LS ER
met ces secrélions en évidence, révèle, pour ainsi dire les empréintes du microbe pathogène et peut en faire preuve nécessaire ».
C'est ce qu'ont pu faire Netler, Salebert et Louis, Vincent.
OBSER VATION SALEBERT ET Louis. — Soc. Méd, des Hôp. 11 janvier 1909. D'OR Temp. — Soldat-ordonnance. — Légèrement fatigué depuis
le 1 Mai ; avait néanmoins continué son service.
Le ? Mai à 3 heures de l'après-midi, il présnete subitement de la céphalie et des frissons. — Le 8 Mai vomissements à l’occasion de chaque prise de lait.
Le 10 Mai on note céphalée, hypéresthésie des globes oculaires, pupilles normales, raideur de la nuque sans hyperextension, léger Kernig. — Réflexes rotuliens diminués. — Deux vésicules d'herpès à la lèvre inférieure. Constipation, ni albumine, ni sucre dans l’urine.
Température : 3824, pouls 84.
Ponction lombaire . Liquide clair.
Cytologie : mononuclése presque exclusive avec moitié lymphocytes, moitié grands mononucléaires, bien conservés, bien colorables. Trois à quatre polynucléaires dans la totalité du dépôt de centrifugation.
Cellules de l'endothelium méningé extrêmement abondantes déjà alterées dans leur noyau, ét surtout dans leur protoplasma.
Aucun microbe à l'examen microscopique. - L'ensemencement est absolument négatif, mais la precrpilo-réaclion de Vincent est positive à 1 °N et à 55 degré.
Recherche du meningocoque positive dans le mucus-pharyngien ; le microbe est identifié par les réactions de culture et d’agglutination. Ce malade n'a pas reçu de serum. Bains chauds.
11 mai. — Cephalée très vive pendant la nuit. Raideur et Kernig comme la veille. Réflexes rotulièrs abolis.
Ponction lomhaire : Liquide clair, eau de roche.
Lymphocytes 90 ‘Le ; grand mono 10 © : très rares cellu-
les endotheliales, pas de polynucléaires : Pas de microbe à l'examen direct. Cullures négatives. Réaction de Vincent positive mais plus tardive due la première à 1° et à 55 degrés.
13 mai.— Amélioralion. Kernig attenuée
Température: matin, 37 degrés, pouls 8o; soir, 17° 4, pouls 88.
13 mai. — Signe de Kcrnig a disparu Flexion légère de la tête. Ebauche de réflexes rotuliens.
Sero diagnostic suivant la technique de Dopter. Agglutination positive à 57 degrés. Cette opération faite avec un serum normal sur le même germe a été négative.
NETTER ét DEBRÉ. — Soc. Biologie... 24 juillet 1900. p. 253.
André B. ., âgé de 13 ans. entré â l'hôpital le 14 juillet au 4" jour de sa maladie. L'’affection a commencé le 16 par des maux de tête, et de lassitude, de la fièvre. L'enfant prend le lit et vomit dans la soirée. [a douleur est surtout marquée au niveau de la nuque
Le 17 au réveil apparition d'un kerpès confluent occupant toute la lèvre supérieure
Au moment où l'enfant entre & l'hôpital, on ne constate pas d’élevation de température (3705). La douleur de tête est assez minime et paraît sièger au niveau de la nuque Il existe un degré modéré de contracture de flexion. Les poumons, le cœur, les divers organes sont sains.
Cinq jours après le début, la fonction ramène un liquide absolument clair, ne contenant ni fibrine ni albuminé et dans lequel on trouve de très rares lymphocytes. On peut le qualifier de normal.
André B. ., qui est entré déjà convalescent., se rétablit très promptement.
Netter et Debré ont fait la recherche de l’agglutination du méningocoque (par le liquide céphalo-rachidien, la recherche de la précipilo réaction et enfin celle de l’agglutination des méningocoques par le sang du malade recueilli cinq jours après le début de la maladie. Le liquide céphalo-rachidien n’agglutine à aucun taux deux souches de méningocoques:
La précipilo-réaction a été très discrète en dix heures à 99° à 1 p. 90 et 1 p. 100. « Ce phénomène assez Îréquent, disent-ils, doit nous rendre réservé sur la valeur de la précipito-réaction dans ce cas ».
