‹ Contribution à l'étude DES États MéningésChapitre 20 sur 66 · STAPS · texte numérisé non relu

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et Malloizel, Mosny et Pinard, OŒtünger, Bernard et Troisier, ont trouvé de la Iymphocytose en même temps que des syndromes méningés.

Polynuctéose. — La polynucléose passagère apparait dans des circonstances variables. En dehors des cas où elle se manifeste, comme une complication d'une maladie au cours de laquelle existe déjà une formule lymphocytaire telle que le {abès, la paralysie générale, où elle apparait à l'occasion d'une poussée congestive, d'un ictus, la polynucléose peut constituer toute la réaction cytologique d'une maladie — par exemple dans certains états méningés toxi-infectieux et toxiques.

Widal, Lemierre, Cotoni et Kindberg, ont signalé des états méningés indéterminés où existait une polynucléose rachidienne. De même Widal et Brissaud, Menetrier et Tourraine.

Au cours de la syphilis on peut rencontrer de felles formules. Widal et Ravaut, Lumière et Boidin, ete...) — Les oreillons peuvent également provoquer à distance lirritation des méninges, l'éxode des leucocytes et lapparition de syndromes méningés (Chauffard et Boidin). © Dans certains états méningés d'origine otique. il se produit une irriation méniñgée toxique à polynueléaire, sans microbes. (Rist, Massary et Weil, -nous-mêmes). Dans le coup de chaleur par suite d'une stase veineuse périencéphalique avec diapédèse leucocytique on peut constater la polynucléose (Dopter, Dufour).

Mais c'est surtout au cours d'intoxications que cette formule a été rencontrée. Chauffard, Caussade et Villelte, Anglada et Mestrezal, Mollard et Froment, Villaret et Tixier l'ont rencontrée dans l'urémie), Mogny, ‘dans le saturnisme, Ravaut el Aubourg après des injections intra-rachidiennes de cocaïne. Pautrier et Simon après rachistovaïnisation. Mosny et Portocalis dans l’alcoolisme aigu.

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Dans ces cas les polynucléaires sont intacts. — Ge sont eux qui donnent au liquide un aspect louche et lactescent. Le plus souvent, au moment où ils viennent d'être recueillis, ils ont l'aspect des collections microbiennes ; ils sont blanchâtres comme les pus de formation récente, parfois ils sont jaunâtres comme les pus collectés depuis un certain temps. Par le repos il se fait dans le centre un dépôt fibrineux présentant par-fois un aspect uniforme. Quand on l'agite il apparait flottant avec un aspect louche et laiteux au milieu du liquide: éclairci.

Pour ne pas altérer la pureté de ces éléments, quelques précautions sont à prendre. Bien assécher le culot pour que les leucocytes ne baignent pas dans un résidu de sérosilé qui se colorant à l’éosine pourrait voiler la pureté du contour cellulaire, étaler le culot sur une large surface, afin que les éléments soient bien isolés : ne pas chauffer à la flamme pour ne pas léser le protoplasme. (Widal et Gougerot). Widal à en outre signalé le grand nombre des granulations neutrophiles dans le protoplasme de ces polvnucléaires intacts, au lieu qu'élles sont rares dans celui des protoplasmes altérés. Pour les mettre en évidence on emploie les réactifs ordinaires ; la technique reste toujours délicate et leur mise en ee n'est pas n6e essaie pour-affimer l'intégrité de ces éléments. TE

Les deux éléments qui ee too avant {ous de Juger de l'intégrité d'un polynueléaire sont la délicatesse du noyau, l’homogénéité du propoplasma, finement granuleux, la netteté de son contour, arrondi, non Géchiqueté et comme taillé à l'emporte-pièce. (Widal et Gougerot). Une simple coloration à l'hématéine eosine suffit. Rien done de plus facile. ;

Même lorsqu'ils entrent en sénescence ces polynucléaires inltacts se différencient des polynucléaires akHérès des épanchements septiques.: rigpes re:

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