‹ Contribution à l'Étude des Embolies et PhlébitesChapitre 29 sur 36 · SN ANNE · texte numérisé non relu

SN ANNE

Ces faits pourraient suggérer que les cas opératoires ont en quelque manière un rapport avec les cas nonopératoires. Ainsi l’embolie post-opératoire doit être, dans certains cas au moins, une coïncidence qui n’a réellement aucun rapport avec l’opération.

1° Cette complication serait peut-être en préparation et parfois même en évolution silencieuse au moment où est pratiquée l’intervention, ce qui expliquerait l’extrême rapidité de son apparition, parfois 24 ou 48 heures après (deux cas signalés par Fiolle 24 et 4 heures après et voir aussi notre Obs. 2). Nous avons également le souvenir d’une malade convoquée pour être opérée et ayant fait une embolie avant de se présenter. On pourrait relater plusieurs cas analogues.

2° Il est enfin un autre point qui intéresse souvent la responsabilité du chirurgien: peut-on opérer une personne qui a eu une phlébite six mois ou un an auparavant? Il faut certes s’entourer de toutes les précautions, ne pas négliger les moindres tests cliniques et humoraux et se souvenir que l’acte opératoire peut venir réveiller une phlébite masquée. Sur deux malades opérées par nous dans ces conditions, l’une n’a fait aucun accident mais l’autre a refaig une embolie six mois après la première.

3° Certains états phlébitiques latents ne trouventils pas leur point de départ dans l’affection qui a nécessité l'intervention? Cette éventualité est particulièrement fréquente au cours d’affections telles que les fibromes avec leurs microphlébites presque constantes; ainsi il y aurait intérêt à opérer les malades

MAO de SRE

atteintes de fibromes même celles qui auraient eu antérieurement une phlébite.

Nous pouvons donc conclure que l’infection, qu’elle soit exogène ou endogène, semble jouer un rôle indéniable mais elle ne paraît pas être le seul facteur. Il reste encore bien des inconnues à ce problème.

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