‹ Contribution à l'Étude des Effets de certaines Substances Thérapeutiques sur la Circulation de RetourChapitre 11 sur 35 · SR · texte numérisé non relu

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la glotte fermée, on voit instantanément l’aiguille du manomètre atteindre des chiffres correspondant facilement au triple de la pression veineuse normale (30 à 50 cm. d’eau). Ainsi la stase momentanée produite dans la circulation pulmonaire peut être estimée dans la seconde même par une mesure faite dans une des veines du pli du coude. Il est difficile de trouver une preuve aussi formelle que celle-là ; b) la toux provoque elle-même une augmentation d’un tiers du chiffre normal ce qui - est déjà assez remarquable, vu le caractère

très transitoire de la stase qu’elle provoque.

3. Pression veineuse périphérique et pression rachidienne. — Déjà Magendie avait noté l'influence de la pression veineuse profonde sur celle du liquide céphalo-rachidien. Laubry et Tzanck pensent que par la mesure de la pression du liquide céphalo-rachidien «on aurait une image à peu près fidèle de la circulation profonde ».

Nous croyons que la mesure de la pression veineuse périphérique nous renseigne aussi bien. La meilleure preuve en est, qu’au cours de l’asystolie, Grellety- Bosviel, dans deux observations, a trouvé les mêmes chiffres pour la pression rachidienne et veineuse au

pli du coude. Par contre, si on se fonde uniquement

D in

sur la pression du liquide céphalo-rachidien pour avoir une idée de la pression veineuse profonde, on s’expose à une cause d’erreur. Car, en présence d’une hypertension rachidienne, on se demandera toujours si elle n’est pas due à une affection médullaire ou cérébrale. Dans ces cas l’hypertension rachidienne ne retentit pas sur la circulation veineuse, même quand il n’y a pas de blocage. A plus forte raison quand celui-ci existe, et on sait que dans ce cas la compression des veines jugulaires ne modifie pas la pression du liquide céphalo-rachidien (épreuve de Queckenstedt négative). '

À notre tour, nous avons recherché si les variations de la pression veineuse périphérique et de la pression rachidienne étaient parallèles. Chez un de nos malades, nous avons mesuré en même temps pression veineuse et pression rachidienne et noté leurs variations respectives sous l'influence de la toux, des épreuves de Queckenstedt et de Valsalva :

Ler., Georges, 53 ans. Poliomyélite ancienne

PA Pr CE 20 em. d’eau 20 cm. d’eau Toux 25 24 Queckenstedt 30 40 Les tensions redescendent à 16 14

Valsalva 0 50

Le =

Le malade était couché en chien de fusil sur le côté gauche, la pression veineuse prise au bras gauche, évidemment dans une position incorrecte pour obtemir un chiffre réel de pression veineuse. Mais cela importait peu pour les variations que nous voulions étudier et pour prouver que les modifications apportées à la pression veineuse périphérique suivent de prés celles subies par le liquide céphalo-rachidien dans les mêmes conditions. C’est au même résultat qu’aboutissent les expériences de Loeper, Lemaire et Patel sur le chien. L’adrénaline produit une élévation parallèle et simultanée des pressions artérielle, veineuse et rachidienne. L’yohimbine, inversant l’action de l’adrénaline sur la pression artérielle, laissent inchangées dans leurs rapports les hyperten-

sions rachidienne et veineuse.

4. Pression veineuse et états pathologiques. — La mesure de la pression veineuse périphérique donne des renseignements très précis sur les troubles de la circulation profonde au cours de nombreuses affections. Les travaux de Maurice Villaret et de ses élèves, de nombreux auteurs français et étrangers le démontrent abondamment.

Rappelons simplement les observations de Maurice Villaret, Grellety-Bosviel, Saint-Girons et Justin-

Besançon sur l’hypertension veineuse au cours de

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