‹ Contribution à l'Étude des Échanges Nutritifs dans la TuberculoseChapitre 8 sur 90 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

L'analyse des urines appliquée à l'étude

de la nutrition chez les tuberculeux.

Les divers modes d’analyse des urines ont tour à tour été employés chez les phtisiques.

L'examen des propriétés chimiques à fait connaître les variations de quantité, de couleur, d'aspect, de réaction, de densité.

L'analyse chimique a été utilisée pour le dosage des éléments normaux, en particulier l’urée, les phosphates, les chlorures; et des éléments anormaux (albumine, sucre, indican, urobiline.)

L'analyse physiologique est entrée dans la pratique courante grâce aux travaux de M. Bouchard sur la toxicité des urines.

L'examen microscopique a révélé souvent dans l'urine des tuberculeux des éléments figurés, et l’analyse bactériologique y a décelé parfois soit des micro-organismes vulgaires, soit même le bacille tuberculeux.

Enfin l'exploration fonctionnelle du rein, tentée déjà par la recherche de la toxicité urinaire, a été réalisée plus complètement au moyen de la eryoscopie et la mesure de la perméabilité à l'égard de certaines substances, telles qu’en particulier, le bleu de méthylène. |

Au point de vue spécial qui nous occupe, nous pouvons laisser de côté les analyses microscopiques et bactériologiques, ainsi que l'étude de la perméabilité rénale chez les tuberculeux, La cryoscopie, appliquée par M. Bouchard à la déter-

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mination du poids de la molécule élaborée moyenne, sera ultérieurement mentionnée à propos des variations qualitatives de l’histolyse.

Nous pourrons donc nous limiter dans ce résumé des données urologiques classiques touchant la nutrition des tuberculeux, à l'étude du volume des urines, du résidu fixe, de l’urée, des phosphates et des chlorures, en ce qui concerne les éléments normaux. Comme les troubles de la nutrition peuvent de plus, au cours de la tuberculose, amener dans l’urine la présence d’éléments anormaux, nous étudierons l'albuminurie, la glycosurie, l’indicanurie et l’urobilinurie chez les phtisiques. Enfin nous rappellerons les variations de la toxicité urinaire et les indications qu’on a tirées de la réaction diazoïque.

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