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LES EXTRAITS HÉPATIQUES

MINOT et MURPHY, les premiers, mirent à profit les données de la méthode de WHIPPLE, et l’appliquèrent chez l’homme, dans 125 cas d’anémie pernicieuse. Les résultats furent remarquables, mais l'ingestion des fortes doses de foie nécessaires, 200 à 250 sr., pendant un temps prolongé, présente souvent des difficultés.

L'ingestion quotidienne d’une telle quantité de foie en nature propose au tube digestif un effort que souvent il tolère mal.

Beaucoup d’anémiques graves sont des anorexiques dont le fonctionnement gastro-intestinal s'avère déficient. La pulpe, non débarrassée de son tissu conjonctif, de ses graisses, de ses albumines, offre à l'organisme une surcharge alimentaire inutile et susceptible de devenir toxique dans certains cas. [Il faut compter avec le dégoût du malade et les phénomènes d'intolérance.

La méthode de WHIPPLE n'était pas applicable telle qu’elle fut proposée par son auteur; aussi fut-on amené à rechercher des extraits contenant les principes du foie sous un volume réduit.

Les extraits aqueux primitivement employés sont d’un maniement délicat; leur activité est difficilement dosable. Ils ne peuvent être utilisés que lorsque le malade est susceptible de réagir rapidement.

On s’efforca donc d'extraire du foie le principe actif hématopoétique.

Cette recherche permettait de faire admettre le régime prolongé de foie et en outre de disposer d’un produit stable, d'activité toujours égale, sous un volume réduit.

CoHN et MINOT isolèrent les premiers un extrait représentant 2 % du poids d’organe frais utilisé et contenant les éléments néces-

*saires pour stimuler l'hématopoièse.

Cet extrait est soluble dans l’eau, précipité par l'alcool et l’acétone:; il est dépourvu de protéines, cependant que riche en azote. Il ne contient ni hydrates de carbone, ni lipoides, on y trouve une substance d’action analogue à la vitamine B.

Quels sont les principes actifs de l'extrait hépatique ?

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On admet actuellement que les acides aminés ont une action principale dans le traitement des anémies. Cependant la composition de l'extrait que nous avons employé :

Azote aminmé ..... Aera0 as total ... 7 à . ce lle Soutrestolale enr 0 gr. 947

montre à côté d’un chiffre d'azote aminé énorme, une proportion élevée de soufre, et le Professeur LOEPER pense que c’est dans cet azote aminé et ce soufre que siègent peut-être les propriétés réparatrices du foie.

Nous ne rapporterons pas ici les nombreuses expérimentations ayant trait à la thérapeutique des anémies par les extraits hépathiques buvables : anémie de Biermer, anémies graves consécutives à une intoxication ou un néoplasme, anémies post-hémorragiques, postinfectieuses, etc.

Les extraits hépatiques par voie orale ont fait leur preuve.

Les extraits hépatiques injectables

Malgré les remarquables résultats donnés par l’ingestion de foie dans la thérapeutique des anémies pernicieuses, de récentes recherches ont apporté à cette méthode des modifications importantes, telles que l'emploi des extraits hépatiques par la voie parentérale. L'intérêt de la voie parentérale en hépatothérapie est évident.

Certains sujets, principalement les anorexiques, supportent mal l'absorption d'une médication buccale, quand il s’agit d’un traitement de longue durée.

D'autres, atteints de vomissements, de nausées, ne peuvent la tolérer.

Certains malades ont besoin d’une action particulièrement imtense, rapide et non shockante, malades fébricitants, dont le nombre de globules rouges est considérablement diminué, au-dessous de 1.000.000 par exemple. Chez ces derniers, une transfusion faite, même avec le plus grand soin, peut déterminer un shock mortel, non par hémolyse, mais par auto-agglutination des globules.

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