On semble reprocher à la pression veineuse sa
faible intensité seulement mesurable en centimètres d'eau.
— Peu importe que l’unité pondérale soit faible, s’il existe des variations sensibles et assez grandes pour être enregistrées. Ne voyons-nous pas très fréquemment la pression veineuse périphérique doubler et même tripler au cours d’une asystolie ou d’une compression de la veine cave ? Nous pouvons même dire que les augmentations de la pression veineuse périphérique traduisent toujours un trouble beaucoup plus important qu’une augmentation de la tension artérielle. « Une pression artérielle maxima élevée doit être assez fréquemment respectée, car la modifier pourrait entraîner des troubles graves en rompant un équilibre nécessaire au malade. Par contre l’hypertension veineuse traduit la stase dans les systèmes cave et pulmonairé et nécessite une thérapeutique
tendant à la faire disparaître » (Grellety-Bosviel).
2. Les veines superficielles du bras ne sont pas isolées de la circulation profonde. — Leurs valvules n’empéchent pas, même chez le sujet sain, la production instantanée d’une hypertension dès que le cours du sang rencontre un obstacle.
a) l’expérience la plus probante est celle décrite par Grellety-Bosviel dans sa thèse et que nous avons renouvelée fréquemment. Au moment où l’on mesure la tension veineuse, si l’on demande
au sujet de faire un effort expiratoire en gardant