OBSERVATION III
Fièvre tellurique pernicieuse ; Accès soporeux. — Guérison.
R... Louis, âgé de 14 ans, habitant le village de Beni-Fonda, gardant le troupeau de ses parents, ayant des antécédents palustres notables, tombe malade le 30 juillet. Il est amené à l'hôpital le 2 août, vers 10 h. du matin, complètement exténué: T. 390,4. — 80 centigr. de sulfate de quinine lui sont aussitôt administrés. Dans l'après-midi, état soporeu ; il répond un mot ou deux à des sollicitations vives,
roi
pressantes et réitérées. À 4 h., T. 400. — Injections sous-cutanées de 14,50 de sulfate de quinine. L'accès prend fin dans la soirée. AG h., T. 38°,8. Apyrexie le 3 août ; accès modéré et normal le 4; épistaxis le 5; apyrexie les
jours suivants.
6 A a : ee L'urine du 2 août, dans la soirée, et celle de la nuit qui suil, contiennent des tr
d’albumine, mais pas de sucre.
La fièvre pernicieuse soporeuse est celle qui se présente le plus souvent à l’état d'accès bien défini; elle est aussi la plus curable, surtout quand, comme ici, on peut intervenir dès le début.
Si la prostration de l'intelligence est fréquente, la surexcitation au contraire est rare, et l’on ne trouve que quelques cas signalés dans les
auteurs.