‹ Contribution à l'Étude des Essais Pharmaceutiques de la PepsineChapitre 18 sur 53 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Comparaison entre eux des divers essais

officiels exposés plus haut

Nous allons comparer entre eux ces divers procédés :

1°. — Dans ces essais les matières passives sont d'origine différente. Quatre essais portent sur l’albumine d'œuf, et un seul sur la fibrine de porc.

Dans les quatre essais utilisant l’albumine d'œuf la durée de coagulation est différente ; elle est de :

10 minutes dans les essais belge et allemand, 15 minutes dans les essais anglais et américain.

La tamisation de l'albumine est différente dans tous ces procédés.

L'essai allemand ne parle pas de cette tamisation.

2° — Les suspensions de ces matières passives sont toutes différentes. Dans l'essai français, 10 grammes de fibrine fraiche ou 2 gr. 90 de fibrine sèche sont en suspension dans 58 cm5 d’eau chlorhydrique.

Dans l'essai belge, 10 grammes d’albumine sont en suspension dans 100 cm* d’eau chlorhydrique.

Dans l'essai anglais, 12 gr. 50 d’albumine sont en suspension dans 120 cm* d’eau chlorhydrique.

Dans l'essai américain, 10 grammes d’albumine sont en suspension dans 50 cmÿ d’eau chlorhydrique.

Dans l'essai allemand, 10 grammes d'’albumine sont en suspension dans 10 cmÿ d'eau chlorhydrique.

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3° Dans ces procédés ni la durée ni la température de digestion n’est la même :

Le temps de digestion de l'essai français est de 6 heures à 50°.

Celui de l'essai belge est de 1 heure à 40°.

Celui de l'essai anglais est de à heures à 40-44.

Celui de l’essai américain est de 2 h. 30° à 52°

Celui de l'essai allemand est de 3 heures à 45°.

4 Les milieux acides sont tous différents ; ils sont constitués :

Dans l'essai français, par l’acide chlorhydrique officinal dilué.

Dans la pharmacopée belge et dans la pharmacopée anglaise par l'acide chlorhydrique pur.

Dans la pharmacopée des Etats-Unis par une solution normale d'acide chlorhydrique.

Dans la pharmacopée allemande par l'acide chlorhydrique pur.

(I est à remarquer que les acides chlorhydriques officinaux purs de ces pharmacopées ont des densités différentes, ce qui explique que les teneurs en HCI gazeux de sont pas proportionnelles à la concentration en acide chlorhydrique officinal pour 100).

Ces acidités sont :

Dans l'essai français, de 1 gr. 50 d'acide chlorhydrique dilué pour 60 cm° de solution, soit 0,25 % d'acide chlorhydrique pur D : 1,171, soit en HCI gazeux 0,081 %.

Pour l'essai belge 0,25 % d'acide chlorhydrique officinal D : 1,186, soit 0,091 % HCI gazeux.

L'essai anglais de 0,50 % d'acide chlorhydrique officinal D : 1,077, soit 0,099 % HCI gazeux.

L’essai américain U. S. de 0,30 % d'acide chlorhydrique officinal D : 1,15, soit 0,088 % HCI gazeux.

. L’essai allemand de 0,50 % d'acide chlorhydrique officinal D: 1,12, soit 0,119 % HCI gazeux.

Nous voyons qu'on utilise la plus forte concentration en Hel dans les essais anglais et allemand, que l'essai belge vient ensuite, enfin les essais américain et français.

5° L'état dans lequel la pepsine est ajoutée à la suspension d’albumine diffère suivant les procédés.

Dans l'essai français, on ajoute la pepsine brute à la suspension d’albumine.

Dans l'essai belge, on dissout la pepsine dans l’eau acidulée avant d'ajouter l’albumine.

Dans l'essai anglais, on triture la pepsine avec du chlorure de sodium et on laisse en contact 6 heures avec l’eau chlorhydrique chlorurée. |

Dans l'essai américain, on fait une dilution extemporanée de pepsine dans l’eau chlorhydrique.

Dans l'essai allemand, on ajoute la pepsine à la suspension d’albumine portée à 45°. <

6° Les résultats d'observation ne sont pas les mêmes et n'ont pas le même degré de précision.

Dans l'essai français, on cherche à déterminer par précipitation azotique, la transformation presque cemplète de l'albumine en albumose en dépassant la phase syntonine.

Dans l’essai anglais, on ne constate que la liquéfaction complète de l’albumine.

Dans l'essai belge, de même que dans celui de l'essai allemand on est moins rigoureux, on admet la persistance de quelques petits flocons.

Dans l'essai américain, on admet un dépôt d’albumine non liquéfiée.

Nous avons résumé dans le tableau suivant les conditions principales prescrites pour les essais des pepsines suivant les différentes pharmacopées.

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À côté de leurs divergences, tous ces essais possèdent les caractères communs suivants :

1° Chaque méthode utilise une quantité de pepsine faible par rapport à la substance albuminoïde à transformer.

2° Elle peut faire varier le poids du ferment à utiliser (voir par exemple l'essai des Etats-Unis), tout en maintenant constants les facteurs qui influent sur la vitesse de la transformation, c’està-dire la température, la concentration, le P. H., etc.

3° Chaque méthode impose une limite à la transformation de la substance albuminoïde et à la durée de cette transformation.

On dit que l’activité d’un échantillon de pepsine par rapport à un type pris pour unité, dont on utilise un poids, p, est par exemple de 2 (OU DE n EN GÉNÉRAL) si, pour obtenir, dans des conditions bien déterminées, le même terme de transformation qu'avec le type, le poids employé est de 1/ A DE 1/n EN GÉNÉRAL) de celui du type.

La pepsine normale ou ‘‘ STANDARD ” de chaque pharmacopée est la pepsine dont l’activité est telle, qu'en utilisant le poids déterminé par la méthode choisie, on obtienne au moins le résultat demandé et seulement celui-là.

La PEPSINE NORMALE OU ‘‘ STANDARD ” SERA LA PEPSINE D'ACTI- VITÉ MINIMA SATISFAISANT À L'ESSAI.

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