TRAITEMENT
Le lrailement est avant tout hygiénique.
Il faut régler les exercices physiques, surveiller les fonctions digestives et, surtout, prendre les précautions voulues pour éviler une nouvelle crise de rhumalisme articulaire aigu, susceplible d'aggraver la cardiopathie.
Si celte hygiène réussit assez longlemps pour le {ype aortique, pour le {ype mitral, au contraire, toutes ces précaulions ne suffisent plus. Le malade est un hyposystolique ou un asystolique ; il faut le traiter en conséquence, mais les médicalions n'ont en général qu'une
efficacité bien médiocre et toute temporaire.
en PES
Orthodiagranmes des différents types de cardiopathies
complexes du cœur gauche chez l'enfant.
Baltements aorliques.
Flèche LE.
= ; 9 À à Indice ventriculaire Figure F Cardiopathie à type mitroaorlique : D’ G
- Flèche 1,5 | Re == 1,64
Figure IL Cardiopathie à type mitral
Flèche 2,9
Figure IT cardopathie à type +ortique Ci {op ; que par, Figure [V Orthodiagramme en position oblique antérieure droite destiné à montrer l'hyperthrophie de l'oreillette gauche
= dans les cas de rétrécissement mikral, D:
Observations
Observations d’endocardites aortiques et mitrales
associées d'origine rhumatismale.
| OBSERVATION T {Inédite).
Malade du service de M. le Professeur Nobécourt, présenté
à la leçon clinique du 19 Janvier 1924.
X.... est né le II juillet 1909 ; c'est un rhumatisant invéléré. Il fut atteint d’une première crise de rhumalisme arti culaire aigu en 1919, d’une seconde l’année suivante, enfin d’une troisième en 1921. Celle ci fut plus forte que les précédentes, et lui laissa une maladie milrale.
Le 2 juillet 1923, l'enfant est repris de douleurs vives au niveau des pieds, des genoux el ce la hanche droite. Devant la persistance de celte nouvelle crise, il entre à l'hôpital le 20 juillet.
L'enfant a 14 ans. La lempérature est à 38°, le pied tuméfié est très douloureux.
Le cœur est volumineux, présentant une malité élargie verticalement el transversalement.
La poilrine est animée de battements lumullueux.
Lo d
Les signes d'auscultation révèlent une insuffisance mitrale, avec propablement de la myocardite.
L'orthodiagramme montre les cavités droites du cœur élargies.
Le foie, un peu gros, déborde de 3 em. les fausses côtes.
Les urines sont assez rares, mais sans albumine.
Le malade est traité par le salicylate de soude ; malgré ce trailement l'enfant se plaint. de douleurs précordiales, et'on note des froltements péricardiques étendus à loute la région précordiale.
À coté du souffle de l'insuffisance mitrale se développe, à la base du cœur, un léger souffle systolique el diastolique. La lésion cardiaque s'est compliquée d'une endocardite aorlique. |
En août et septembre, l'état général s'améliore, et les frotlements péricardiques disparaissent. Le souffle de la pointe persiste, tandis qu'à la base les bruits subissent des arialions diverses.
L'enfant est soumis alors à un examen complet de son appareil circulatoire.
La malilé précordiale est allongée verticalement et surtoul élargie dans le sens transversal.
Le bord droit du cœur déborde le bord droit du sternum de ?2cim 9.
Le cœur est donc augmenté de volume, surtout dans ses cavités droiles.
L'orthodiagramme montre un cœur volumineux, avec dilatation des cavités droites.
Le contour ventriculaire droit D'G° est plus étendu que normalement ; le ventricule gauche est peu hypertrophié.
L'orthodiagramme tracé l'enfant étant en pasilion, obli-
que antérieure droite, montre une saillie très manifeste de l'oreillette gauche, traduisant un léger degré de rétrécissement mitral. |
À l'inspection, l'impulsion cardiaque n'est pas très forte.
À la pointe du cœur, la main perçoit un léger frémissement présystolique {rès nel. °
L'auscultation permet d'entendre un souffle systolique de la pointe se propageant vers l’aisselle, dans la région susapexienne un roulement diastolique, enfin, derrière le sternum, à la hauteur du 2%° espace inlercostal droit, un souffle diastolique assez doux, se propageant légèrement vers l’appendice xyphoïde
Le pouls radial, assez fort, n'est ni bondissant, ni dépressible. l
On ne perçoit pas de baltements aorliques derrière la fourchette sternale ; la sous-clavière ne déborde pas la clavicule .
La tension artérielle, prise au Pachon, est de 11-5.
Le foie un peu gros, déborde de 2 cm. le rebord des fausses côles.
Les urines. abondantes, ne renferment pas d’albumine.
Cette observation nous présente donc un enfant de 14 ans atteint d’une maladie mitrale au cours de sa troisième attaque de rhumatisme, puis d’une insuffisance aorlique au cours de la crise suivante.
Ce garçon se présente actuellement comme un mi-
tral, l'élément aortique élant relativement peu marqué.
Il est en période de tolérance,
Pl
ELEN