‹ Contribution à l'étude des épilepsies giratoiresChapitre 24 sur 39 · OBSERVATION XIV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIV

Paule L..., 31 ans.

4 PEL LES 0] . 1 Q . 0 # A présenté, à l’âge d’un an, une crise convulsive isolée coïncidant avec une poussée dentaire.

A 30 ans, alors que la malade se trouvait dans la rue, à jeun, et ressentait une sensation de faim, la première crise comitiale a lieu et se déroule ainsi : brusquement, sans aucun prodrôme, la malade perd conscience, puis survient une déviation de la tête vers la droite avec révulsion des yeux vers le haut; le corps effectue alors une giration de 2 ou 3 tours complets dans le sens horaire. La malade tombe, mais est retenue par sa sœur qui

l’accompagnait. À ce moment-là apparaissent quelques mouvements de mâchonnement. Pas de clonies. La crise dure en tout 3 à 4 minutes. La reprise de la conscience est brusque, l’amnésie post-crise totale, sans phénomènes résiduels ni asthénie consécutive.

Les examens général et neurologique sont normaux.

Électro-encéphalogramme.

Le tracé montre des anomalies dominant sur l’hémisphère droit, mais ayant chaque fois un écho synchrone sur l’hémisphère gauche; ceci s’observe sur les dérivations longitudinales. Sur les dérivations transversales, chaque fois que l’on a une électrode au vertex, on constate qu’au paroxysme signalé précédemment correspondent des pré- . cipitations de pointes avec maximum du côté gauche.

Ceci permet de soulever l'hypothèse d’un foyer interhémisphérique gauche se projetant facilement de façon synchrone, sur les deux hémisphères.

k% OBSERVATION XV

Antonio D.., 30 ans.

À Vâge de 14 ans apparaît la première crise : la perte de conscience survient brusquement, puis déviation de la tête et des yeux vers la gauche suivie d’une giration antihoraire de tout le corps. Le malade fait un tour, puis tombe, avec ensuite une crise tonico-clonique typique. Les crises se répètent 4 ou 5 fois par an; à noter que. le malade à passé plusieurs années sans crises.

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Électro-encéphalogramme.

Sur un tracé de base normal apparaissent des paroxysmes d'anomalies synchrones, mais non symétriques. Pas d’anomalies intercritiques. Cependant, on note que les pointes sont plus importantes et plus typiques au cours de certaines bouffées sur la région moyenne. Pas de localisation sûre. : ;

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Ainsi ces tracés sont d'interprétation délicate. Nous ne pensons pas avoir ici une comitialité idiopathique. Si les altérations l’évoquent par leur allure grossièrement simultanée sur toutes les dérivations, en fait on note qu'il y a une prédominance sur un hémisphère et surtout un examen attentif montre qu'il n’y a pas de synchronisme rigoureux entre les accidents des diverses dérivations.

- Dans le premier cas (observ. XIV), on peut formuler avec quelque vraisemblance une hypothèse : celle d’un foyer interhémisphérique diffusant facilement aux deux hémisphères.

Quant à l’autre cas, si nous n’avons pas une localisation sûre, la ressemblance avec le tracé précédent nous porte à penser qu'il s’agit aussi d’un foyer cortical diffusant facilement.

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