‹ Contribution à l'Étude des Échanges Nutritifs dans la TuberculoseChapitre 6 sur 90 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Des méthodes à employer dans l'étude

de la nutrition.

Si après avoir rappelé les causes de la déchéance progressive des phtisiques, nous cherchons à mieux pénétrer dans le détail de leur nutrition par l'analyse de ses éléments et la mesure de son activité, la détinition qu’a donnée M. Bouchard de la nutrition nous guidera encore dans la méthode à suivre. Retenant, en effet, ce point essentiel, que la nutrition comprend avant tout, et chez tous les êtres, deux ordres de phénomènes, l'assimilation et la désassimilation, le double travail continu de destruction et de réparation, il est bien évident que nous mesurerons l’activité de la nutrition « en considérant les processus anaboliques ou constructifs, et les processus cataboliques ou destructifs, dont l’organisme est le siège » (1). « Nous mesurons la nutrition, dit M. Bouchard (2), en pesant la quantité des aliments nécessaires à la rénovation et suffisants pour l'entretien ; en pesant les substances qui quittent le corps après en avoir fait partie; en déterminant la quantité de l'oxygène qui achève la destruction, et de l'acide carbonique qui résulte de cette oxydation; en dosant l'urée, qu'on a si longtemps considérée comme le terme des oxydations de l’albumine; en faisant enfin l'estimation de toute l'énergie dégagée par les actes de destruction et en particulier le travail mécanique et la chaleur. »

Les méthodes sont donc multiples; toutes ne sont pas éga-

(1) LANGLOIS et DE VARIGNY : Éléments de Physiologie. (2) BoucxarD : Path. gén., Tome IN, p. 179.

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