‹ Contribution à l'Étude des Endocardites Mitrales & AortiquesChapitre 2 sur 21 · LA · texte numérisé non relu

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Sur 21 cas, où le seul facteur étiologique de ces endocardites. était le rhumalisme articulaire aigu, il. a relevé 11 fois des atleintes doubles du cœur gauche, donc dans une proportion de 52 o/o des cas.

La chorée, elle aussi, frappe volontiers l’'endocarde, dans près de la moilié des cas, d'après MM. Hutinel ‘et Babouneix. Rien de:moins étonnant, puisque l’endocardite simple de la chorée présente des analogies frappantes avec celle du rhumalisme articulaire aigu.

Dans la stalistique de ces mêmes auteurs, sur 17 endocardites choréiques, deux fois seulement l'orifice aortique a été touché, donc dans 17 0/0 des cas.

Ollivier, sur 11 endocardiles choréiques, en trouve une seule ayant inléressé à la fois l'orifice mitral et l’orifice aorlique, soit une proportion de 11 0/0.

M. Nobécourt, dans l’élude qu'il a faileavec de Toni, a signalé dans la chorée deux endocardites aortiques sur 8 endocardites, soil une proportion de 25 o/o.

Enfin la scarlaline peut aussi léser l’endocarde. Celle atteinte du virus scarlatineux se manileste en général au cours d'un rhumatlisme scarlatin. Sur 7 endocardites observées pendant la guerre, chez des soldats, par M. Nobécourt, la lésion mitrale a été constante : ? fois seulement les valvules aorliques ont été louchées également. Chez une fillette de‘6 ans, le même auteur a rencontré la même association.

Le rhumatisme articulaire aigu est donc, sans aucun doute, la cause la plus fréquente de ces cardiopathies complexes du cœur gauche ; et ceci s'explique facile-

ment par ce fait que c'est essentiellèment une maladie

Rloe

récidivante qui est capable, au cours d'une rechute, de léser lorifice qu’elle avait épargné auparavant.

Après elle, c'est la chorée, puis, moins fréquemment, la scarlatine.

Dans certains cas, ces maladies peuvent s'associer pour donner les lésions qui nous intéressent.

Sur 2 enfants, suivis par M. Nobécourt, et qui étaient alleints de chorée et de rhüumalisme, [ous deux

présentaient des lésions des orifices milral et aortique.

Ordre d'apparition des lésions.

Puisque nous avons montré que le rhumatisme articulaire aigu était le facteur le plus fréquent de ces atteintes mitrales el aortiques associées, nous suivrons l'évolution de l’endocardite au cours de cette affection.

Tantôt l'endocarde mitral et lendocarde aortique sont atteints au cours d'une même attaque rhumatismale ; tantôt, et peut-êlre d'une façon plus fréquente, les lésions s’élablissent au cours de plusieurs attaques

successives ou éloignées.

1e Cas. — Les endocardiles mitrales el aortiques

sont d'emblée associées.

Si la crise rhumatismale, bien que fruste, n'épargne pas le cœur de l'enfant, l'endocarde est le plus souvent touché à l'exclusion du péricarde et du myocarde, et l'endocardite reste latente, ne se traduisant que par très peu de signes subjeclifs.

L'enfant se plaint au début de quelques palpilalions,

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