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sang, une seule fois Voisin obtint une culture (diplocoques, lancéoles). Toutes les autres cultures furent négatives, même celles faites avec le liquide trouble et purulent (obs. 80 et 81).
Dix-neuf fois il fit des inoculations aux animaux (souris 11 fois, cobaye 8 fois. Une seule tua une souris. Le liquide trouble (obs. 80 et 81) ne tua pas la souris (4 inoculations ne quatre liquides retirés par ponctions différentes). -
Le pronostic de ces états méningés paraît sévère (six guérisons sur 38 cas, Voisin). Cependant on doit faire dans ces cas la part la plus importante à l'infection causale. L'enfant succombant non pas du fait des phénomènes méningés qu'il présente, mais bien du fait de sa pneumonie ou de sa broncho-pneumonie. En effet, sur quarante-cinq malades atteints d’affections pulmonaires aiguës sans phénomènes méningés, onze seulement guérirent (Voisin). Dans la plupart des cas d’ailleurs, à l’autopsie « il n'y avait que de la congestion ou de l’æœdème méningé et l’on a le droit de se demander si ces lésions n'étaient pas le premier stade d'une méningite purulente que la mort avait empêché de survenir. » (Voisin). À moins qu'avec certains auteurs on ne veuille voir dans ces formes des méningites hypertoxiques tuant l'enfant par des toxines avant que les microbes aient eu le temps de pulluler (Lair, cité par Voisin).
Cependant, quoique de pronostic grave, l'apparition de ces phénomènes méningés au cours des affections aiguës de l'appareil respiratoire, n’est pas l'indice d’une mort certaine. Nous savons aujourd'hui que, même des méningites microbiennes pneumococciques peuvent guérir (Sevestre, Dalché, Rendu). À plus forte raison des méningites amicrobiennes. Et leur guérison nous les fera classer non pas, comme le faisaient les anciens médecins dans les groupes des pseudo-méningites ou du ménin-
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gisme, mais dans celui des méningites atténuées, stériles, des états méningés. La guérison ne se fait pas toujours avec reslilulio ad integrum. — Il n’est pas rare d'observer à la suite de tels symptômes méningés de la surdité ou même de l'hydrocéphalie.
Ces états méningés sont fonction de l'infection des voies respiratoires. — L'agent infectieux agit par luimême ou par ces toxines ou plutôt par ces deux causes réunies. — Nous ne pouvons encore attribuer à chacune d'elle sa part respective. La voie empruntée peut être dans certains cas, l’otite moyenne aiguë suppurée, Si fréquemment notée dans les broncho-pneumonies. :— (Netter, Weichselbaum, Lermoyez, Vaquez et Riberre, Marcel Labbé et Froin). — Certes l'otité à elle seule peut causer des réactions méningées. (Nobécourt et Voisin.) Mais est-elle l'étape nécessaire dans l'infection des méninges au cours des broncho-pneumonies ? — Ii est certain que dans plusieurs cas ces troubles méningés sont consécutifs à l’otite ; ils ne le sont pas toujours. — Dans la majorité des cas l'infection des méninges se fait par voie sanguine. Les expériences de Voisin chez le chien et le lapin lui ont montré qu'il y avait chez ces animaux, par voie sanguine, infection du liquide céphalo-rachidien sans l'intermédiaire d'aucune infection de voisinage. L'étude bactériologique du sang (inoscopie hémoculture) avait d’ailleurs montré combien cette infection sanguine était fréquente au cours des affections pulmonaires.
Des travaux récents donnaient la preuve expérimentale de la pneumonie infection sanguine. (Widal, Lemierre, Abrami, Joltrain) et réhabilitaient de ce fait la vieille théorie de l’école de Montpellier. — On conçoit dès lors que ce pneumocoque charrié dans le sang peut peut-être sous l'influence de certaines causes occasionnelles (alcoolisme, hérédité, otite déterminant un véri-
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table locus minoris resistentiae s'arrêter au niveau des méninges dont la congestion déclancherait le syndrome méningé.
De telles observations sont nombreuses dans la littérature médicale. Monod et Voisin ont pu en réunir un grand nombre dans leur thèse. Nous en donnerons deux exemples.
OBSERVATION (in thèse VOISIN)
V... Marcelle,.18 mois, entre le 23 février 1903, pour la la broncho-pneumonie gauche surtout marquée au sommet. Le 2? mars elle présente de la raideur de la nuque. Cette raideur s'accentue le lendemain, en même temps que l’on note de la raideur de la jambe gauche. Mais le 4 mars, la tempéralure tombe brusquement, les phénomènes méningés disparaissent et l'enfant sort guérie le 11 mars.
D... Fernand 5 ans à, entre le premier septembre 1508 pour: lhneumonie gauche, température 40°.
Le 5, l'enfant a du délire, il existe une raideur légère de la nuque, mais surtout de la raideur douloureuse des membres inférieurs.
Mais bientôt, le 7, la température descend ; la raideur de la nuque à pourtant un peu augmentée, le signe de Kernig est net ; la raie vaso-mortice Dana: rapidement. Les réflexes ne sont abolis.
Le 8, la défervescence est complète et l'enfant sort guéri le 17 septembre.
Une première ponction avait été faite le 6 septembre, mais le liquide ne peut être examiné.
Une seconde fut pratiquée le 9 septembre alors que la défervescence avait eu lieu. On retire facilement 15 centimètres cubes de liquide clair, stérile, sans albumine, sans éléments. Le précépilé par la liqueur de Fehling n'y apparait qu'à froid. N a C 1 par litre, 6 gr. 96.
Un examen du sang pratiqué le 7? septembre donne comme résultat :
Élobules TOUSES, EMEA RER ARR + ‘5.2F8:000 Globules "bianes tn RU RON ere 14.580