‹ Contribution à l'Étude des Essais Pharmaceutiques de la PepsineChapitre 16 sur 53 · PF, UE · texte numérisé non relu

PF, UE

Pour sécher la fibrine, il faut que le lavage à l’eau froide soit parfait ; on doit donc l'exprimer très énergiquement jusqu'à ce qu’elle devienne blanche. On l’étale alors en couche mince sur un tamis, et on la met sécher à la température de 40-45° dans une étuve ayant une bonne circulation d'air. La dessiccation doit être rapide sans dépasser 50°.

La fibrine séchée doit être pulvérisée et essayée à l'acide chlorhydrique dilué ; elle doit se prendre instantanément en gelée.

Pour notre part, quelques essais comparatifs nous ont montré que la fibrine sèche correspond à peu près au 1/3 de fibrine fraiche essorée soigneusement à travers un linge.

Pour cela, nous avons pesé à plusieurs reprises 10 gr. de fibrine fraiche, puis nous l’avons desséchée et pulvérisée comme il est dit plus haut.

Nous avons obtenu sur 10 essais, un rendement de 10 gr. de fibrine fraîche en fibrine sèche variant entre 24.8 et 25.1 %.

Ces résultats, confirment à peu près ceux de M. Macquaire [25] qui s'était occupé de cette question.

Nous signalerons que certains expérimentateurs dessèchent dans le vide des caillots de bœuf et de cheval, bien débarrassés de globules rouges par lavage prolongé à l'eau courante.

Mais la fibrine de cheval se solubilise petit-à-petit dans l’eau pure; l’eau salée peut même la solubiliser complètement; aussi, si l’on veut employer cette fibrine, faut-il la débarrasser rapidement de ses impuretés au moyen de lavage à l’eau froide.

La fibrine de cheval desséchée à une température voisine de 40° se solubilise facilement dans une solution acide, alors que cette même fibrine desséchée à froid ou à 100° ne se solubilise pas.

Ce phénomène d’autolyse a reçu plusieurs explications : ce sont des traces de trypsine pancréatique d’après certains auteurs [17], des diastases, des leucocytes d’après les autres, qui provoquent ces débuts de digestion [34]

On obtient de la fibrine pure, très peu soluble dans des solutions salées, en partant de plasmas centrifugés et filtrés [34]. Il

Ur —

semble cependant que l'on ne peut enlever complètement les traces de trypsine qui imprègnent la fibrine.

La dessiccation à 40° n’a qu’une influence minime sur la fibrine de porc; aussi nous avons opéré avec celte fibrine comme l'indique le Codex français.

C) Albumine d'œuf coagulée

Le terme albumine vient du mot latin « Albumen » qui veut dire blanc d'œuf. En réalité, le blanc d'œuf est un albuminate; purifié par la dialyse, il fournit l’albumine dite pure à laquelle certains auteurs attribuent la formule suivante : C2 H*®2 N5

Cette albumine est coagulée par tous les réactifs généraux des albuminoïdes : l'acide nitrique (sensibilité 1/20.000), le chlorure de sodium concentré et acétifié, le tanin et les réactifs alcaloïdiques (sensibilité 1/200.000) au moins), la chaleur.

A) Coagulation de l’'Albumine. — Dans les pharmacopées étrangères on emploie la chaleur comme agent de coagulation ; celleci est faite dans la coquille elle-même et consiste à tremper l'œuf dans l'eau bouillante ; on retire l'œuf au bout d’un temps déterminé et on le refroidit sous l’eau courante.

Le temps de coagulation est fixé comme nous l'avons vu, à :

5 minutes dans la pharmacopée suisse,

8 minutes dans la pharmacopée japonaise,

10 minutes dans la pharmacopée belge,

15 minutes dans la pharmacopée anglaise.

Les résultats figurant dans le tableau suivant montrent qu'il est important de coaguler l’albumine d'œuf pendant le temps rigoureusement fixé par chaque pharmacopée, car, si dans le procédé belge par exemple, au lieu de coaguler l’albumine d’œuf pendant 10 minutes, ce temps est porté à 15 minutes, on voit que les résultats de la digestion pepsine sont moins bons pour devenir tout-à-fait mauvais après une coagulation de 30 à 35 minutes, même après trois heures de digestion.

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