En revanche : agglutination du meningocoque par le sang.
La première souche étudiée (meningocoques provenant d'un malade ponctionné le 15 juin 1907) a donné après dix heures d'étuve à 57° une agglutination positive à 1% et à 1 p. 200.
Une souche de meningocoques provenant de la collection de Dopter a donné une agglutination positive à 4 % et 1 p. 200 à 37° et 1 p. 250 à 55°.
C'est une des agglutinations les plus fortes que l’on rencontre.
Nous ne rappelerons pas la technique de la précipitoréaction de Vincent et Belot. Elle est devenue classique. Nous nous bornerons seulement à attirer l'attention, comme le recommande Vincent, sur la fragilité des produits solubles secrétés par le méningocoque dans le liquide céphalo-rachidien et décelables par la précipitoréaction.
Si l’on expose à la lumière diffuse ‘ou à la lumière directe du soleil pendant quelques heures, des tubes contenant soit des macérations de meningocoques, soit des liquides céphalo-rachidiens de malades atteints de méningite cérébro-spinale, on constate que ces liquides perdent le pouvoir d'être précipités par le sérum spécifique, ou bien qu'ils se troublent spontanément en les mettant à l'étuve. Le vieillissement, dit Vincent, a le même effet.
Ces constatations expliquent pourquoi parfois on a des résultats négatifs. Elles démontrent que « cette épreuve très sensible doit être faite aussitôt après la ponction ou, sinon, qu'il faut immédiatement conserver
le liquide céphalo-rachidieu suspect dans un tube bouché, au froid et à l'obscurité.
La deuxième méthode qui sert à démontrer la nature méningococcique de ces états méningés, est agglutination du méningocoque par le sérum des malades alteints de méningite comme le font Dopter et Boidin.
Depuis la publication du travail de ces auteurs on a cherché à préciser la valeur de cette méthode. Elle est loin d’avoir, appliquée à la méningite cérébro-spinale, la simplicité du séro-diagnostic de la fièvre typhoïde. Il faut, en effet choisir avec un soin particulier le germe avec lequel on pratiquera l’agglutination, employer de préférence des échantillons de cultures jeunes (douze à vingt-six heures) provenant d’un ensemencement direct.
Les propriétés d’agglutination sont plus ou moins intenses : on ne doit pas considérer comme positive une réaction qui n’atteint pas 1 p. 50, car le sérum humain normal, peut exceptionnellement, il est vrai, agglutiner la méningocoque à ce taux : on peut d’ailleurs, au cours de la méningite cérébro-spinale, observer des agglutinations à 1 p. 200, 1 p. 400 et même 1 p. 1000. — La réaction se présente de réelle valeur pour le diagnostic qu’à partir de 4 p. 100. Malheureusement elle est loin d’être constante. Elle est rare dans les deux ou trois premiers jours et disparaît assez vite. Elle ne peut donc servir ni pour le diagnostic précoce, ni pour le diagnostic rétrospectif. — Elle n’aura donc pas une grande importance dans le diagnostic des formes foudroyantes ou des formes cachectisantes à une période tardive. Elle sera, au contraire, d’un précieux secours dans les formes frustes, abortives ou atténuées.
« En résumé, concluent Netter et Debré, la réaction d'agglutinalion n’a pas, dans la méningite, la même valeur que dans les infections typhiques ou paratyphiques, d’agglutination n'a pas, dans la méningite, la même
valeur que dans les infections typiques ou paratyphiques, par exemple. Elle n’en a ni la netteté ni la simplicité, ni la constance, et comme elle est assez tardive en général, il faudra avoir fait un diagnostic net avant son apparition. Mais sa constatation a cependant un grand intérêt, car elle ne se rencontre point chez l'homme normal ni dans d’autres états pathologiques ; elle ne servira surtout que dans les états de méningite suppurée où l'on n'aura pas pu mettre en évidence le germe pathogène, ou bien, dans certains cas particuliers, formes frutes, abordives, méningococciènnes». |
Avec ces deux réactions «la preuve bactériologique de l'origine méningococcique d’un certain nombre de formes atténuées où abordives à liquide clair privé de microbes et de cellules est done faite. » (Netter et Debré : loco-citato.
