NACRE
d'un peu d'essouflement, d'une légère gêne précordiale, qui consiste plutôt en une sensation de pesanteur qu'en une véritable douleur. L'auscullation permet seule, alors, de déceler les lésions valvulaires.
Si la'ttaque est grave au contraire, à l’endocardite peuvent se joindre de la myocardite el de la péricardite. L'état général est grave, les symptômes fonctionnels traduisent une déficience du cœur.
La température se maintient élevée, la dyspnée et la douleur précordiale sont vives, le foie s'engorge, les urines se raréfient, l’ædème des membres et la congeslion des viscères font leur apparition. L'enfant présente les signes d'asyslolie, el s'achemine bien souvent vers la mort.
Au cours de ces diverses formes cliniques, l'auscul- {ation allentive el journalière permet de surprendre l'atteinte mitrale qui survient généralement la première.
Cette endocardite se Lraduit d'abord par l'assourdissement du premier bruit à la pointe ; il s'accentue rapidement, mais bientôt se produisent des modifications variables suivant les cas. Ou bien au bout de quelques jours l'assourdissement diminue et le bruit redevient normal, avec où sans phase préalable de dureté ; ou bien le bruit se prolonge, et un léger souffle sytoslique de la pointe apparaît. Bien qu'il se propage peu el qu'il soil peu intense, ce souffle présente bien les caractères d'un souffle orificiel. Il est holosystolique, exactement apexien, et ne varie ni avecles changements
de posilion, ni avec les mouvements respiratoires.
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Dans d'autres circonstances, ce souffle systolique peut s'associer ou alterner avec un roulement diastolique où un souffle présystolique sus-apexien, indiquant qu'un certain degré de rétrécissement s’est surajoulé à l'insuffisance mitrale.
Pendani ce temps, les lésions de l’orifice aorlique se constituent elles aussi; souvent du reste moins nettement, et d'une façon moins régulière. On note tout d'abord un assourdissement du deuxième bruit à la base. Il est généralement facile à constater, car le bruit diastolique, produit par l’abaissement des valvules sigmoïdes, est, à l’état normal, chez l'enfant, clair et bref.
Bientôt ce bruit, qui est devenu éteint et étoufté, peut redevenir normal en quelques jours, {ou prendre un certain caractère dur et parcheminé.
Plus rarement, les symptômes ne se bornent plus à des variations de timbre, mais des souffles diastoliques ou systoliques naissent à l'orifice aorlique. Ils sont généralement doux et légers et le souffle diastolique présente rarement le caractère neltement aspiratif de celui de l'insuffisance aorlique constituée.
Dans quelques cas, cette endocardite aortique n'est qu’un épiphénomèue au cours de l’attaque rhumalismale et ne change en rien la symplomatologie de la lésion mitrale. La pression sanguine, le pouls, l'aire de percussion du cœur, les orthodiagrammes ne sont pas modifiés et, la crise terminée, l’endocardite aortique disparait sans laisser de traces. Presque toujours, au con-
traire, l'atteinte de la mitrale est définitive, et les lésions