‹ Contribution à l'étude des facteurs de la GémellitéChapitre 9 sur 22 · SEE · texte numérisé non relu

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Un certain nombre de cas de grossesse gémellaire se développent même dans des utérus bicornes. Tropet a réuni, en 1906, 186 cas de grossesses dans des utérus bicornes et la grossesse était géraellaire dans 23 cas, alors que dans les utérus normaux le pourcentage des jumeaux ne dépasse jamais 1 %.

Le cas des utérus bicornes ne représente bien entendu qu’une exception. Bien plus fréquentes sont les grossesses gémellaires se développant dans un utérus absolument normal. Il faut admettre dans ce cas que l’anomalie (si anomalie il y a) provient de la ponte de plusieurs ovules à la fois. La ponte simultanée de plusieurs ovules peut provenir de plusieurs sources : ovulation simultanée des deux ovaires, maturation folliculaire multiple sur le méme ovaire et enfin présence de deux ou plusieurs ovules dans un même follicule.

Des recherches précises ont pu montrer la possibilité de chacune de ces trois éventualités. L’ovulation simultanée des deux ovaires a été constatée dans des cas de grossesse gémellaire par Kretz, puis par Peters. Ces auteurs ont vu en effet à l’autopsie que chacun des ovaires portait un corps jaune, témoignant ainsi de la rupture d’un follicule sur chacune des glandes. |

De même Winckel, en 1904, a constaté l'existence de deux corps jaunes sur un même ovaire chez une femme morte au cours d’une grossesse gémellaire.

Enfin, un grand nombre d'auteurs ont constaté sur des pièces opératoires ou au cours de prélèvements d’autopsie la présence de deux ou plusieurs ovules dans un follicule. Arnold en 1912, puis Häggstrôm en rg21 ont constaté le fait chez des femmes n'ayant pas eu de jumeaux. Strassmann, puis Zondek l'ont vu chez des femmes ayant eu des jumeaux. Néanmoins, c'est cette dernière hypothèse qui est aujourd’hui la moins prouvée car on n’a jamais vu anatomiquement une grossesse gémellaire bivitelline avec un seul corps jaune.

Nous n'avons envisagé jusqu'ici que la gémellité bivitelline, la plus fréquente, mais la plus facilement explicable. Il s’agit en effet dans ce cas d'un processus normal, consistant en le développement parallèle de deux grossesses autonomes. Il y a deux placentas, deux amnios et les enfants peuvent être de sexes différents. Nous reviendrons plus loin sur l'importance de ce fait.

Il en est tout autrement de la gémellité univitelline ou monozygotique où il n'y a qu’un placenta, un amnios et où les enfants sont obligatoirement

du même sexe. Il est aujourd’hui universellement admis que de tels jumeaux sont toujours issus d’un seul œuf. C'était déjà la conception de Geoffroy

\ Saint-Hilaire et elle a été développée par de nom-

breux auteurs.

Uné prémièré séfié de travaux sünt partis de l'Hypôthèsé d'ovulés bisou multinueléés (Käestner i1ÿi2);, un fœtus sé dévéloppänt au dépens de tha: dué nôyau. D’autrés auteurs; par éontre, cherthent lés pafticularités dans le spermatozoïde: Bromañ, puis Hôëffer pensefit qué la gémellité uñivitelline ést düe à la fécondation par des spermatozoïdes ayant une sübétance nucléaire en quantité double où niêmé deux têtes, Sélon Sobotta, il ÿ aurait simpleméent fécornidatioh simultanée par deux où plusieurs spermatozoïdés:

Toutes ces conceptions n’ont plus guère cours aujourd’hui. La gémellité monozygotique semble être une malformation, une monstruosité, se produisant lors de la premièré division de l'œuf fécondé. On sait que quelque temps après la fécondation, l'œuf se divise en deux parties égales, en deux cellules-filles. Or, il semble bien qu’à ce moment-là si l'on sépare ces deux cellules, ellés se développeront normalement et donneront naissance chacune à deux individus identiques.

Tel semble être le cas de la gémellité univitelline et l’on verra plus loin à quel point les deux jumeaux peuvent être, identiques, nouvelle preuvé en faveur de cette théorie.

Quant à la cause de cétte scission de l’œuf, nous en sommes réduits à des hypothèses. Pour ün grand nombre d'auteurs français, la gémellité univitelline est nettement pathologique et elle est due presque toujours à la syphilis. À la suite de Fournier

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qui a exprimé cette opinion en 1898, Pointin, Apert, % Puech (cité par Bar, Brindeau et Chambrelent), Po- poff, etc., ont publié des données importantes. On

a également invoqué d’autres états pathologiques chroniques : tuberculose, alcoolisme, etc.

= Selon Dahleberg qui exprime l'opinion moderne sur la question, il s'agirait d’une disposition Don de l'œuf à fournir des monstres Fee

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