TRAITEMENT
Nous diviserons pour la clarté et la la commodité du sujet, létude du traitement des cancers bas situés, en 2 gl'OUpES :
1° Cancers bas situés et limités ;
1° Cancers bas situés et imfiltrés.
2° Cancers linutés. — La voie vaginale est presque généralement la seule employée.
En têle par sa simplicité se place l'exeision de Hégar et Kaltenbach. On circonserit la fumeur par une meision tracée en tissu sain le plus loin possible des tissus néoplasiques.
Mais les résultats sont loin d'en être brillants 100 p. 100 de récidive d’après Pichevin. Le Coz dans sa thése de Montpellier, 1912, signale que la littérature ne relate que deux cas qui sotent restés guéris, mais les deux fois, il s'agissait de loutes peliles tumeurs siègeant à la paroi postérieure du vagin immédiatement au dessus de l'anneau vulvare.
Aussi les chirurgiens sont ils d'accord pour admettre aujourd'hui que cette intervention doit être absolument rejetée pour lui préférer l’ablation de la tumeur après périnéolomie transversale. Cest en effet le procédé de choix préconisé pour la première fois par Zuckerkandil en 1889. Après incision transversale du périnée, on décolle la paroi vaginale de la paroï rectale jusqu’au cul-de-sac de Douglas, selon la technique de Lawson Tait. La libération étant complète on Fait saillir la tu-
meur dans l’intérieur du vagin et on l’enlève en empiétant largement sur les tissus sains.
Bourgeot, dans sa thèse de Lyon, 1907, parlant de ces opérations les appelle traitement ancien et les Juge insuflisantes. Il est d'avis d'opérer, dans tous les cas, le cancer du vagin quelque soit son siège par une colpo-bystérectomie périnéo-abdominale qui permet d’extirper dans sa contiuinité larbre génital tout entier, d'enlever les ganglions malades et de faire des exereses larges dans le tissu cellulaire de la région. D'après le Professeur Pollosson € Lorsque le néoplasne siège au 1/3 moyen, si il est limité et mobile on emploiera la méthode abdominale pure ; mais s'il est fixé, on se servira de la voie abdomino-périnéale, à plus forte raison si le néoplasme siège au 1/3 inférieur c’est la voie abdomino périnéale qui est recommandée «.
2° Cancers élendus et infiltrés. Pour ceux là l’idée denlever le rectum avec le vagin et l'utérus s'est présenté à lespritdes chirurgiens.
Leguen—Lauenstein—Wertheim commencèrent par exlirper seulement la paroi rectale immédiatement sous- Jacente à la tumeur vaginale.
Plus tard—Himmelfarb et de Beule sont allés plus loin el par voie postérieure para-sacro-Coccyglenne ou après résection sacrée ont pu enlever le vagin, le rec- Lum et tout le tissu cellulaire para-vagino-rectal hrillré par le néoplasme.
RÉSULTATS OPÉRATOIRES Les statistiques sont hélas très sombres el quelque peu décevantes.
100 p. 100 d’après Martin 90 p. 100 d’après Olsharsen
Actuellement malgré les divers perfectionnements
apportés, les récidives n’en sont pas moins fréquentes et rapides.
La Colpo-hysterectomie paraitrait donner des réctdives moins rapides. La lilérature renseigne comme guéries, les opérés de Kronig (5 ans) Veit (3 ans 7 mois) Brose (2 ans 1/2) mais depuis 1910 on n'a pas eu de nouveaux renseignements.
Les interventions suivant la technique de Himmelfarb el de Beule paraissent donner des résultats à distance sans conteste
L'opérée de Leguen fut présentée en 1910 à la société de chirurgie, 10 ans après son intervention et3 ans après,elle était toujours en excellent état. Himmelfarb et ‘de Beule n'ont pas vu de récidives après 8 ans.
Mais les cas de ce genre sont encore peu nombreux el encore trop récents pour de là, appliquer systématliquement des larges interventions à tous les cancers du vagin, surtout à ceux bas-silués.
La périnéotomie transversale avec excision large parait done être la méthode de choix.
Tout au plus avec Polloson et Bourgeot pourrait-on, dans certains cas à propagalion ranide fure la colpohystérectomie périnéo-abdominale.