‹ Contribution à l'Étude des Endocardites Mitrales & AortiquesChapitre 17 sur 21 · SALES · texte numérisé non relu

SALES

La pression artérielle au Pachon est de 17-9. Le pouls est bondissant, dépressible, régulier.

L'enfant présente quelques signes de congeslion à la base droite du poumon.

Les urines, rares, sont légérement albumineuses.

Le traitement salicylé amène une baisse de la température.

L'enfant reste pàle et un examen de son sang est praliqué.

Il ne révèle pas d’anémie (5.776.000 globules rouges el 75 o/o d'hémoglobine).

Un nouvel examen du cœur fait attentivement, montre une matité cardiaque très agrandie dans le sens transversal et le sens vertical.

Le cœur déborde à droite le sternum.

La région précordiale présente une voussure.

L'orthodiagramine montre à nouveau un cœur allongé transversalement avec une grosse dilatation des cavités droites, ainsi qu’un gros ventricule gauche.

Les vaisseaux de la base du cœur sont élargis, et les baltements de la crosse aortique sont visibles.

L'impulsion cardiaque est transmise à Loute la région précordiale,

La crosse de l'aorte est perçue derrière le sternum, de même que les battements de la sousclavière derrière la clavicule droite.

Au foyer aortique, on entend un souffle systolique faible, se propageant vers la clavicule droite, et un souffle diastolique aspiralif assez fort, ayant son foyer maximum au bord sternal de la 4° côle gauche, el se propageant d'une part vers la clavicule droite, d'autre part vers la région de la pointe.

A la pointe le premier bruit mitral est un peu dur et souf-

flant. C'est l'élément nouveau, la lésion mitrale se conslitue.

He

Malgré elle, le pouls reste bondissant, la tension artérielle est encore à 15-9 mais le pouls capillaire n'existe pas de même que le double souffle crural.

Les urines sont abondantes (1.500 cc). Le foie est à ce moment normal. Bientôt la lésion mitrale se confirme, le 1° bruit est remplacé par un souffle doux.

Le 19 janvier 1924, le cœur reste gros, les battements des artères du cou sont un peu moins intenses, le pouls radial est moins bondissant. Les souffles aortiques sont nettement perçus ; à la pointe, le souffle mitral reste faible.

L’orthodiagramme montre une saillie volumineuse de l’oreilleilte gauche, que la percussion dorsale permet égale-

ment de délimiter:

Pour l'instant, ce malade reste donc avant tout un aortique, mais sa cardiopathie étant encore en cours, il est impossible de prévoir le sens de son évolution, et de savoir si, une fois les lésions stabilisées, l'enfant

appartiendra au type aortique ou mitral.

OBSERVATION VII Publiée dans la thèse de de la Rue. Paris 1903.

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