‹ Contribution à l'étude des Epanchéments puriformes aseptiques de la plèvreChapitre 10 sur 13 · LE RA · texte numérisé non relu

LE RA

pondant.à un vestige d’épanchement de la grande cavité ; 2° une . opacité très nette oblique en haut et en dedans appartenant à l’interlobe inférieur droit, Une ponetion faite à ce niveau reste. négative.

Le 3 mars. La température est moins élevée, la malade moins dyspnéique tousse fréquemment et expectore de nombreux crachats purulents nummulaires. — А la percussion, la matité occupe la moitié inférieure du poumon. — А l’auscultation, on trouve. que les râles sous-crépitants sont bien moins nombreux. Par ailleurs le souffle pleural est plus marqué, il est nettement perçu à deux ona vers de doigt au-dessus eten dehors de la pointe de l’omoplate : et à ce niveau on note de Végophonie avec pectoriloquie aphone. Autour de ce souffle, quelques rales sous-crépitants fins, et dans le reste du poumon de nombreux rales de bronchite qui s'étendent jusqu’au sommet (où l’inspiration est humée et l'expiration prolongée), En avant, percussion normale, nombreux râles de bronchite. А gauche, râles de bronchite comme précédemment.

Le. 4 mars, L'amélioration continue. Température à 8795, А l’auscultation on trouve que Је souffle entendu nettement la veille a beaucoup diminué d'intensité ; on ne le perçoit plus qu’en. une zone très restreinte au-dessus et еп dehors de la pointe de l’omo-

plate : il est voilé et masqué par de nombreux rales. Les rales

sous-crépitants ont diminué. Toutefois, après la toux, өп les регçoit. nettement autour du souffle et ils ont un timbre gargouillant. Dans le reste du poumon, rales de bronchite,

Une nouvelle pon ction exploratrice pratiquée à la base ramène un liquide citrin, légèrement puriforme, mais plus clair que celui, des ponctions précédentes : on y trouve de nombreux polynucléaires éosinophiles.

Le 5 mars. Mêmes signes. Il existe toujours un souffle situé a. droite au niveau de la pointe de Pomophate. Се. souffle est perçu aux deux temps, présentant un timbre assez rude, presque tu- . baire. Quand on fait tousser la malade, on entend quelques rales sous crépitants. À la partie supérieure du poumon, on note que. ce souffle est plus superficiel, à timbre plus voilé, expiratoire

seulement si bien qu’on peut se demander s’il n’existe pas deux souffles, l’un à la partie moyenne, souffle tubaire de réaction pulmonaire autour de l’interlobe ; l’autre à la partie inférieure. Souffle pleurétique.

Le 6 mars. L'épanchement de la grande cavité diminuant, cela nous permet de déceler maintenant l’existence d’une matité suspendue entre deux zones sonores, Au niveau de cette bande de matité, on pergoit comme la veille, un souffle tubaire accom-

pagné de quelques rales sous-erepitants à la toux et de pectorilo-

quie aphone. — A l’extrême base du poumon on ne note plus que du silence respiratoire et une propagation du souffle sus-jacent. i | ;

Le 7 mars, Nouvelle ascension thermique à 39%. La malade est envoyée dans un service de chirurgie ой оп la maintient еп observation jusqu’au 10 mars où elle revient dans le service.

Le 10 mars. La malade présente une température qui ne dépasse pas 38° et une respiration régulière n’excédant pas 25 par minute. Mais elle tousse beaucoup et expectore de nombreux crachats purulents nummulaires, |

А la percussion du poumon droit, en arrière, оп perçoit toujours très nettement une bande de matité suspendue entre une zone tympanique en haut et une zone normalement sonore audessous. A l'extrême base, matite. A l'auscultation on entend au niveau de la partie moyenne du poumon droit un souffle tubaire a timbre presque amphorique accompagné de pectoriloquie aphone et entouré de rales sous-crépitants à la toux. Ce souffle s'étend dans la région axillaire. A l'extrême base, abolition du murmure vésiculaire et propagation du souffle sus-jacent. |

Le 13 mars. L'amélioration continue ; la malade а 37°2. ‘Mais elle expectore toujours de nombreux crachats purulents. A l’auscultation,on perçoit à la partie moyenne du poumon droit occupant une zone large comme la paume de la main, s'étendant vers l'aisselle, un souffle, existant aux deux temps,à timbre tubaire, accom-

pagné de pectoriloquie aphone et de bronchophonie, entouré de gros râles sous-crépitants,

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