‹ Contribution à l'étude des fièvres typhoïdes du chevalChapitre 6 sur 26 · LEZ · texte numérisé non relu

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DR NRVEU

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Conclusion

L'étude de l’étiologie des fièvres typhoïdes est-elle définitüivement au point? Il est difficile de l’affirmer.

Si d’une part les conclusions de M. Basset sont nettes et sans doute exactes, il faut bien remarquer d’äutre part qu’elles ne se rapportent toutefois qu'à une épizootie de fièvre tÿphoïde. Or il y a eu en France et à l'étranger uné grande quantité d’épizooties de fièvre typhoïde et actuellement nous désignons sous le nom fièvre typhoïde des maladies épizootiques qui présentent comme caractères com muns un grand âbattement et une grande fièvre. Entre elles il y a des différences relatives à des gravités plus ou moins accusées, à des localisations variées et à des colorations diverses des muqueuses. |

N'est-il pas possible que ces épizooties soient causées par des germes divers ou diversement associés? Chaque savant, chaque praticien n’a sans doute pas vu ce qu'ont vu les autres. Chacun d’eux à pu voir Juste parfois ; mais l’objet n’était pas le même pour tous. Les épizooties étaient plus où moins superposables mais pas identiques : de 1à la mulliphicité des avis émis, de là un historique heurté, de là des contradictions portant sur des points de vue qui semblent élémentaires. À l'appui de €* que j’avance je cite les faits suivants :

. En 1921, MM. Coquot © Moussu soignent 70 chevaux ableints de fièvre Lyphoïde. Is les ont guéris d'aller tous : 20 mulets vivaient avec les chevaux malades, aucun n’a été alleint.

Au sud de la Tunisie, M. Huguier a vu se développer sur un effecUif de 20 chevaux, 220 mulets et 1 âne, uñe fièvre typhoïde dont le tableau clinique est d’après cet auteur

‘dentique absolument à celui de MM, Coquot et Moussu, L'affection a débuté par les-chevaux et a attaqué avec une rapidité foudroyante l'effectif des mulets, 78 de ces animaux furent atteints et l'âne également.

Ces faits furent discutés âprement à la Société Centrale de Médecine Vétérinaire le 3 novembre 1921. M. Dassonville déclara qu’en l’état actuel des choses il était impossible de se prononcer. Il conclut ainsi :

« C'est seulement lorsque nous connaîtrons bien la nature de chacune de ces affections typhoïdes que nous pourrons affirmer que telle forme est ou n’est pas transmissible au mulet et par réciprocité utiliser cette notion pour établir le diagnostic dans la pratique. »

Faisons nôtre cette manière de voir et étendons-là à l’ensemble de la question des fièvres typhoïdes. Souhaitons que les recherches de M. Bassel soient répétées au cours de toutes les épizooties de fièvre typhoïde.

Il faudrait que tout praticien qui rencontre cette maladie puisse recevoir la collaboration des laboratoires.

Personnellement la contribution que j’apporte à l’étude des fièvres typhoïdes est bien modeste-et peu digne peutêtre de figurer dans l'historique.

Comme tous ceux qui parlent de fièvre typhoïde je dirai ce que j'ai vu: à savoir une fièvre typhoïde à localisation pulmonaire et rénale. Il s’agit là d’une forme nouvelle de fièvre typhoïde, ou tout au moins d’une forme inédite semble-t-il.

Ii me sera facile d'établir au chapitre Diagnostic qu'il s’agit bien là d’une fièvre typhoïde dans laquelle le poumon et le rein étaient atteints d'emblée et toujours dans les 30 écuries où elle a sévi,

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