NOMS PRINCIPE | ANNÉE 1900 | ANNÉE 1202 [ANNÉE
des Sources | SULFURÉ Juillet Juilet Janvier SCA RLEN, 0.0002 traces Néant STLODISSUESS 20. 0 .0002 0.0002 0.0002 S208Na2...l 0.0078 0 .0080 0.0050
| DCR 0.0002 0.0002 traces St-GILLES HS. 0.0061 0.000! 0.0002 | S2 08. N a°,.. 0.0017 0.0017 0.0013
SOURCE MÈDE | $ Ge À 2o HS res traces traces traces
Dans toutes nos analyses, c'est toujours avec une grande sécheresse qu'ont coïncidé les quantités maxima de soufre combiné et ce n’est qu'après les saisons pluvieuses que le degré de sulfuration des eaux s’est élevé.
Analyse quantitative des sources de Digne
Afin d'éviter les redites, nous allons exposer une fois pour toutesles procédés que nous avons employés dans nos recherches chimiques: C'est toujours en opérant sur vingt litres d’eau que nous avons effec” tué nos analyses.
Dosage du résidu sec. — Nous avons opéré le dosage du résidu sec en faisant évaporer peu à peu au B. M. 1000 centimètres cubes d'eauet en achevant la dessication dans l’étuve à air de Wiesnepg à 1100
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Dosage de la silice.— Nous avons dosé la silice en évaporant au B. M. un litre d'eau rendu acide par de l'acide chlorhydrique pur. Le résidu repris par l'acide chlorhydrique étendu était jeté sur un filtre sans plis et lavé à l'eau distillée jusqu’à disparition de l'acidité. On séchait ensuite le filtre à l'étuve et après l'avoir calciné dans une capsule de platine préalablement tarée on en déterminait le poids.
Dosage du fer et de l'alumine. — Dans cette liqueur filtrée privée de silice, nous versions de l’ammoniaque pure jusqu'à réaction très alcaline et nous faisions bouillir jusqu'à cessation d’odeur ammoniacale. On obtenait un précipité de peroxyde de fer et d’alumine qui était jeté sur un filtre Berzélius lavé à l’eau bouillante, séché, calciné et pesé. Le précipité était redissout à chaud en présence d'acide chlorhydrique fumant, la solution était versée dans un ballon de 250 centimètres cubes, renfermant quelques grenailles de zinc pur et l'on fermait le ballon avec un bon bouchon portant un tube eflilé; l'hydrogène naissant réduisait le peroxyde de fer à l'état de protoxyde. Au bout d'une demi-heure Îa réduction était terminée, on versait alors la liqueur dans un vase à précipité, on lavait le ballon à l'eau distillée bouillie, privée ainsi d'oxygène, et on titrait rapidement à l'aide d'une solution au centième normale de permanganate de potassium, dont un centimètre cube correspondait àogr.o0056 defer,à0,00072 d'oxyde ferreux et à 0,0008 d'oxyde ferrique. On obtenait l’alumine par diflérence mélangée d'une petite quantité de phosphate.
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Dosage de la chaux. — Le liquide acide débarrassé de la silice, du fer et de l’alumine, et rendu alcalin par addition d’ammoniaque, traité ensuite par un léger excès d'oxalate d'ammoniaque, était porté à l'ébullition que l'on maintenait environ vingt minutes ; la chaux était précipitée à l'état d'oxalate que l'on recueillait sur un filtre, on lavait et calcinait. Lorsque la capsule de platine était refroidie, on humectait de quelques gouttes d'acide sulfurique étendu le résidu; on évaporait et on calcinait à nouveau. La chaux passait ainsi à l’état de sulfate dont le poids multiplié par 0,41176, donnait la chaux anhydre. |
Dosage de la magnésie. — La liqueur séparée de la chaux était additionnée d’ammoniaque jusqu'à réaction franchement alcaline puis mise en présence d'un excès de phosphate de soude en excès, agitée elle était laissée’ au repos pendant 24 heures. Le précipité de phosphate ammoniaco-magnésien était lavé sur un filtre Berzélius avec de l'eau ammoniacale au tiers, séché, calciné et pesé à l’état de pyro- . phosphate de magnésie. Le poids trouvé multiplié par 0,36036, représentait la magnésie.
