‹ Contribution à l'Étude des Essais Pharmaceutiques de la PepsineChapitre 14 sur 53 · PE RES · texte numérisé non relu

PE RES

Le pouvoir protéolytique de la pepsine (plus grand ou plus faible que celui qui vient d’être décrit) peut être déterminé en fixant par des essais répétés la quantité de solution de pepsine, faite comme il a été indiqué dans l'essai, nécessaire pour digérer dans les conditions fixées, 10 grammes d’albumine d'œuf désagrégée. En divisant 15000 par cette quantité exprimée en cm on saura combien de parties d’albumine d'œuf, une partie de pepsine peut digérer. |

REMARQUES AU SUJET DE CET EssAL — Nous voyons que l'essai de la pharmacopée américaine a une durée plus courte que celle des essais anglais et français, mais qu’il ne tient compte que d’une liquéfaction approximative de l’albumine d'œuf.

Cet essai est encore plus arbitraire que ceux des pharmacopées précédentes.

Nous allons indiquer dans quelles conditions nous avons effectué l'essai américain.

Pour cet essai, nous avons préparé avec le même soin l’albumine, comme pour les essais belge et anglais.

Les Américains admettent que l'œuf de poule peut être employé au bout de douze jours ; nous nous sommes contentés d'employer des œufs n'ayant pas plus de 6 jours. La tamisation a été opérée au moyen d'un tamis ayant 40 mailles au pouce anglais, soit 15 mailles au centimètre.

La dilution dans l'essai a été constante; ainsi, lorsqu’au lieu de 5 cm° de solution de pepsine, nous en avons employé 6 où 7 cm$5, nous n'avons rincé l’agitateur qu'avec 14 ou 12 cm° 5 de de solution acide, pour obtenir un total de véhicule acide de 40 cm*.

Nous avons employé comme vases d'essais des flacons à paroi mince et munis d’un bouchon de verre pour qu'on puisse les retourner et les agiter comme l'indique la pharmacopée des Etats-Unis ({l’albumine pouvant adhérer à un bouchon de coton ou de liège).

Nous avons admis qu’une pepsine satisfaisait à l'essai lorsque l’albumine déposée au bout d’une demi-heure mesurait environ 0 cm° 9,

La capacité des vases coniques employés n'étant pas spécifiée

Le D ee

dans cet essai, nous nous sommes servis de flacons identiques les uns aux autres et ayant 70 cm° de capacité.

On prend dans cet essai 5 cm* de solution acide de pepsine à 0 gr. 1 pour 150 ou 0 gr. 66 pour 1000, les 5 cm* correspondent

donc à :

Ces 0 gr. 00333 doivent dissoudre imparfaitement 10 grammes d'albumine.

Si ces 0 gr. 00333 de pepsine dissolvaient complètement les 10 grammes d’albumine, ils en dissoudraient 3333 fois leur poids.

Mais ces conditions ne sont pas tout-à-fait réalisées et une pepsine qui satisfait aux conditions de l'essai américain a un titre un peu inférieur à 3333, en chiffre rond 3000.

Si, en effet, on divise 15000 (chiffre donné par la pharmacopée américaine) par le nombre de cm° de solution de pepsine employés, on obtient le titre de la pepsine soit :

— 0 gr. 00333

—— = 3.000 (titre limite) ou 1 : 3.000 U. S. P. 15.00

F CL 5.000 ou I : 5.000 U. S. P.

Ainsi, pour satisfaire aux exigences du Codex américain, si on emploie 5 cm* de solution de pepsine au titre 5.009 on ne devra employer que 3 cm° de solution de pepsine au titre 5.000. En résumé, cet essai détermine dans une certaine limitele titre exact d’une pepsine.

E) Essai de la Pharmacopée Allemande

D'après cette pharmacopée, la pepsine est une enzyme retirée de la muqueuse stomacale des porcs, moutons ou veaux et mélangée au sucre de lait. |

Essar. — On met un œuf de poule dans l'eau bouillante pendant 10 minutes. Après refroidissement immédiat à l'eau froide, le blanc doit être réduit en poudre grossière, à l’aide d’un tamis approprié On met 10 grammes de ce blanc d'œuf dans 100 cm d'eau à + 50°, puis 0,5 cm° d'acide chlorhydrique, et on ajoute 0 gr. i de pepsine,

y UE

On maintient ce mélange que l’on agite tous les quarts d'heure environ à + 45° pendant 3 heures. Au bout de ce temps le blanc d'œuf doit être dissous, sauf quelques petites pellicules blanc jaunâtre.

REMARQUES AU SUJET DE CET ESsAl. — Nous remarquons que dans cet essai on ne parle pas de la tamisation de l’albumine ; il est seulement recommandé de réduire l’albumine en une espèce de « poudre grossière ».

On n'y parle pas non plus de la désagrégation au mortier (voir la remarque que nous avons faite au sujet de l'essai de la pharmacopée belge).

Nous pouvons donc dire que l'essai de la pharmacopée allemande n’est pas précis dans ses détails. Il a le seul avantage de tenir compte de la diminution d'activité de la pepsine, provenant de l'acide chlorhydrique à froid sur celle-ci, avant la mise en digestion à la température de + 45°. (Dans cet essai, on porte en effet la solution chlorhydrique à la température de + 50° avant d'ajouter la pepsine).

F) Autres essais Étrangers

Nous venons d'exposer parmi quelques procédés d'essais ceux qui nous ont paru les plus précis.

Si la plupart des pharmacopées étrangères emploient l’albumine d'œuf, certaines n’indiquent pas le temps de coagulation comme les pharmacopées italienne et russe, ni ne précisent le temps de digestion comme la pharmacopée suisse.

La pharmacopée espagnole, à l'instar de la pharmacopée française emploie la fibrine; cependant elle met en jeu une concentration excessivement forte en cette matière albuminoïde ; dans cet essai on ne tient compte pour déterminer le pouvoir protéolytique d’une pepsine que du pouvoir dissolvant de celle-ci.

Les essais de la pharmacopée française avec ceux des pharmacopées roumaine, suisse et italienne semblent être les plus rigoureux, quant à la détermination de la fin de l'essai; cependant ces phärmacopées ne précisent pas les conditions dans lesquelles doit être opéré l'essai azotique. (Voir tableau page 533).

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