OBSERVATION I
Inédile (dùe à l’obligeance de M. le professeur de Rouville)
3 noyaux épithéliomateux du 1/3 inférieur du vagin
Madame M... 54 ans . p.
entre à l'hôpital Suburban le 20 novembre 1919 pour pertes rouges abondantes el douleurs légères dans la fosse iliaque droite.
Antécédents héréditaires néant.
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Antécédents personnels néant, mariée, 1 enfant mortné, réglée à 13 ans, règles réguliéres, abondantes (6 jours). Dysménnorhée ovarienne. Ménopause il v a 2 ans.
Début. La malade accuse.il Y à 7 Où 8 ans,une sensalion de pesanteur, dans la fosse iliaque droite, persistant encore actuellement. Il y à 8 mois en avril 1919 (1 an 1/2 environ après là ménopause) des pertes rouges quotidiennes apparaissent sans jamais plus disparaitre. Antérieurement pendant 3 mois, les pertes avaient paru reprendre comme avant le ménopause, régulièrement 3 Jours par mois.
Etat actuel. La pesanteur dans la fosse iliaque droite persiste. Les pertes rouges sont continuelles, abondantes, sans odeur.
Bon appétit. Digestions difficiles. Constipation. Rien aux autres appareils. La malade accuse un amaigrissement de pres de 10 kilos en Fan. Etat général très affaibli.
Examen. Ventre souple, normal, non douloureux.
Au loucher le doigt rencontre dans la région vulvovaginale droite une petite tumeur avant environ le diamètre d’une pièce de cinquante centimes, bougeonnunte, hémorragique, peu mobile.
Une deuxième tumeur paraissant être de même pature un peu plus large (piéce de 1 fr.) se trouve sur la partie moyenne de la face postérieure du vagin. Elle est plus superticielle et mobile.
Enfin un troisième noyau du volume d’une noiselte est découvert en posilion sous-urethale droite. Il est absolument immobile et parait même adhérer à la symphyse.
Ces 3 tumeurs ne sont pas douloureuses au toucher Mais saignent au moindre contact.
Le col et l'utérus sont sains. Pas de masses ganglion: naires.
Urines normales.
Opération. Le 1* Décembre 1919. Resection en lrianele à base vulvaire de la paroi postérieure du vagin comprenant la tumeur vulvo-vaginale droite et la {tumeur de la face postérieure. Décollement facile. Pas d'adhérences au rectum, La tumeur sous-uréthrale est plus adhérente mais parait avoir pu être extirpée en Lotalité sans lésions ni de Purethre ni de la vessie.
Suites opératoires. La malade continue à avoir quelques hémorragies. mais bien moms abondantes. Un examen pratiqué 45 jours après l'intervention révèle une cicatrisation encore imparfaite, mais en excellente vote. [n'y a plus aucune trace de tumeur. Golet utérus sont indemnes.
La malade sortie de l'hôpital 5 mois après, avec loujours les mêmes pertes rouges, n'a plus donné dc nouvelles.
Examen anatomo-pathologique {pratiqué par M. le Professeur Massabiau) ** épithélioma pavimenteux tubulé du vagin. L'examen des préparations montre Île point de départ des proliférations épithéliales aux dépens de lépithélium pavimenteux stratifié du vagin. I s'agit done d'un épithélioma primitif el non d'une greffe ou mélastase ”.
OBSERVATION [I Trapenard (Thèse de Paris, 1907).
épithélioma de la face latérale droite du vagin Il s’agit d'une dame B. .... 54% ans. Dans les antécédents héréditaires nous ne trouvons pas de cancer, le père est mort à 72 ans d'une cysüile, la mère supporte