‹ Contribution à l'étude des encéphalites morbilleusesChapitre 29 sur 36 · RATS · texte numérisé non relu

RATS

grise antérieure des foyers de poliomyélite en plages périvasculaires avec altération des cellules radiculaires antérieures, prolifération diffuse de la microglie et ectasies vas” culaires.

Dans la colonne de Clarke, les cellules sont en chromolyse avec excentration ou dissolution des noyaux. Dans la substance grise postérieure apparaissent des infiltrations microgliques qui vont même jusqu’à l'entrée de la racine postérieure dans la corne.

A la méthode de Weiïigert, on voit que dans les régions infiltrées de la substance blanche, les fibres myéliniques sont très clairsemées.

« Les particularités les plus frappantes de ce cas sont les suivantes :

1° Extrême dissémination des lésions, avec prédominance pour la substance blanche hémisphérique, le diencéphale, la protubérance et le bulbe ;

2 Caractère polymorphe des mêmes lésions, consistant en :

a) Hypergenèse de l'oligodendroglie et de la microglie en foyers, situés, les uns, autour des vaisseaux, les autres à distance ;

b) Dégénération mucoïde et meétachromatique des mêmes éléments cellulaires, pour celle-ci dans le centre ovale, pour celle-là dans la protubérance ;

c) Existence de petits foyers de désintégration, tant dans écorce que dans les olives bulbaires ; À

d) Existence de lesions de poliomyelite antérieure aiguë très différentes de celles que l’on voit dans la paralysie infantile ;

rt

e) Existence de lésions vasculaires, d’ailleurs peu accusées, avec participation des histiocytes pariétaux.

De ces particularités, on peut conclure que :

1° Les lésions observées sont à la fois dégénératives, prolifératives et aussi, quoique à un moindre degré, inflammatoires ;

2° Elles ressemblent beaucoup à celles de la neuromyélite optique ;

3° De par l’existence de foyers de désintégration olivaire, elles rappellent la sclérose en plaques, sans que, de celte indiscutable ressemblance, il soit possible de déduire que l’on a affaire, dans les deux cas, à une seule et même affection ;

4° À quelques nuances près, elles reproduisent le type classique décrit par Wohlwill et Greenfield, et que spécifient, d’une part, l’infiltration gliale, de l’autre la démyélinisation, sans grosses lésions des cellules nerveuses ».

On voit donc, par tout ce qui précède, que les altérations qui marquent l’encéphalite de la rougeole ont des caractères bien particuliers, intéressants à retrouver dans les diverses observations, mais qui ne permettent pas toutefois de résoudre le problème pathogénique que soulève l'étude de cette encéphalite, et des encéphalites aiguës en général.

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