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fié par l’Institut Pasteur, montre tous les caractères du pneumocoque IT. QUE
Au bout de 4 jours, une défervescence tend à s’ébauchér — les : urines, albúmineuses et glycosuriques les jours précédents, deviennent plus abondantes et l'on pense à une crise, lorsque brusquement un nouveau point de côté apparaît à la base du côté gauche, dans l’aisselle et même dans la région précordiale. Le soir même on note une matité accentuée, remontant à peu près à l’épine de l’omoplate, des rales crépitants et un souffle tubaire indiquant un nouveau foyer de pneumonie à gauche.
La défervescence et la crise apparaissent 4 jours après, et le malade qui ве, стой convalescent commence à ве lever et même après 4 jours d’apyrexie se rend dans une chambre voisine pour souper, Un examen du malade au 6° jour de la convalescence révèle des râles sous-crépitants, quelques frottements légers à la base et une diminution du murmure vésiculaire.
Ал 86 jour d'apyrexie, la température brusquement ‘s'élève à 40° en même temps que le malade se plaint de douleurs très. violentes dans, toute la région de la base-et principalement dans la région phréno-péricardique. L’ état général: est. assez mauvais, la langue sèche et la dyspnée augmente dans la journée.
On pratique le soir même une ponction exploratrice. Celle-ci permet de retirer avec une grande facilité environ 100 ce. d’un liquide séro-fibrineux nettement louche et dont le dépôt est purulent, |
Le liquide examiné aprés défibrination par perles de verre montre tous les aspects d’un épanchement puriforme aseptique : en effet, il y a un très grand nombre de polynucléaires qui tous sont intacts. On ne voit sur les lames de préparation aucun microbe. Enfin l’ensemencement du liquide sur milieu gélosé ‚yitaminé (gélose au sang) se montre négatif. ү
Les deux jours suivants, le tableau se précise encore : l’épanchement augmente, se présente toujours avec Îles mêmes carac-. tères et paraît d’un litre environ. Tous les signes cliniques d'un . épanchement de Ja grande cavité se montrent au grand complet,
depuis la matité, le. souffle pleurétique, jusqu’à. la pectoriloquie. арһопе. On craint la transformation en pleurésie purulente à pneumocoques et l’on se se tient prêt intervenir.
Mais le lendemain la température baisse ; le liquide, toujours séro fibrineux puriforme aseptique ne présente pas de pneumocoques, et inoculé à la souris ne se montre pas mortel pour cet animal.
Enfin la défervescence complète se produit, l’épanchement disparaît et il ne subsiste plus, après dix jours, que quelques frottements surtout marqués en avant et dans la région de l’aisselle.
Un examen radioscopique pratiqué alors montre la présence d’une ombre à la base avec opacité du cul-de-sac costo-diaphragmatique. De plus, on constate quelques adhérences pleuropéricardiques qui expliquent la gêne précordiale, les douleurs précédentes et la persistance d’une légère dyspnée. La plèvre interlobaire a peut-être également été touchée, Enfin, on remarque une ombre triangulaire à la partie moyenne qui paraît être en rapport avec une certaine splénisation persistante du parenchyme pulmonaire. Р г
Dix jours après, la guérison est complète et il пе subsiste plus qu’une légère opacité du cul-de-sac costo-diaphragmatique corres- :
pondant à la matité et à la diminution du murmure vésiculaire constatée à auscultation.
D'autre part, il y a quelques intermittences, qui n’étant pas en rapport avec un processus péricardique peuvent s'expliquer par les adhérences pleuro-péricaräiques.
‚ Cette observation est intéressante à plus d’un.titre : 1° Elle est la preuve de l'existence pendant la convalesсепсе d'une pneumonie d'un épanchement puriforme азер-` tique qu'il convient de distinguer des pleurésies purulentes à pneumocoques. métapneumoniques. | = | 29 L'évolution, en effet, a été totalement différente :-résorption rapide et totale,
3° Les épanchements puriformes aseptiques seraient susceptibles de laisser des adhérences qui apparaissent comme les seules séquelles possibles de ces affections de la plèyre.
