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II. — Le pseudo-bronchitique chronique

Pour MM. Paviot et Chevallier, le substratum anatomique du syndrome « bronchite chronique et emphysème » serait représenté dans un grand nombre de cas par une sclérose pulmonaire discrète hémosidérosique fréquemment associée à l’hypertrophie cardiaque globale d’allure primitive.

Si l’on veut bien se reporter à la thèse de R. Chevallier, on notera que la triade symptomatique, expectoration sidérofère, fragilité sanguine et petite insuffisance hépatique, était au complet chez 13. malades sur un total de 14 observations.

II. — Le tuberculeux pulmonaire non évolutif ou faiblement évolutif sans B K

OBSERVATION I (Service du Professeur PAVIOT)

Insuffisance hépatique caractérisée par des migraines, soit aux règles, soit après l’ingestion de certains aliments; des poussées urticariennes, des crises asthmatiformes, des ictères à répétition chez une femme de 44 ans, œnolique, syphilitique, ayant eu plusieurs hémoptysies depuis 1920 et présentant des signes discrets de bacillose dans la fosse sous-épineuse gauche. Radioscopie négative. Bacilloscopie négative. Expectoration gommeuse et fortement tigrée. Fragilité sanguine. .

R... Marie, 44 ans.

La malade entre à l'hôpital pour toux et poussée urticarienne. Rien de particulier dans ses antécédents.

Personnellement : Elle ne se souvient d’aucune maladie dans l’enfance ; tous les ans elle aurait, dit-elle, des bronchites en hiver. Elle a eu plusieurs hémoptysies pour lesquelles elle a été envoyée à Sainte-Eugénie. Elle avoue éthylisme et spécificité. Elle a d’ailleurs été traitée à St-Pothin pour plaques muqueuses des grandes lèvres.

Au point de vue hépatique : La malade raconte qu’elle est souvent sujette à des crises d’asthme nocturnes, l’obligeant à s’asseoir sur son lit et se terminant par une crise de toux sans expectoration. Elle se plaint de fréquentes céphalées. Ses règles, avant l’hystérectomie totale qu’elle a subie en 1920, pour salpingite, étaient douloureuses et s’accompagnaient d'accidents migrainoïdes. Elle aurait eu un ictère à l’âge de 20 ans à la suite d’une

PR} QE émotion; depuis, ictères à répétition accompagnés de constipation.

A l'examen : Malade au facies coloré. Elle tousse et expectore des crachats gommeux fortement tigrés..

La malade est couverte d’une éruption urticarienne discrète localisée surtout au visage et qu’elle attribue au poisson ingéré dans la semaine. Cette urticaire est très prurigineuse et oblige la malade à se gratter. Elle aurait d’ailleurs eu souvent de l’urticaire à la suite de l’ingestion de poisson et de fraises.

La malade présente des signes nets d’éthylisme : tremblement des extrémités, zoopsies, céphalées frontales.

Aux poumons : Quelques rares craquements aux deux temps dans la fosse sous-épineuse gauche.

L'examen abdominal montre un foie un peu douloureux débordant les fausses côtes de deux travers de doigt.

Rien de particulier au cœur ni à l’examen du système nerveux.

EXAMENS PRATIQUÉS

1° Urines : ni sucre, ni albumine, ni sels, ni pigment, ni urobiline. |

2° Coefficient de Maillard—5,5.

3° Sang :

a) Résistance globulaire: H1—0,56; H2—0,50; H3—0,42. b) Temps de saignement: 3°; temps de coagulation: 13°. c) Bilirubinémie.

d) B.-W. : positif.

4° Cuti-réaction peptonée : +++.

5° Expectoration :

Pas de B. K. même après homogénéisation.

Fer en milligr. % de crachats secs—0,045.

6° Radioscopie pulmonaire : aspect normal.

OBSERVATION II (Service du Professeur PAVIOT)

Petite insuffisance hépatique caractérisée par des migraines violentes, des nodosités cellulalgiques, une crise hémoclasique digestive provoquée positive chez une jeune fille de 20 ans, impaludée, présentant une bacillose pulmonaire à prédominance fibreuse à signes très discrets. Bacilloscopie négative (au Dispensaire anti-tuberculeux, cependant quelques rares bacilles). Expectoration gommeuse fortement mélanique. Fragilité sanguine. É

P... Jeanne, 20 ans, couturière.

La malade est envoyée par le dispensaire antituberculeux.

On relève dans ses antécédents que sa mère est morte de laryngite tuberculeuse à 40 ans et qu’elle a un frère qui a présenté une adénopathie de l’enfance.

Personnellement : Elle a eu la rougeole dans l’enfance. Il y a trois ans, elle a fait un épisode qualifié : pleurésie, à gauche, non ponctionnée, avec température à 39°, ayant duré un mois. Envoyée à la campagne, son état s’améliore et elle peut reprendre son travail.

En décembre dernier, au cours d’un séjour en Algérie, elle fit un accès de paludisme et on lui trouva à ce moment un gros foie et une grosse rate.

Revenue en France, elle ressentit à son retour un point de côté au sommet droit avec élévation de la température à 39°, délire qui dura 8 jours. La température baissa progressivement et redevint normale au bout d’un mois. Suivie par le Dispensaire antituberculeux, on lui a fait successivement {rois examens de crachats dont un seul a montré la présence de très rares B. K. On aurait également constaté à la radioscopie des signes de tuberculose du sommet droit.

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