait préalablement fait passer un courant d'hydrogène pur et fermés ensuite aux deux extrémités par leurs caoutchoucs respectifs (b, b’) au mnyen de deux pinces (P1 Pa)

De l’autre côté le tube (a) du ballon était mis en communication avec un flacon de Woolf contenant du carbonate de chaux et de Ia potasse, relié luimême à un flacon laveur renfermant une solution de permanganate de potasse qui faisait suite à un autre flacon contenant du He CF dans iequel venait se rendre le gaz hydrogène provenant d’un appareil ordinaire producteur de ce gaz.

Dès que l'hydrogène remplissait les trois premiers flacons (F.F’. F”}, c'est-à-dire lorsque tout l'air avait été chassé, on mettait en communication Île tube du flacon (F” avec le tube (a) du flacon contenant l'eau à analyser en ayant soin d'enlever toutes les pinces (p. p'. P4. Po).

L'hydrogène arrivant dans l’eau minérale, chassait l'hydrogène sulfuré qui se dégageait et en présence

le }

de Soi Ag donnait du sulfure d'argent. Lorsqu'il ne se formait plus de sulfure, an remettait les pinces (p. p P,. P,) et on supprimait l'arrivée de l'hydrogène en laissant celui-ci s'échapper dans l’atmosphère. On replaçait de nouveaux flacons de Cloëz, garnis de Soi Ag. et d'H comme précédemment.

La pince P placée entre les deux flacons laveurs (F°F”) étant refermée on produisait dans ce dérnier un dégagement de Co? en vérsant de l'HCI. L’acide carbonique arrivant dans l’eau à analyser, nous donnait un dégagement de H?S provenant de Îa décomposition du SCa.

Les précipités de sulfure d'argent recueillis, séchés et pesés, multipliés par les facteurs 0,137 et 0,290 nous donnent les quantités de H°S libre et SCa.

Dans Îes opérations précédentes, la ‘température de 350 C.n’a pas été dépassée et les hyposulfites pouvant préexister ainsi dans l'eau sont restés inaltérés,car d'après M. Armand Gauthier : « Si dans un hyposulfite alcalin en solution on fait passer à la température de 35°C un courant d'acide carbonique, ces hyposuifites ne sont pas décomposés et il ne se fait ni dépôt de soufre, ni acide sulfureux, ni trace d'hydrogène sulfuré ».

Les hyposulfites ayant été recherchés dans la so: lution traitée successivement comme nous l'avons indiqué, par l'hydrogène et par l'acide carbonique, il nous a été possible de déceler des traces à peine sensibles de ce composé, et nous sommes amenés à conclure : Que Île sulfure de calcium avait échappé à l'analyse de M. Wilmet s'était transformépendant ses

nie opérations en hyposulfite figurant dans ses analyses,

C’est au moyen de ce procédé que nous avons pu apprécier les quantités de sulfure de calciumet d'hydrogène sulfuré libre contenus dans les sources de Digne.

Les résultats que nous donnons dans les tableaux suivants,sont la moyenne des essais faits sur chacune des sources et démontrent que la sulfuration n'est pas Constante et qu'elle varie suivant les époques, suivant l'état de l'atmosphère.

NOMS PRINCIPE | ANNÉE 1900 | ANNÉE 1902 | ANNÉE 1905 des Sources | SULFURÉ Juillet Juillet Janvier

Sn sec 2 , s

Sul. de Calcium. | 0 001430 0.00120 traces Hydrogène suuré| 0.000319 0.000382 0.000835 Hyposulfite . traces traces traces

ETUVES

P 0.00029 0.00031 0.0003 traces traces traces

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