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Symptomatologie
Le syndrome épendymaire est d’abord masqué par les symptômes méningés, mais bientôt, la sérothérapie intrarachidienne ayant eu raison de la méningite, c’est l’épendymite qui domine la scène.
Nous allons essayer de dégager d’une observation que nous considérons comme typique les signes cliniques et le diagnostic de cette affection. Nous terminerons par quelques considérations sur le pronostic et le traitement.
Signes cliniques
La plupart des auteurs signalent chez un sujet dont la première phase méningée à évolué normalementune atténuation des symptômes sous l'influence de la sérothérapie intra rachidienne.
* La céphalée, le délire, l’'insomnie ont diminué, la température elle-même a baissé. On croit à la ouérison quand une recrudescence des accidents aigus se produit.
Chez notre malade cette période d’accalmie a manqué complètement et c’est sans transition que le syndrome épendymaire s’est établi. |
A l’état de pureté ce syndrome est constitué en réalité par la juxtaposition de deux groupements symptômatiques de significations différentes, traduisant l’un : l'inflammalion ventriculaire. (Raideur excessive, troubles intellectuels, somnolence, cachexie progressive) l’autre : l'hypertension cranienne (céphalée intense, vomissements, hyperesthésie, troubles sphinctériens, respiratoires cardiaques, stase papillaire).
Nous avons pu vérifier l'exactitude de la plupart de ces symptômes.
La raideur de la nuque et des muscles dorso-lombaires, accusée lors de l’entrée dans le service augmenta sans cesse et devint extrême.
L’élat général, profondément atteint dès les premiers jours, déclina sans arrêt. Nous assistâmes à une véritable fonte musculaire par amyotrophie généralisée donnant à la malade un aspect squelettique.
La peau devint sèche et rugueuse et une eschare sacrée ne tarda pas à se produire.
Les troubles psychiques furent intenses. À une période d’agitation extrême, avec délire, cris, cauchemars fit suite un état de somnolence et d'obnubilation complète. La conscience n'était pas cependant perdue et l’on pouvait en interrogeant la malade avec insistance obtenir d’elle quelques réponses. Mais inerte, le regard vague, elle restait indifférente à tout ce qui l’entourait. De temps à autre on pouvait noter un peu de délire tranquille.
La céphalée occipitale et frontale fut toujours intense, présentant des périodes d’exaspération qui arrachaient des cris à la malade.
Les troubles sphinclériens ne tardèrent pas à se produire et l’incontinence des urines devint constante.
Les troubles moleurs furent difficiles à apprécier par suite de la contracture musculaire qui empêchait la malade de se mouvoir ; cependant on ne constata pas de paralysie.
Du côté de la sensibilité nous sommes aussi mal renseignés. Toutefois, des douleurs spontanées apparurent le long du rachis, dans la masse sacro-lombaire, exagérées par la pression ou les mouvements.
Les vomissements survinrent assez tard et ne persistèrent pas. :
La respiration se maintint à un rythme presque normal jusqu'aux dernières heures qui précédèrent la mort. Elle prit alors la forme de Cheyne-stokes.
Le pouls marqua une accélération précoce qui se maintint au cours de la maladie, souvent en discordance avec la température.
Celte dernière présenta des oscillations de grande amp tude n’obéissant à aucun type déterminé.
UN pa
Les réflexes tendineux et cutanés très diminués jouaient dans le sens normal. Le réflexe pupillaire à la lumière était paresseux.
L'examen ophtalmoscopique révéla une slase papillaire bilatérale. Ge signe considéré par Merle comme un des plus constants et des plus précoces de l'hypertension cranienne est constitué par l'hyperémie, la turgescence du disque papillaire, la dilatation des veines qui paraissent tortueuses. Il serait dû (Dupuy-Dutemps) à la distension de la gaine du nerf optique par le liquide sous pression qui comprime la veine centrale de la rétine.
Enfin l’étude du réflexe oculo-cardiaque dont MM. le Professeur Sabrazès et Charles Massias ont montré l'importance séméiologique en pareil cas. /Gazelie des sciences médicales de Bordeaux, 14 mars 1920), nous ayant paru présenter un intérêt tout particulier, nous lui consacrons le paragraphe suivant.
Variations du réflexe oculo-cardiaque
Au début de la maladie, au moment où les symptômes méningés dominaient la scène, la compression bilatérale des globes oculaires, faite suivant la méthode classique, en pratiquant en particulier une pression progressive d’une durée supérieure à une minute donnait un ralentissement normal du rythme cardiaque. |
Voici les relevés du R. O. C. durant le cours de l’observation :
Du :6 au 22 février.
R. O. C. : 100-92 ; 95-go.
Le 23 février, sept jours après l'entrée à l'hôpital, on note pour la première fois une inversion du réflexe.
Le 24. R. O. C.': 140-146.
Du 25 au 1° mars. R. O. C. : 136-120 ; 140-140.
ÉPENDYMITES À
Du 1° au 6 mars. R. O. C. : 100-120 ;: 120-108 ; 108-108. Du 6 au 8. R. O. C. : 110-100 ; 120-140.
Le 9 mars. R. O. C. : 100-120.
Le 9 après trépano-ponction : R. O. G. : 108-80.
Le 10 ;: R. O. C. : 08-80 ; 108-96.
Le 1F6 70% Gr::108706;
\vant la mort. R. O. G. : 80-72 : 72-68.
Devant la netteté de ces chiffres, avec MM. le Professeur Sabrazès et Massias, nous croyons à la valeur de ce signe comme indice d’hypertension cränienne d’origine ventriculaire.
Déjà dans le n° de la Gazelle des hôpilaux du 19 juillet 1919. MM. Laval et Girou signalent l’inversion du R, O.C. dans un cas de compression cränienne par abcès d’origine otitique.
De leur observation, deux faits sont à retenir.
1° Inversion du R. O0.C quand le cerveau est comprimé par l’abcès sous dural.