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COMPLICATIONS POUVANT SURVENIR AU COURS DU TRAITEMENT PAR LE PNEUMOTHORAX ET CAPABLES D'INFLUER SUR LE PRONOSTIC.
Ce sont surtout :
1° La Pleuresie.
2° La Symphyse Pleurale.
3° La Bilatéralisation des lésions.
Leurs rapports sont étroits. Il n’y-a pas en effet de symphyse sans pleurésie préalable, et si la bilatéralisation peut survenir en dehors de l’une ou de lautre de ces complications, bien souvent aussi elle est la conséquence directe d’une symphyse, partant de la pleurésie qui est à son origine.
Il nous faut ajouter :
4° La perforation pulmonaire.
5° Certains accidents d'éclampsie pleurale ou d’embo-
lie gazeuse,
Ces complications sont moins communes, mais à cause de leur caractère de gravité ne peuvent être passées sous silence.
[. — La pleurésie .
La pleurésie est certainement la plus commune des complications qui peuvent survenir au cours du traitement par le pneumothorax. Elle se présente sous les modalités les plus diverses, et de nombreux auteurs se sont efforcés d’en définir et d’en classer les formes cliiniques.
Récemment encore, notre maître Léon Bernard et son élève Baron en ont fait une étude pleine d’enseignements dont nous nous sommes largement inspiré.
Avec eux, nous distinguerons parmi les pleurésies :
1Les:*< épanchements minimes et éphémères » appelés aussi par Dumarest « épanchements idiopathiques ».
is apparaissent sans aucun cortège de symptômes locaux ou généraux, et sont toujours, peut-on dire, une découverte d'examen radiologique. Très peu abondants — à peine quelques cm* de liquide dans le sinus costo-diaphragmatique — ils manifestent une tendance habituelle à la résorption rapide et spontanée, mais peuvent pourtant quelquefois, il ne faut pas l'oublier, être Pamorce d’un épanchement véritable.
Alors que la nature tuberculeuse des autres pleurésies du pneumothorax est actuellement admise par tous, on s'accorde généralement pour reconnaître à l’épanchement minime une origine plutôt traumatique qu’infectieuse.