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ÉTATS MÉNINGÉS DANS LES AFFECTIONS

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Généralités

Les méningites curables susceptibles de laisser croire à du méningisme, les méningites incomplètes, ou mieux les états méningés, se rencontrent très fréquemment dans les infections, soit au début, soit dans le cours de la maladie. Faire entrer ces faits dans le méningisme, pour la raison qu'ils sont susceptibles de tourner court subitement, serait revenir aux anciens errements et nier la curabilité des méningites. — Or, si ce sont des méningites incomplètes, suivant l'expression de Kormer et Huguenin, ce sont tout de même des méningites et de ce fait, comme nous l'avons vu, elles doivent être distraites du cadre du méningisme.

Ces états méningés qui relèvent de maladies infectieuses, revêtent deux formes cliniques. -— Les uns sont en apparence primilifs ; il est impossible de trouver la porte d’entrée de l'infection méningée ; les manifestations méningées sont à elles seules toute la maladie. — Les autres au contraire sont secondaires ; c’est-à-dire qu'ils apparaissent au cours d’une maladie infectieuse déjà nettement caractérisée. Certains de ces états peuvent marquer le début de ces maladies et bien que se-

condaires à la septicénie paraissent primitifs. Tel est par exemple le méningo-typhus sans infection méningée; c’est-à-dire l'état méningé qui marque le début de la fièvre typhoïde.

Il n'est pas, croyons-nous, d'infections qui ne soit susceptible de déterminer des symptômes méningés sans infection méningée. — Il n'est pas jusqu’à la tuberculose qui ne soit capable d’engendrer des syndromes mé- ningés susceptibles de guérir.

C'est là encore une hypothèse qui n'est pas admise par tout le monde. Quant à nous, nous croyons fermement avec Léon Bernard et Debré, Barbier et Gougelet, que certains états méningés sont bien tuberculeux. — Si souvent on ne les considère pas comme tels, c’est qu'on à trop dans l'esprit le tableau de la méningite {uberculeuse mortelle. « Or, celle-ci ne présente pas plus la physionomie uniforme de la tuberculose dans les méninges que la phtisie-galopante ne la représente dans les poumons ». (Barbier et Gougelet). — L'avenir précisera ces idées. — Actuellement elles nous paraissent déjà établies sur des données suffisamment sérieuses et précises pour que nous en esquissions ici une étude. — C'est un des points sur lesquels nous aurons plaisir à nous étendre.

Nous passerons en revue les éventualités cliniques qui donnent le plus souvent naissance à des états méningés, insistant sur les points peu connus ou insuffisamment connus, et passant rapidement sur ceux qui sont devenus de notions courantes.

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