Dosage des alcalis (Potasse et soude). — Deux litres d'eau étaient réduits à 250 cc. Nous ajoutions un léger excès d’eau de baryte et portions à l’ébullition ; toutes Îles bases qui pouvaient se trouver dans l’eau, étant précipitées, à l'exception de la potasse et de la soude, nous filtrions et lavions le précipité,
Dans la liqueur obtenue, nous précipitions l'excès
aie.
de baryte par le carbonate d'ammoniaque, nous faisions bouillir pour décomposer le bicarbonate de baryte qui aurait pu se former, et nous filtrions à nouveau. Après avoir acidulé le liquide filtré avec de l'acide chlorhydrique pur, nous l'évaporions dans une capsule de platine préalablement tarée et nous calcinions légèrement, afin d'éviter les pertes par volatilisation ou par crépitation, les alcalis étant à l'état de chlorures que nous pesions.
Nous versions alors un peu d’eau distillée chaude sur le mélange de chlorures, nous ajoutions du chlorure de platine en lécer excès, et nous évaporions au B.M.
Le résidu de l’évaporation repris par un mélange à volumes égaux d'alcool et d’éther'était jeté sur un filtre Berzélius, desséché à 100°; le précipité lavé avec le mélange éthéro-alcoolique jusqu'à disparition de la couleur jaune, était desséché à nouveau jusqu'à ce que le poids füt devenu fixe ; nous obtenions ainsi la potasse à l'état de chloro platinate dont le poids multiplié par 0,30507, donnait le chlorure de potassium correspondant.
Le chlorure de sodium était obtenu par différence. Il était dès lors très facile d'avoir le poids de la potasse anhydre en multipliant celui du chlorure de potassium par 0,6318 et celuide la soude anhydre en multipliant paro,5302 le poids du chlorure de sodium.
DosAGE DE L'ACIDE CARBONIQUE TOTAL LIBRE ET DEMI-COMBINÉ
10 Dosage de Co? total. — Nous avons dosé Co*
total en ajoutant à un litre d'eau une solution de chlorure de baryum ammoniacal en excès.
Après 24 heures de repos, nous recueillions le précipité sur un petit filtre et après l'avoir Convenablement lavé, nous le dissolvions dans HCI pur étendu. Dans cette solution, nous dosions la baryte correspondant à l'acide carbonique de l’eau, en la précipitant par un léger excès de SotH? et en opérant comme pour le dosage des sulfates. Le poids de SotBa obtenu multiplié par 0,1888, donnait la quantité d'acide carbonique correspondante.
20 Dosage de l'acide carbonique libre et demicombiné. — Pour ce dosage, nous nous sommes basé sur les principes suivants :
(A). — L'acide carbonique libre, ou à demi-combiné possède la propriété de décolorer la liqueur rouge fournie par le mélange d'eau de chaux et de solution de phtaléine du phénol.
(B). — L'action de l’eau de chaux sur l'acide carbonique libre ou à demi-combiné est complète si la réaction s’effectueen milieu alcoolique(500/d’alcool).
Mode opératoire. — 1° Nous avons introduit dans une éprouvette de 100 cc. bouchée à l'émerie, 50 cc. d'eau distillée bouillie et complété le volume à 100 cc. avec de l'alcool à 930 récemment bouilli — Dans l'éprouvette refroidie sous un courant d'eau après addition de 10 gouttes de solution de phtaléine, nous avons versé 1 cc. d'eau de chaux (solution à 1 gr. 8 de Ca (oH)* par litre), constituant un type auquel on compare le dosage suivant.
29 Nous avons introduit dans une éprouvette iden-
tique à la précédente, 50 cc. d'eau à analyser et com- : plèté le volume à 100 cc. avec de l'alcool bouilli. Dans cette solution refroidie comme précédemment et additionnée de phtaléine, nous avons versé goutte à goutte de l'eau de chaux jusqu'à coloration rouge identique à celle du type.
Le volume d'acide carbonique libre ou à demicombiné contenu dans l’eau est en centimètres cubes par litre d’eau: