‹ Contribution à l'étude des fièvres intermittentes pernicieuses cérébro-spinalesChapitre 16 sur 28 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

Hémiplégie gauche consécutive à un accès pernicieux. Rechutes. — Guérison.— (Ann. univ. de Méd. Zanva, 1864.)

Le mois d’“ctobre fut pauvre en fièvres intermittentes ; nous n’en observâmes que six cas, dont deux seulement méritent une mention spéciale : l’un est un cas de fièvre pernicieuse très grave, l’autre de fièvre pernicieuse à forme paralytique : celle-ci est un cas fort curieux.

Au premier abord, on s’apercevait que le malade était dans une grande prostration ; sa physionomie était hébétée, il entendait difficilement, la parole était lente et à peine compréhensible. z

Il avait environ 40 ans, était robuste, d’une forte constitution. À première vue, on pouvait croire que l'on se trouvait on présence d'une congestion cérébrale plutôt que d’une fièvre pernicieuse : le pouls était lent, la chaleur peu élevée, la respiration profonde, la pupille fortement dilatée. Aussi fit-on des émissions sanguines, etc.

Sous l'influence de ce traitement, le malade sortit de cet état d'hébétement et put comprendre les questions qu’on lui posa et indiquer ca qu'il éprouvait.On remarqua alors que les membres du côté gauche étaient paralysés ; ils ne reprirent que graduellement leur sensibilité et leur motilité naturelles. Mais après une apyrexie de douze heures, survint un léger accès de fièvre ; la circulation s’accéléra un peu, et en même temps la sensibilité et la motilité du côté gauche disparurent ; la langue se paralyse de nouveau. Cet état dura environ vingt heures ; puis, avec une légère sueur, tous les phénomènes que nous avons relatés disparurent, et le malade entra

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dans un état d’apyrexie complet. En présence de cet état de clioses, nous lui prescrivimes 40 gram. de quinquina en substance, divisés en huit paquets, qu'on lui administrâ avec beaucoup de soin et à court intervalle, de façon que la dose püt être épuisée au premier mouvement d'exacerbation fébrile. L'accès suivant fut assez léger et produisit un engourdissement marqué du côté gauche. Cet accès, d’après les renseignements fournis par le malade, était le troisième ; heureusement qu'il futle dernier. Les forces reviennent, et, après dix jours de convalescence, il put sortir de l’hôpital, ne se doutant pas du grave danger qu'il avait couru.

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