On conçoit toute l'importance de cette notion au point de vue prophylactique. — « La prophylaxie ne saurait perdre ici ses droits. Les malades présentant de tels symptômes devront être considérés comme des méningococciques vrais et être soumis comme eux à l'isolement, qu'ils soient ou non porteurs de méningocoques.
OBSERVATION SCHNEIDER SICRE ET COMBE. Soc. Méd. des Hôp. 20 mai 1910.
Homme, vingt-deux ans, Début brusque, le 2 mai, vers 9 heures du soir, par une céphalalgie intense avant comme siège, la calotte cranienne, des frissons répétés, une sentation de courbature généralisée. Depuis, fièvre modérée (37° 5 - 38 degrès), inappétence insomnie.
Hospitalisé le 6 mai. A cette date le symptôme dominant est la céphalée, lancinante, exaspérée par les mouvements de la tête ; langue saburrale, injection vasculaire et oedème léger de la muqueuse rhinopharyngée. Hémoculture et examen bactériologique du mucus rhino-pharyngé négatifs.
8 mai. — Même symptômes atténués, rachialgié, constipation. T : 37° 5.
9 mai. — Amélioration considérable et rapide.
Homme ‘vingt-trois ans. Invasion à 10 heures du soir : céphalée violente, frissons. ; ,
Hospitalisation le 6 mai, se plaint constamment de céphalée, surtout à l’occasion des mouvements de la tête. Langue saburrale, desqhamant en ilots circulaires ou ovalaires. Injection marquée du rhino-pharynx. Hémoculture négative ; l'examen. bactériologique du mucus rhino-pharyngé décèle, en cultures presques pures, le méningocoque.
7 mai. — Amélioration brusque des symptômes.
(Voisin de lit du précédent). Premiers symptômes le 2 mai, vers 4 heures de l’aprés-midi, frissons, céphalée, douleurs oculaires, courbature généralisée.
Entre à l’hôpital le 6 mai, céphalalgie, douleur à la pression des globes oculaires. Langue saburrale, rhino-pharyngite assez accusée. T. : 38° 5. Hémoculture négative ; le méningocoque n’est pas découvert dans le mucus rhino-pharyngé.
8 mai. — Amélioration notable.
Homme, vingt-ans. Le 3 mai, à 2 heures de l'après-midi ; céphalée intense, douleurssurtout oculaire et occipitale, larmoiement, vertiges, éblouissements.
Hospitalisé le 6 mai : céphalée persistante, signe de Kernig assez net parresse pupillaire. Langue suburrale, desquamant en placards circulaires ou ovalaires. Rhino-pha- , ryngite, niappétence, insomnie, état général défectueux. L39 degrès.
7 mai — Mêmes signes T. : 39°,5. Ponction lombaire ;. examen du liquide céphalo-rachidien négatif ; le méningocoque est trouvé dans le mucus rhino-pharyngé. Hémocul- . ture négative.
8 Mai. — Céphalée moindre. Kernig encore net. Mêmes signes jusqu'au 11 mai, date à laquelle me amélioration commence à se produire ; le signe de Kernig persiste après la chute de la température. Une seconde ponction lombaire, le 10 mai, fournit une liquide de caractère identiques.
ol
COHEN, Presse Méd. 1909, p. 791.
Garçon, âgé de 13 ans, bien portant, se plaint subitement de maux de tête le 17 mars 1909 ; rentré chez lui, il se couche : agitation et délire ; cépalalgie très vive ; fièvre.
Entré le 19 mars à l'hopital Samt-Jean dans le service de M: le professeur Van der Velde.
Raideur de la nuque. Raiïe méningitique de Trousseau. Signe de Kernig positif.
La ponction lombaire pratiquée le 20 ramène 50 centinètres cubes de liquide trouble sortant sous pression.
A l'examen direct :
Grands MOnONUCÉÉS EEE ANRT 2 pour 100 RÉUISMMNONONUCIÉÉ SAP AA LEP ENEE 7 — BOUCLE CRE MR es 91 —
Pas de microbes. Des tubes de gélose et de gélose ascite ensemencés restent stériles.
Le 22, la situation s'améliore ; la fièvre diminue ; la raideur de la nuque est moins accentuée ; 2 jours après, elle a complètement disparu et l’enfant entre en convalescence.