‹ Contribution à l'Étude des Épendymites Méningocoquees: Traitées par trépanoponctionsChapitre 12 sur 19 · OBSERVATION N° IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION N° IV

publiée par M. Laroche ‘in Archives de Médecine el Pharmacie mililaires, 1917, p. 788), résumée

Soldat de 21 ans présentant des signes non douteux de méningite cérébro spinale le 26 mars 1917.

Du 1x5 au 20 avril on institue la médication sérothérapique (30 c.* à 40 c.* pro die).

La fièvre persiste. Céphalée et raideur intenses. Le 20 dans la matinée la ponction fournit un liquide xanthrochromique coagulant spontanément très vite.

Les mononucléaires sont au nombre de 35°/, et les polynucléaires de 25 °/,. Pas de microbes.

On pense à une épendymite et sous chloroforme on pratique la trépano-ponction du ventricule droit.

Le liquide sort en jet. On en retire une quantité de 25 c° remplacés aussitôt par 10 c.° de sérum antiméningococcique injectés très lentement.

Dès le lendemain, la céphalée a disparu, le maladese sent mieux.

. Le 22 avril, la température et le pouls sont redevenus

normaux, la raideur a diminué, l’état général est satisfai-

sant.

Le 28, la ponction lombaire permet de retirer un liquide eau de roche réduisant fortement la liqueur de Fehling (signe de guérison). Dans le culot de centrifugation on trouve de rares mononucléaires et lymphocytes. Le liquide ventriculaire, encore louche, très albumineux, contient 5/6 de polynucléaires, 1/6 de mononucléaires et de très rares pneumocoques. Sa culture est négative.

A partir de ce jour le malade entre en convalescence et guérit. Quatre mois après nous écrit M. Laroche cette guérison était complète sans séquelle d'aucune sorte.

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