‹ Contribution à l'étude DES États MéningésChapitre 62 sur 66 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Les ‘syndromes méningés dans l'Insolation

L'insolation peut provoquer des états méningés qui, en l'absence de commémoratifs pourraient en imposer, tant par leur symptomatlologie que par les résultats de la ponction lombaire, pour une méningite.

L'influence de la chaleur solaire sur le système nerveux est connu depuis la plus haute antiquité. Les anclens lui attribuaient cettecépidémie de délire»qui éclata brusquement à Abden, au cours d’une représentation de l’'Andromaque d'Euripide. De nos jours la ponction lombaire a établi la réalité de ces syndromes. (Breton, de Massary et Lian, Dopter, Castaigne, Potelet). Potelet en a réuni quatorze cas dans une thèse récente. Déjà, d'ailleurs en 1870, Valin avait démontré expérimentalement, la production par la chaleur, chez les animaux d'un « état bizarre » S'accompagnant d'un « épanchement d’un liquide trouble, séreux », contenant « des leucocytes mêlés à des globules sanguins » et se traduisant à l’autopsie « par une hyperhémie très marquée des méninges et du cerveau ».

Dopter a décrit deux formes à ces accidents : une grave et l’autre bénigne. Nous renvoyons à la thèse de Potelet pour leur étude approfondie. Disons que ces deux formes peuvent simuler, à s'y méprendre, le fait s’est d’ailleurs produit, une méningite banale. Dans toutes les deux, la ponction lombaire révèle une réaction

méningée.

Le liquide céphalo-rachidien peut être trouble. (Breton, Dopter), mais il est en général clair, eau de roche. La formule cytologique est une polynucléose qui fait place à de la lymphocytose. Cette Iymphocytose peut persister plusieurs mois (8 dans un cas de Dopter) à titre de séquelle.

La ponction lombaire a en outre une action (hérapeutique certaine. Elle amène la sédation rapide et parfois complète des symptômes (1 fois sur 14 d'après Potelet). Il est donc commandé de la pratiquer dans tous les cas d'insolation.

OBSER VATION CASTAIGNE, in thèse POTELET. 1908 Paris.

Femme agée de 25 ans, entrée à l'hôpital en août 1902.

Elle est tombée sans connaissance, alors qu'elle travaillait en plein soleil, et elle a été transportée à l'hôpital où l'on constate qu'elle présentel les signes caractcristiques d'une méningite : céphalée, vomissements, constipation, ralentissement du pouls qui bat entre 50-et 55. Une ponction lombaire pratiquée dèe le début des accidents montre une lymphocytose marquée. Ces symptômes persistent quinze jours en s’atténuant et la malade sort guérie.

CASTAIGNE, in thèse. POTELET. Paris.

Jeune homme 19 ans entre en juillet 1907.

Transporté sans connaissance à l'hôpital, on porte chez lui le diagnostic de méningite dont il présente une série de symptômes (céphalée atroce, vomissements, constipation, ralentissement du pouls). La ponction lombaire montre une lymphocytose très nette du liquide céphalo-rachidien qui ne contient pas de bacille de Koch et qui ne tuberculise pas le cobaye.

Le malade sortit guéri de l’hôpital après 3 semaines.

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