OBSERVATION IX
Aphasie après un accès peraicieux. (Thèse du Dr ViINcEnr.)
Jean M...., journalier, âgé de 38 ans, est apporté à l'hôpital civil le 18 novembre 1875. Quelques jours avant son arrivée, il avait eu un accès pernicieux, à la suite duquel il avait été affecté d’une aphasie complète. A son arrivée à l'hôpital, on lui administre du sulfate de quinine ; dès le lendemain, il parvient à articuler quelques mots. Pour des raisons particulières, il partit bientôt, et depuis lors nous n'avons pu savoir ce qu’il était devenu.
Le seul fait à retenir est la production d’une aphasie absolue après un accès pericieux. Il est regrettable que le malade n’ait pu être suivi ; mais il est à supposer que l’aphasie à disparu au bout de quelques jours, d'autant plus que l’amélioration dans l'articulation des mots que nous avons pu constater, a été assez rapide.
OBSERVATION x.
Fièvre intermittente quotidienne ; accès pernicieux comateux. Résolution complète des membres ; sensibilité presque nulle pendant trois jours ; parésie des membres. — Traitement par le sulfate de quinine, les révulsifs et les dérivatifs. — Guérison. — (Résumé de la thèse du Dr Ovrapou.)
M’ Maury, originaire de l'Ariège, âgée de 28 ans, habite l'Afrique depuis trois ans, En août 1847, elle fut prise de fièvre intermittente quotidienne dont les accès revêtirent une forme très grave. Transportée à l'hôpital le 15, elle présentait les symptômes suivants: État vultueux de la face ; plaintes incessantes ; pouls très fréquent et très dur; peau très chaude, couverte de sueur, principalement à la face et de couleur violacée; résolution complète des membres, sensibilité presque nulle.
Cet état, qui dure depuis la veille, a succédé à un accès de fièvre dont le frissun
LENCUrTe
a été très violent, et quis’est accompagné d'une grande céphalalgie, suivie de vomissements bilieux.
Diagnostic: Fièvre pernicieuse ; accès comateux. — Saignée de 300 gram. ; dixhuit sangsues sur le trajet des jugulaires ; sulfate de quinine 14,20 en potion. — Le
16, même état. — Lavement purgatif; sulfate de quinine en potion et en lavement, en tout 38°,60. — Le 17, la malade recouvre à peu près toute sa connaissance ; faiblesse des jambes, qui sont comme paralysées. — Sulfate de quinine 18,20
matin et soir en potion. — Le 18, amélioration ; bourdonnements d'oreille ; parole embarrassée ; grande faiblesse, — On continue l'usage du sulfate de quinine.
La convalescence ne tarda pas à s'établir, mais pendant plus d’un mois la paralysie incomplète persista ; la marche était tout à fait impossible sans le secours d'un aide. — On continua le sulfate de quinine pendant quelques jours ; des vésicatoires, des frictions excitantes furent employées pour rétablir l’excitabilité nerveuse.