Obs. VI.— (personnelle). — М. D... journalier, 64 ans, entre à l'hôpital le 17 janvier 1922 pour toux et dyspnée. Ces phénoménes remontent à la première semaine de janvier.Début brusque avec point de côté à la base gauche, frisson, toux, expectoration muco-purulente banale. Il s’alite, se sent fiévreux, dyspnéique avec des crachats muco-purulents, non sanglants ni rouillés C’est l'exagération de ces phénomènes (toux, expectoration, dyspnée) qui l’amène à l'hôpital, quinze jours environ après le début de sa maladie.
Le 18 janvier, à l'entrée, dyspnée intense, fièvre à 40°, pouls fréquent, faible, irrégulier.
Examen de l’appareil pulmonaire. — Les signes douloureux attirent l'attention sur la base gauche, La percussion y révèle de la matité mais à la palpation on ne note pas d’abolition des vibrations. А l’auscultation, on trouve surtout des râles sous crépitants disséminés, surtout localisés à la base gauche et quelques- | uns en avant et a gauche.
L’expectoration est abondante, muco-purulente, verdätre. L’examen des crachats ne fait pas constater de bacilles de Koch mais révéle quelques diplocoques prenant le Gram.
Le foie est gros et douloureux (c'est un éthylique avéré, buvant 2 à 3 litres de vin par jour). |
Les urines, montrant un léger nuage d’albumine, contiennent de l'urobiline.
La tension artérielle au Vaquez-Laubry est de 17 5.
Le cœur est arythmique faible (on donne de la digitale).
— Les jours suivants, la fièvre reste à 40°, le pouls est fréquent, malgré amélioration de l’état général. Une hémoculture pratiquée pendantla période fébrile est négative `
Le 19 janvier, — Au point de vue de là localisation pulmo-
naire, оп assiste à la transformation des signes et au développement progressif d'un état pleural de la base gauche.
Le 20 janvier. — La matité est devenue de bois et remonte jusqu’à la pointe de l’omoplate. П y a de l'abolition des vibrations, de la disparition du murmure vésiculaire, Les rales souscrépitants s'entendent maintenant surtout dans Vaisselle. On perсоф un souffle doux, léger, voile,lointais.Iln’y a pas d'egophonie, mais on note de la pectoriloquie aphone.
On pratique une ponction exploratrice qui raméne un liquide séro-fibrineux louche renfermant des hématies, des lymphocytes, mais surtout de nombreux polynucléaires dont la plus grande partie est intacte, normale, et quelques-uns présentent un protoplasma vacuolisé mais А contour bien net, Les ensemencements sur différents milieux ne poussent pas.
Les deux jours suivants, l’épanchement augmente de volume, l’espace de Traube même devient mat. Mais deux jours après, l’état général s'améliore, la température s’abaisse pour atteindre bientôt progressivement la moyenne.
La matité persiste bien à la base de même que l'abolition des vibrations et du murmure vésiculaire. Les' sous-crépitants disparaissent. Le Traube redevient sonore,
Trois nouvelles ponctions exploratrices, pratiquées de deux еп deux jours montrent un liquide séro-fibrineux louche puriforme histo'ogiquement toujours hémorragique. Mais la proportion des lymphocytes diminue, celle des polynucléaires augmente (polynucléaires à protoplasma légèrement vacuolisé). On ne trouve pas de microbe à l’examen direct sur lames — les cultures ne poussent sur aucun milieu, Enfin deux inoculations à 1а souris, pratiquées l’un le 20 janvier, l'autre le 25, n’ont pas été suivies de mort de l’animal.
Le 3 février. — On ne constate plus de la matité qu’à l’extréme base, une ponction ramène à nouveau un liquide séro-fibrineux puriforme, toujours amicrobien, ne contenant plus que des polynucléaires intacts et quelques éosinophiles qui marquent dans la plèvre la rétrocession que l’on observe cliniquement.
En résumé affection pulmonaire grippale au cours deilaquelle est apparu un épanchement pleural puriforme aseptique, lequel а évolué spontanément vers la guérison ‘ainsi que Pont attesté les signes cliniques et les и fournis par la ponction exploratrice.