‹ Contribution à l'étude des empyèmes chroniques non tuberculeux et de leur traitementChapitre 10 sur 15 · ANATOMIE PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ANATOMIE PATHOLOGIQUE

1° La poche pleurale.

Au point de vue chirurgical, ce

sunt les dimensions de cette poche qui importent surtoui,

var plus la cavité à oblitérer est &rande, plus le problème es: difficile. |

On peut avoir à faire à une cavité s'étendant le long de la gouttière costo-vertébrale et se réfléchissant dans le

- sinus diaphragmatique (observation 1). La poche peut

s'tiendre en hauteur jusqu’à la partie moyenne de l’omoplate et en largeur occuper tout un hémithorax (observation 2).

Le poumon cependant peut rester très près de la paroi

et on a: à faire alors à une cavité en galette comme dans

l'observation 3. Dans les cas des observations 1 et 3, l’opérateur s’est trouvé en présence de diverticules expliquant Ja persistance des phénomènes infectieux et nécessi'ant

un double intervention.

Dans les observations 2 et 5 enfin, on a constaté la présence des cavités résiduelles ne communiquant pas avec la

cavité principale.

2°) Les parois :

a) La plévre. — Les constatations opératoires ont permis de mettre en évidence un caractère commun à toutes ces poches : il s’agit de l’organisation de leur paroi pleurale.

La plèvre pariétale était considérablement épaissie, elle avait pris un aspect lardacé perdant toute élasticité et OP-. posant de ce fait un obstacle mécanique réel et considéra- u ble à sa rétraction et à l’affaissement nécessaire de la paroi. thoracique, agents essentiels de la cicatrisation de l’empyè- ! me chronique. Ces phénomènes étaient surtout prononcés … au niveau des angles de réflexion de la plèvre et chaque . fois il a fallu sectionner la coque pulmonaire à ce niveau ci procéder à un curettage soigneux de la région, condition 5 à. essentielle pour obtenir une bonne exansion du poumon.

La plèvre viscérale était épaissie, elle aussi et coiffait l: poumon comprimé d’une calotte de néomembranes plus … eu moins inextensible et l’on peut dire qu’il s'établit dans ces cas, une sorte de lutte de vitesse entre la fibrine qui j enserre le poumon et l'expansion pulmonaire qui doit être réalisée avant que la cuirasse de pachypleurite ne soit devenue suffisamment épaisse pour bloquer le poumon. …

b) Il n’est pas jusqu’à la paroi costale elle-même qui ne. ‘ scit profondément modifiée par une longue immobilisation et un état inflammatoire sous-jacent prolongé. Les muscles sont sclérosés, atrophiés ; le thorax est souvent déformé. rétréci dans tous ses diamètres. 1

Le diaphragme lui-même a perdu sa puissance et son " jeu normal est profondément modifié.

3°) Le poumon. — Il est refoulé, comprimé par l’'empyè- “4 me (observations 1 et 2). Mais il y a plus grave : linflammation chronique de la plèvre viscérale peut pénétrer dans le parenchyme pulmonaire et y développer une pneu- $ monie corticale, chronique, scléreuse, obstacle sérieux is l'expansion pulmonaire et à la rétractilité de la plèvie ‘4 lorsque débutera le travaïl de cicatrisation. ia

On conçoit que lorsque ces modifications existent, le

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t mon du côté malade est à peu près perdu pour sa foncon, » celle-ci incombant D La er au be sain.

La ee de la souplesse de la paroi, et la perte de l’élasticité du poumon.

À des tuberculeux pulmonaires avancés, bien que le bacille : de Koch ne soit pas en cause dans les cas qui nous inté- ressent.

NOTIONS THERAPEUTIQUES

La suppuration pleurale peut évoluer de deux façons, (9) bien tout à fait chroniquement, l'écoulement constitua en quelque sorte toute la maladie, ou bien et c’est le € le plus fréquent, avec des poussées infectieuses qui réchau fent les lésions, favorisent les rétenlions et atteignent ra

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dement létat général. Le pronostic est alors sévère ; un

fistule ‘pleurale, de quelque importance, n’est pas uné

lésion avec laquelle on puisse vivre longtemps ; la mort

peut survenir après un temps variable, soit par la dégé-

nérescence amyloïde des UHR soit par troubles pulmoraires du côté opposé.

La fistule pleurale est une lésion d'ordre purement € rurgical et c’est faire perdre au malade un temps préciel que de vouloir lui appliquer des traitements médicaux. |

Cependant, nous avons publié une observation (obser. où les injections de sulfamides intrapleurales ont perm d'agir favorablement sur l'infection en atténuant la viru-

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