‹ Contribution à l'Étude des Essais Pharmaceutiques de la PepsineChapitre 12 sur 53 · CHAPITRE Ill · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ill

Méthodes d’Essai de la Pepsine

des pharmacopées Françaises et Etrangères

Il est important pour le pharmacien, non pas de connaître le titre exact d’une pepsine, mais de vérifier si son titre répond au titre minimum exigé par la pharmacopée.

La pharmacopée française avait besoin d'un essai officiel pour déterminer l’activité d’une pepsine dite « médicinale ».

La commission de 1865 adopta la fibrine humide en milieu chlorhydrique. Le Codex de 1866 remplaça l'acide chlorhydrique par l'acide lactique. Celui de 1884 substitua l'acide chiorhydrique à l'acide lactique ; il précisa en outre les conditions d’essai qui étaient les suivantes :

Pepsine médicinale "1... 0 gr. 50 Eaudistiliée serre 60 gr.

Acide chlorhydrique officinal.. 0 gr. 60 Fibrine fraiche er 10 gr.

Placer le flacon dans une étuve à eau chaude dont la température devra être maintenue à + 50°. Faites digérer pendant 6 heures et agiter fréquemment jusqu’à dissolution de la fibrine, puis toutes les heures environ.

10 cm* de la liqueur refroidie et filtrée ne doivent pas se troubler par l'addition de x à xxx gouttes d'acide azotique ; l'alcool détermine au contraire, un précipité blanc abondant.

Le Codex de 1908 a apporté des modifications importantes à

2 10 — l'essai de la pepsine en diminuant l'acidité du milieu qu'il à portée à 0 gr. 15 d'acide chlorhydrique pur. Il a modifié également la prise d'essai qu’il a ramenée à 0 gr. 10.

A) Essai du Codex Français

La méthode du Codex français 1908 est la suivante :

Pepanessineeaicern ue. Da 0 gr.10 Haut distléesré ts Re: 08 gr. 50 Acide chlorhydrique dilué .... 1 gr. 50 Hibaméldesséchée 2730 2 gr. 50

Dans un flacon à large ouverture, introduisez la fibrine, l’eau distillée et l'acide chlorhydrique dilué ; placez ce flacon dans une étuve ou un B. M. chauffé à + 50° jusqu’à ce que le mélange ait atteint la même température; ajoutez alors la pepsine et faites digérer pendant 6 heures en ayant soin, au début, d’agiter fréquemment jusqu'à dissolution complète de la fibrine, et ensuite toutes les heures environ.

Laissez refroidir et filtrez.

10 cm de la liqueur ainsi obtenue et filtrée ne doivent pas, à la température ordinaire, se troubler par l'addition de 20 gouttes d'acide azotique officinal.

Dans cet essai, on peut remplacer la fibrine sèche par 10 grammes de fibrine fraîche ; il faut alors réduire à 51 grammes la proportion d’eau distillée.

Quant aux pepsines amylacées et lactosées, elles doivent, à la dose de 0 gr. 25, répondre à l'essai précité.

Le supplément du Codex ajoute :

: « La pepsine, dans les conditions de l’essai suivant, doit peptoniser au moins 100 fois son poids de fibrine essorée ».

« Quant aux pepsines amylacées, elles doivent peptoniser d’après l'essai au moins 40 fois leur poids de fibrine humide ».

De plus, le supplément précise, à la suite des remarques de Portes et de Bourquelot [3- p. 761], que la température à laquelle sera refroidi le digestat avant l'addition d'acide azotique, doit être strictement comprise entre 17 et 19°.

B) Essai de la Pharmacopée Belge

D’après la pharmacopée belge, la pepsine a les propriétés suivantes :

« C'est une poudre blanche ou blanc jaunâtre à réaction légèrement acide, sans odeur désagréable et de saveur faible. Généralement, elle est additionnée de sucre de lait ».

Essai. — On maintient 10 minutes dans l’eau bouillante un œuf de poule frais. Après refroidissement, on détache le blanc qu’on divise en le faisant passer à travers un tamis n° 10.

D'autre part, on dissout par trituration 0 gr. 1 de pepsine dans 100 cm d’eau contenant 0 gr. 25 d'acide chlorhydrique. On verse la solution dans un ballon d'environ 200 cm®. On y ajoute 10 grammes du blanc d'œuf. On agite et on chauffe au B. M. à + 40°, en agitant de temps en temps.

Après une heure de digestion, le blanc d'œuf est dissous en laissant seulement quelques petits flocons.

Le supplément du Codex belge 1912 précise ‘‘ 100 cm° d'eau titrant 0 gr. 25 pour 100 d'acide chlorhydrique Hel (soit dans le mélange 3 cm° 5 d'acide chlorhydrique et 96 cm° 5 d’eau distillée).

On voit que dans les conditions de la pharmacopée Belge, la pepsine devrait dissoudre au moins 100 fois son poids d’albumine d'œuf coagulée et désagrégée.

REMARQUES AU SUJET DE CET ESSAI. — Nous voyons que dans cet essai on coagule l'albumine pendant 10 minutes et qu’on la tamise mais qu’on ne la désagrège ni au mortier (comme nous le verrons dans le procédé anglais), ni avec un agitateur à bout rodé (comme dans le procédé américain). Ces deux procédés seront exposés plus loin.

On remarque que la pharmacopée belge prescrit de dissoudre la pepsine dans la solution chlorhydrique, puis d’y ajouter l’albumine et de porter le mélange à la température requise.

Cette température qui se rapproche, il est vrai, de la température physiologique de digestion, est inférieure à celle de l’essai du Codex français.

Enfin le contrôle de la réaction, dans cet essai, n’est pas déli-

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