‹ Contribution à l'étude des épilepsies giratoiresChapitre 23 sur 39 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

D. ESTEBAN, 32 ans.

Pas d’antécédents notables. Les crises ont débuté à l’âge de 11 ans. Il s'agissait alors de crises généralisées, tonicocloniques typiques, sans aura, sans cri initial, avec morsure de la langue fréquente et émission involontaire des urines. Leur rythme pouvait s'établir à environ une crise tous les mois et demi à deux mois. Il en fut ainsi jusqu’à Pâge de 24 ans. À ce moment-là, les crises changent de rythme, tendant. à se rapprocher jusqu’à un maximum de 45 crises dans l’année, et changent également de type : la crise surprend le malade debout; il pâlit brusquement, présente une déviation conjuguée de la tête et des yeux vers la gauche, puis une giration de tout le corps dans ce sens, décrit ainsi deux ou trois tours et tombe, en proie à une crise tonico-clonique typique mais brève,

Le malade ne sent pas venir sa crise et la perte de conscience est initiale. L’amnésie post-crise est totale et seul l’entourage a pu décrire la giration, le malade n’en conservant rigoureusement aucun souvenir.

Aucune particularité des divers examens subis ne mérite d’être retenue.

É lectro-encéphalogramme.

Sur le tracé standard, un paroxysme d’ondes hypersyn- -chrones, dans toutes les dérivations. L’hyperpnée amène deux paroxysmes semblables, avec des ondes proches de la poinde-onde surtout dans les dérivations postérieures. Les anomalies sont plus amples à gauche. En conclusion: comitialité de type essentiel, malgré l’absence de pointeondes typiques, mais à cause de la présence de paroxysmes simultanés dans toutes les dérivations.

L'apparition de phénomènes giratoires au cours d’une comitialité idiopathique paraît surprenante au premier abord. On ne peut cependant manquer de rapprocher ces observations cliniques des constatations expérimentales de HUNTER et JASPER sur les effets de la stimulation du thalamus chez l’animal réveillé. Ils ont provoqué des phénomènes de giration par excitation du noyau ventral médian ou des régions voisines.

B) Dans deux cas, les anomalies sont d'interprétation délicate.

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