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En présence d'un état méningé, il faut instituer un traitement énergique. Ses indications générales seront commandées par les données de chaque cas particulier. — Nous n’envisagerons donc pas le traitement de l'infection causale. — Qu'il nous suffise de dire que dans tous les cas il faut la rechercher par tous les moyens possibles et la combattre énergiquement sitôt qu'elle est reconnue.
Les symptômes méningés seront dans la plupart des cas très améliorés par la ponction lombaire, à la suite même de laquelle « il peuvent disparaitre comme par enchantement ». — C'est la seule intervention thérapeutique active à conseiller . —
Elle ne doit être suivie d'injection de sérums bactéricides que dans quelques cas particuliers, bien établis par le laboratoire : par exemple, les cas qui relèvent de l'infection méningococcique seront justiciables de l'injection intrarachidienne de sérum antiméningococcique. Dans tous les autres états méningés cette thérapeutique est à écarter : l'injection de sérums ne fait qu'aggraver la maladie ; elle peut surajouter à l’inflammation initiale des méninges, une « méningite sérique ». —
« Puisque nous sommes maintenant suffisamment
outillés pour l'examen du liquide céphalo-rachidien et du sang, puisque les nouvelles méthodes de recherches mi-
crobienne cylologique, de réaction de Vincent, d'agglutination, de réaction de fixation peuvent le plus souvent permettre d'assurer un diagnostic immédiatement ou en moins d’une journée, faisons crédit de quelques heures au laboratoire et ne pratiquons la sérothérapie rachidienne qu’à coup sûr » (Widal).
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